Claude Imbert est un éditorialiste français né le à Quins dans l'AveyronSite de l'Aveyron. et mort le à « Claude Imbert est mort », lepoint.fr, ... Il participe à plusieurs organes de presse, et fonde en 1972 l'hebdomadaire Le Point, qu'il dirige.

Une enquête de Libération révèle en qu'il est accusé d'avoir fait partie d'un réseau de pédocriminalité constitué de plusieurs personnalités dans les années 1970 et 1980. L'affaire des hommes de la rue du Bac fait l'objet d'une enquête judiciaire.

Biographie Jeunesse Son père travaille dans l’administration des Finances., sa mère, à la Banque de France. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est élève du collège de Castres.

Carrière Journalisme Après son baccalauréat au lycée Carnot à Paris, des études littéraires, notamment en khâgne au lycée Henri-IV à Paris, Claude Imbert commence en 1950 sa carrière de journaliste à l'Agence France-Presse pour le compte de laquelle il part plusieurs années en Afrique..

En 1964, il rejoint la rédaction du journal L'Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber, au moment où l'hebdomadaire va devenir, avec son savoir-faire, un news-magazine sur le modèle américain de Time ou de Newsweek. Il est rédacteur en chef de ce magazine à partir de 1966.

En 1971, lors d'une crise qui entraîne des dissensions entre le patron du journal associé à Françoise Giroud, l'équipe de direction (Olivier Chevrillon) et l'équipe éditoriale qu'il anime, Claude Imbert quitte L'Express avec d'autres rédacteurs importants comme Georges Suffert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Robert Franc, Henri Trinchet Il entre comme rédacteur en chef à Paris Match..

L'année suivante, en 1972, avec les journalistes transfuges de L'Express et Olivier Chevrillon, comme PDG, il fonde Le Point dont il est, pendant près de trente années le principal animateur, directeur de la rédaction puis le directeur général. Son ami Jean-François Revel, chroniqueur au Point, écrit dans ses mémoires :

À partir de 1976, il est aussi éditorialiste le samedi matin sur Europe 1, aux côtés de Jean Daniel puis de Serge July. En 2000, il cède sa place au Point à Franz-Olivier Giesbert mais continue de livrer un éditorial hebdomadaire au magazine.

Il participe pendant plusieurs années à un débat d'actualité hebdomadaire avec Jacques Julliard sur LCI..

Autres activités Claude Imbert a écrit plusieurs livres dans lesquels il développe une philosophie très hellénique, parfois aussi pessimisteDont Le Tombeau d'Aurélien, un roman épistolaire : à travers les seize siècles qui les séparent, les deux « amis » Aurélien et Antoine confrontent leurs idées sur la vie, l'amour, la mort, le pouvoir, l'Histoire, la religion chrétienne, l'immigration, le progrès et ses conséquences. Les deux hommes vivent chacun à un moment-clé de la religion chrétienne : l'un à ses débuts, envahissants à son goût, et l'autre à son déclin. ..

Il est un candidat malheureux au fauteuil de son ami et longtemps collaborateur Jean-François Revel à l'Académie française contre l'écrivain Max Gallo lors de l'élection du durant laquelle il n'a recueilli que 5 voix sur 28, contre 15 qui sont allées à son concurrent.

En 2008, il est lauréat du prix Richelieu, prix littéraire dans le secteur de la presseLe prix Richelieu récompense un journaliste qui « aura témoigné par la qualité de son propre langage, de son souci de défendre la langue française »..

Il est membre du club de dirigeants français Le Siècle et du gastronomique et fermé Club des Cent.

Prises de position En 2003, au cours d'un des débats hebdomadaires avec Jacques Julliard sur LCI, Claude Imbert déclare : . ; cette position est qualifiée d'islamophobe dans plusieurs organes de presse« Claude Imbert "islamophobe" », Libération, .« Claude Imbert persiste et signe », Le Nouvel Observateur, ..

Il défend ardemment le vote en faveur du Oui lors du référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe, estimant que le Non représentait la , ..

Accusation de pédo-criminalité

En , plus de sept ans après sa mort, Claude Imbert est nommément mis en cause dans une enquête. du quotidien Libération, s'appuyant sur un dossier épais de centaines de pages, décrivant les « hommes de la rue du Bac ». Ce groupe de pédocriminels, membres ., aurait perpétré des sévices sexuels sur des enfants pendant plusieurs années, de 1977 à 1987., dans plusieurs lieux, dont le 97, rue du Bac, à Paris.

Inès Chatin, à l'origine de l'ouverture le d’une enquête préliminaire de l’Office mineurs (OFMIN) de la DNPJ, , et dont auraient fait partie Gabriel Matzneff., Jean-François Revel, l’avocat François Gibault et Claude Imbert. Elle accuse ce dernier de lui avoir fait subir des sévices sexuels dans un appartement de la rue de Varenne quand elle était toute petite, puis de l’avoir violée chez lui, et dans sa maison de vacances à Perroy, en Suisse.

Publications Ce que je crois, Grasset Par bonheur, Grasset À point nommé, Grasset Avec Jacques Julliard, La Droite et la Gauche, Julliard La Pensée unique : le vrai procès, ouvrage collectif (avec Jean Foyer, Michel Godet, Jacques Julliard, Philippe Tesson et Jean-Pierre Thiollet), Economica, 1998 Le Tombeau d'Aurélien (roman), Grasset, 2000

Notes et références Notes

Références

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