Jean Ulveling, né le à Niederwiltz dans le département des Forêts (France), et mort le à Luxembourg (Grand-Duché de Luxembourg), est un homme d'État et historien luxembourgeois.

Membre de l'Assemblée constituante en 1848, puis de la Chambre des députés de 1854 à 1856, où il représente le canton de Wiltz, il sert au sein des gouvernements qui se succèdent de 1848 à 1866. Il est par la suite membre du Conseil d'État luxembourgeois.

Biographie Jean Ulveling, né à Niederwilz le , est le fils de Grégorius Ulfeling et de Margaretha Diefferding.

En 1817, il entre dans la fonction publique du Grand-Duché de Luxembourg, lors de la période d'union personnelle avec le Royaume uni des Pays-Bas, dans laquelle il va passer sa carrière. En 1820, il fait son entrée dans le cabinet particulier du gouverneur du Luxembourg, Jean-Georges Willmar. Lors de la révolution belge de 1830, il se range du côté des orangistes. Dans un pamphlet publié en 1832, il fait l'éloge de la politique de Guillaume des Pays-Bas et, en 1837, s'oppose au Journal de la ville et du Grand-Duché de Luxembourg, qu'il juge trop modéré, souhaitant voir apparaitre un nouveau journal dans le Grand-Duché qui serait : . En 1840, il devient membre du gouvernement provisoire, qui s'appelle la Régence.

En 1842, il devient conseiller des douanes. En 1848, il est élu à l'Assemblée constituante pour le canton de Wiltz et participe à la rédaction de la nouvelle Constitution. Le , il devient administrateur général des Finances au sein du ministère de La Fontaine et en décembre, après sa démission, il devient administrateur général des Affaires communales dans le ministère dirigé par Jean-Jacques Willmar. Lorsque le ministère de Charles-Mathias Simons lui succède en 1853, Jean Ulveling devient membre de la commission administrative des Hospices civils de la ville de Luxembourg et directeur de la Caisse de crédit foncier . En 1855, il devient directeur des Contributions et Assisses et en 1857, chef du Cadastre.

En 1854, il devient membre du conseil communal de la ville de Luxembourg puis échevin à partir de 1855 et à nouveau en 1858.

De 1854 à 1856, il est membre de la Chambre des députés pour le canton de Wiltz. En 1858, il est nommé directeur général, cette fois dans le ministère de Simons.. Il est d'abord responsable du portefeuille de l'Intérieur, puis celui des Finances. Il occupe le même poste au sein du ministère du baron Victor de Tornaco. En 1866, il démissionne.. De 1857 à 1858 et de 1866 presque jusqu'à sa mort, il est membre du Conseil d'État..

Publications Jean Ulveling laisse de nombreuses publications : certaines sont des aperçus de la situation politique des périodes qu'il a traversées, mais la plupart portent sur des questions historiques. L'histoire de la construction de la forteresse de Luxembourg le fascine tout particulièrement et il écrit de nombreux articles à ce sujet dans les Publications de l'Institut grand-ducal, Section historique. Il a également écrit sur l'histoire des corporations de la ville et sur l'histoire de l'abbaye d'Altmünster. Orangiste convaincu, on retrouve aussi de nombreuses opuscules critiquant la révolution belge durant la période de l'annexion du Grand-Duché de Luxembourg par la Belgique et étant en faveur du grand-duc de Luxembourg, principalement Guillaume , comme : Table analytique et chronologique des principaux faits de l'histoire du Grand-Duché et de la ville de Luxembourg, 1832 ; Recueil de renseignements et de notes sur les prétendus griefs reproché au Gouvernement des Pays-Bas, 1832 ; Recueil d'extraits de publicistes allemands sur les évènements qui se rattachent à la révolte belge, 1833 ; Die niederländische Regierung gerechtfertigt und der belgische Aufruhr gebrandmarkt durch die teutschen Schriftsteller une Publizisten, 1833 ; Beiträge zur Rechtfertigung der niederländische Regierung, insbesondere in Beziehung auf den Belgischen Aufrhur, 1836.

Vie privée Il épouse Catherine Rischard le et le couple eut deux fils, Martin Ulveling et .

Décoration (Luxembourg) 50px|link=Chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de 2e classe Chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de classe (Prusse) Croix de Bronze de la Croix-Rouge française (France)

Hommage En son honneur, un boulevard porte son nom à Luxembourg dans le quartier de la Ville-Haute.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi Bibliographie .

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