Kourgui est à la fois un village et un groupementPlan communal de développement de Mora, 2014, (parfois appelé canton) de la commune de Mora, située dans la région de l'Extrême-Nord et le département du Mayo-Sava.

Géographie Kourgui est situé non loin de la frontière avec le Nigeria, dans la plaine de Mora à au Nord de Mora sur la route N14.

Le groupement est irrigué par le Mayo de KourguiPlan communal de développement de Mora, 2014.

Population En 1967, la population du village seul de Kourgui était estimée à Dictionnaire des villages du Margui-Wandala, ORSTOM, Yaoundé, juin 1972, . Le canton comptait lui .

Lors du recensement de 2005, le groupement comptait et le village de Kourgui lui-même comptait dont et , répartis sur Kourgui Centre I et Kourgui Centre II.

Structure administrative du groupement

Le groupement Mandara de Kourgui avait à l'origine été découpé par l'administration française de telle manière à affranchir les montagnards Podwoko et Mouktélé et leur permettre de descendre cultiver dans la plaine tout en dépendant de leur propre chefferie. Néanmoins, ces découpages ont été remis en question par des chefs de Kourgui qui réussissaient dans les années 1970 à convaincre l'administration centrale que les piémonts aux pieds des deux massifs cités dépendaient d'euxLa colonisation des plaines par les montagnards au nord du Cameroun (Monts Mandara), Jean Boutrais, ORSTOM, Paris, 1973, . Dans l'histoire Podwoko, Kourgui fait partie intégrante du territoire Slalawa.

Outre Kourgui proprement dit, réparti en Kourgui Centre I et Kourgui Centre II, le groupement comprend les villages suivants :

Économie et infrastructures Le Plan communal de développement de MoraPlan communal de développement de Mora, 2014, cite, parmi les ressources naturelles présentes dans la zone, une carrière de latérite, présente sur la route de Kourgui quartier Blé-Blé. Les carrières de latérite demeurent néanmoins sous-exploitées du fait des difficultés de transport vers le centre urbain.

Kourgui fait partie des 16 localités de la commune de Mora qui sont électrifiéesPlan communal de développement de Mora, 2014, .

L'axe Kourgui-Mora fait partie des routes locales en assez bon état et qui restent praticables toute l'annéePlan communal de développement de Mora, 2014, .

La ville abrite un marché hebdomadaire qui contribue à l'économie localePlan communal de développement de Mora, 2014, .

La ville abrite aussi un lycée qui accueille 400 lycéens ainsi qu'un bureau de douane.

Dans les années 1970, on assiste à un déboisement et une mise en culture de la zone de Kourgui par les montagnards, attirés par les possibilités du bassin alluvial. Ces montagnards passent ainsi d'un habitat épars sur les massifs à un habitat plus concentré dans la plaineLa colonisation des plaines par les montagnards au nord du Cameroun (Monts Mandara), Jean Boutrais, ORSTOM, Paris, 1973, .

Parmi ces populations, on compte des Guiziga, attirés par les possibilités d'exploitation agricole industrielle du cotonLe Nord du Cameroun, des hommes, une région, Jean Boutrais, ORSTOM, Paris, 1984, . Cependant, les migrations Guiziga sont instables et les populations repartent aisément vers d'autres territoires ou leur territoire d'origineLe Nord du Cameroun, des hommes, une région, Jean Boutrais, ORSTOM, Paris, 1984, .

À cette époque, les prescriptions religieuses des Podokwo leur interdisent de travailler dans les massifs les vendredis et les dimanches. Une partie d'entre eux (essentiellement des femmes et des enfants) descendent donc aussi s'employer chez des Mandaras sur ces jours-là.

Des années 1950 aux années 1970, une politique de développement de la culture du coton est mise en place par l'administration centrale et soutenue par le CFDT (Compagnie française pour le développement des fibres textiles, société d’économie mixte créée en 1949 devenue par la suite Sodecoton). Kourgui abrite sa propre usine d’égrenage. L'économie du coton se déplaçant sensiblement, cette usine sera par la suite transférée plus au sud à Mayo-Galké.

Ethnies et langues On trouve à Kourgui des populations Mandara, Podokwo, Moundang, Guiziga, Mora et MafaDictionnaire des villages du Margui-Wandala, ORSTOM, Yaoundé, juin 1972, . La majorité de la population est chrétienne.

Le fulfude est une langue véhiculaire à Kourgui, comme elle l'est dans de nombreuses zones nouvelles de développement agricole comme celle-ciAtlas de la province extrême-nord Camroun, Minrest, Cameroun, 2000, .

Boko Haram Kourgui fait partie des localités qui se sont dotées d'un comité de vigilance. Le , ce comité de vigilance arrête Abagana Modu, membre de l'état-major de Boko Haram.

Notes et références

Annexes Bibliographie Dictionnaire des villages du Margui-Wandala, ORSTOM, Yaoundé, , 115 p. Jean Boutrais, La colonisation des plaines par les montagnards au nord du Cameroun (Monts Mandara), ORSTOM, Paris, 1973, 307 p. Atlas de la province extrême-nord Cameroun, Minrest, Cameroun, 2000 Jean Boutrais, Le Nord du Cameroun, des hommes, une région,ORSTOM, Paris, 1984

Liens externes Mora, sur le site Communes et villes unies du Cameroun (CVUC) Plan communal de développement de Mora, PNDP, Caprovi, , 262 p.

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