Liliane Varone née le à Sion, est une journaliste suisse. Elle est connue pour ses articles concernant l'affaire Savro et des affaires de corruption. Biographie
Formation et débuts Sa scolarité se déroule à Sion, . Sa formation est marquée par l'omniprésence des sœurs Ursulines qui lui reprochent l’anticléricalisme affiché de son père une absence de mérite et d'effort en raison d'une érigée en défaut.
Deux jours après son mariage, en 1963, elle entre à la rédaction du Nouvelliste. Première journaliste professionnelle du Valais, elle devient rapidement, à l'âge de 23 ans, secrétaire de rédaction. Elle est la première à tenir des chroniques judiciaires et crée une page consacrée à la jeunesse et une autre consacrée aux femmes. Le rédacteur en chef André Luisier accepte qu'elle signe ses articles avec son nom de jeune fille. En 1964, elle signe une page complète en faveur du suffrage féminin, alors même qu'André Luisier combat ce droit accordé aux femmes jusqu'à la veille de la votation décisive. Elle quitte le Nouvelliste en 1967 et enseigne le français pendant deux ans dans une école de commerce.
En 1969, elle entre à La Tribune de Lausanne et commence une période d'enquêtes, de scoops . Elle y écrit de nombreux articles, notamment en compagnie de Jean Bonnard.
En 1981, elle entre à la Radio suisse romande, en qualité de cheffe du groupe reportage ; elle couvre les sessions des chambres fédérales et de gros événements comme la prise d'otage à l'ambassade de Pologne à Berne.
En 1986, elle entre au journal La Suisse, dont elle est la correspondante en Valais, puis à la Télévision suisse romande de 1988 à 2005, date à laquelle elle prend sa retraite anticipée.
Vie privée Son grand-père paternel est le fondateur du Parti radical-démocratique du district de Sion. Son père adhère au Parti socialiste dans les années 1950.
Elle se marie à et divorce en 1968. Elle élève seule sa fille, étant entendu que dans ces années-là, ce combat est difficile.
Elle se dit agnostique.
Elle partage pendant 39 ans la vie de Peter Bloetzer, politicien, ancien conseiller aux États PDC valaisan.
La Varone Ses compatriotes valaisans la surnomment « La Varone ».
Elle met en lumière de scandales tels que l'affaire Savro du nom de l'entreprise dont le principal protagoniste, André Filippini, est reconnu coupable de mélanger ses intérêts personnels avec ceux de l'État du Valais. Cela lui vaut d'être qualifiée d'« oiseau qui salit son nid », et de « toque à nous ». Sa fille, âgée de , est suivie et menacée, à tel point qu'une protection policière est nécessaire. Elle révèle également dans les années 1970 les méfaits dus aux émanations du fluor de l'industrie chimique du canton.
Dans son autobiographie, André Luisier cite les bras de fer et les coups de plume entre Liliane Varone et lui-même. Il met par ailleurs en doute la vérification de ses sources : . à l'époque de la publication de l'ouvrage.
Liliane Varone est l'auteur de perles telles que "Concile de 30"La Suisse, quotidien genevois, du 22.12.1974, non encore numérisé, première mention dans Le Nouvelliste du 11.01.1975, lire en ligne pour le concile de Trente, "chevaliers brayards"La Tribune Le Matin, quotidien vaudois, du 08.12.1978, , lire en ligne, pour le chevalier Bayard, etc., ce qui semble contredire l'extrême rigueur dont elle se prévaut lors d'une interview en 2014 : Plans-fixes, dès 21:24, lire en ligne.
Ses articles politiques . Ses positions relatives à la congrégation de Marcel Lefebvre, fondateur de la Fraternité sacerdotale saint Pie X en 1970 à Écône, lui valent menaces et injuresPlans-fixes, dès 33:00, lire en ligne.
Autres activités Elle préside à partir de 2016 la fondation musique sacrée et maîtrise de la cathédrale de Sion, .
Reconnaissance En 2015, le journal Le Temps salue « la combattante » des années 1970-80, dont l’État du Valais reconnait finalement les qualités journalistiques en décidant de financer le tournage d'un portrait filmé par l'Association Films Plans-Fixes. Ce film est présenté le à Sion. Son interlocuteur est le sociologue Bernard Crettaz.
Dans ce documentaire, elle révèle que l'une de ses sources privilégiées de l'époque est l'ancien conseiller d'État Guy Genoud.
Références
Liens externes
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