René Méric, né le à Marseille et mort le , officier de l'ordre national de la Légion d’honneurMinistère de la Culture – base Leonore – dossier 19800035/848/97057, aviateur blessé en 1916, puis chef d’entreprise, fut maire d’Arras en 1944-1945.
Biographie Né le à Marseille d’une famille qui avait compté des charpentiers de marine et des capitaines de marine, René Méric est le fils ainé d’Antoine-Léon Méric, général de division né le , décédé le , ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « des Kroumirs » (1880-1882) et breveté d’état-major (1888), qui fut promu colonel en et participa aux batailles de la Marne et de Verdun, et de Séraphine Grau née à Marseille le .
René Méric suit les classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche et est reçu à l’École polytechnique, promotion 1914, où il poursuivra ses études après la guerre 14-18.
Il épouse le à Bordeaux Marie Louise Renée Cadapaud née le et décédée le à Orléans. Ils eurent cinq garçons (Michel, Jacques-Henri, Claude, Jean-Alain et Gérard) et une fille (Marie-Brigitte, épouse de Philippe Martin-Demarze). Il décède le (d'un accident de voiture).
Militaire EngagéFiche Matricule - Matricule au recrutement 5791. volontaire pour huit ans le à la mairie d’Angoulême, il arrive le même jour au dépôt de son unité d'affectation, comme canonnier de seconde classe, au d’artillerie de campagne sous le matricule 3827.
Première Guerre mondiale Il est brigadier le , et promu sous-lieutenant de réserve par décision ministérielle du , avec affectation au d’artillerie de campagne (RAC) à cette date, puis au d’artillerie de campagne le .
Il est détaché à l’escadrille d’aviation 20 le et promu sous-lieutenant d’active à titre définitif par décret du Journal officiel de la République française du pour prendre rang du ).. Il est cité à l’ordre du régiment le . Blessé le dans un accident lors d’un atterrissage, il est cité cette fois-ci à l’ordre de l’armée le .. Il est abattu le en combat aérien. : Il est promu lieutenant par décret présidentiel du pour prendre rang à la date du décret.
Entre-deux-guerres En 1919-1920, il reprend sa scolarité comme élève à l’École polytechnique : ScolaritéBibliothèque centrale de l’École polytechnique http://bibli.polytechnique.fr/F/?func=file&file_name=find-b&local_base=BCXC2 n°A-3-11 : Examen : La Flèche - Classement : - Passage: en 1919 Sortie : en 1920 Corps : D.- en 1920- . En effet une disposition permet aux élèves qui ont entamé leurs études à l'école d'y retourner après le conflit :
Il est affecté à l’écoleJournal officiel du 16 février 1920 comme officier démissionnaire de l’armée d'active, puis au d’aviation par décision ministérielle du Journal officiel du 9 juillet 1921. Rayé des cadres et passé au d’aviation par décision ministérielle du Journal officiel du 4 août 1921, affecté au bataillon d’aviation du du (il réside 34 rue de l’aviation au Bourget).
Dans le contexte des tensions diplomatiques liées à l'Anschluss, il est affecté à la base aérienne du bataillon d’Amiens (décision ministérielle du ).
Seconde Guerre mondiale Lors de la mobilisation française de 1939, il est rappelé à l’activité le , arrivé au corps le même jour. Affecté aux forces aériennes de combat, rattaché administrativement au bataillon de l’air 108 à Rennes. Puis rattaché administrativement au bataillon de l’air 118 à Rennes, pour être libéré, classé affecté spécial pour une durée illimitée au titre de la Société Saint-Sauveur à Fourchambault (Nièvre) par décision ministérielle 4723PM-L/21 du . Il est rayé des cadres le .
Industriel Fourchambault est alors une ville d’industries sidérurgiques, développée à partir de 1820 par Georges Dufaud et Louis Boigues. René Méric s’y rend pour développer la Société Saint-Sauveur. Il est encore domicilié « Mine Saint Sauveur » en .
Il rejoint ensuite le siège de la société à Arras, où il réside 7 rue des Rosatis. Il devient président-directeur des usines de constructions métalliques Saint-Sauveur à Arras.
René Méric est élu président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Arras lors du renouvellement partiel de , puis réélu en 1950Bureau élu lors des séances du 23 janvier 1950 et 28 janvier 1952.. Il en sera président jusqu’à sa mort en .
Maire d'Arras (1944-1945) Nommé en par la préfecture et le Comité local de libération, il est maire le . Patriote, il couvre les activités clandestines des services municipaux (distribution de fausses cartes d’identité, etc.)..
Arras est libérée par les troupes britanniques le . Le , René Méric préside la cérémonie en l’honneur des derniers fusillés de la citadelle. Au conseil municipal du René Méric déclare :
René Méric reste maire jusqu’aux élections municipales du , lors de laquelle les femmes auront pour la première fois la possibilité de voter, où la liste SFIO de Guy Mollet (résistant éminent et troisième adjoint du conseil municipal provisoire) est élue au second tour avec 55 % des votants – avec le soutien du Front populaire local - et Guy Mollet devient maire d’Arras le ...
Décorations Officier de l’ordre national de la Légion d'honneurLeonore cote 19800035/848/97057, notice c-324733 : décret du 28 juillet 1931, publié au Journal officiel du 14 août 1931 Croix de guerre 1914-1918
Notes et références
Articles connexes Liste des maires d'Arras
Catégorie:Maire d'Arras Catégorie:Naissance en janvier 1895 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en novembre 1952 Catégorie:Décès à 57 ans Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1931 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918