La famille de Cupere est une famille originaire de l'ancienne Hollande. Recensée dès le , elle existe encore au milieu du . Cette famille dont « les ancêtres ont occupé les plus hautes charges dans l'armée, la magistrature et le sacerdoce »Société d'émulation de Bruges, cité dans la bibliographie, compte de nombreux notables néerlandais et britanniques, quelques abbés et abbesses, ainsi qu'un évêque de Chalcédoine, suffragant de l'archevêque de Cambrai. Pour la branche aînée restée aux Pays-Bas, le nom se modifie en de Cuyper, puis de Kuyper au fil du temps. On retrouve au un membre de cette branche dans l'entourage des princes d'Orange. Au , en Hollande, le nom de famille étant devenu de Kuyper, plusieurs de Kuyper font partie des instances dirigeantes ou contractent alliance matrimoniale avec des personnes de premier plan : un Jacques de Kuyper est le beau-frère d'un dirigeant de la république batave devenu ensuite ministre du royaume de Hollande. En , un membre de la lignée (de même qu'un oncle par alliance) participe à l'assemblée des notables réunis pour voter la Constitution du royaume uni des Pays-Bas.

Des membres de la branche cadette néerlandaise puis britannique sont retrouvés dans l'entourage du duc de Bourgogne Philippe le Bon puis de et encore dans l'entourage d', en tant que lords et connétablesSociété d'émulation de Bruges, , . Le fondateur de la branche cadette belge est trésorier du duc de Bourgogne Charles le Téméraire.

Armes Les armes de la famille (reproduites de l'ouvrage de Léon de Herckenrode . comme celles citées ci-dessous) sont : « De sinople au sautoir d'hermines; l'écu timbré d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son bourlet et lambrequins d'hermine et de sinople, et au-dessus, en cimier, deux demi vols d'hermines et de sinople ».

Origines Les chercheurs s'accordent à faire remonter la famille à un Arnould de Cupère, vivant au dans l'ancienne Hollande.

de Cupere (mort en 1300) de Cupere, capitaine « très renommé » de , comte de Hollande et de Zélande, accompagne celui-ci dans toutes ses guerres contre les Frisons, et y montre son courage. Il meurt en combattant, au service de , nouveau comte de Hollande, dans l'île de Walcheren, en Zélande en 1300, atteint d'un trait de flèche. Il est enterré dans l'église de l'abbaye d'Egmond où se trouve son épitaphe : « hic jacet nobilis et strenuus miles dominus Arnoldus de Cupere comitis Holandiæ capitanus qui obiit anno Dom. 1300 »..

Arnould avait épousé Ide de Renesse, « de gueules billeté d'or, au lion léopardé de même », (famille de Renesse), dame de la terre et seigneurie de Keervliet (en Zélande), héritée de son frère décédé Jean de Renesse. Elle meurt en 1356, âgée de . Elle est inhumée dans l'église de Keervliet..

Gaspard de Cupere Gaspard de Cupere, fils des précédents, chevalier, seigneur de Keervliet, en néerlandais Kerrevliet, relève cette terre de Bauduin de Borselle, seigneur de Borselle (probablement Borsele), chevalier héréditaire, selon un acte de 1357. Gaspard est châtelain et écoutète de Geertruidenberg (Mont-Sainte-Gertrude) (« fils d'Arnould, s du dit lieu, chastelain et escotete de Geertruidenberg»)..

Il épouse la sœur de Bauduin de Borselle. Elle porte « de sable à la fasce d'argent » et décède en 1372. Le couple est enterré dans l'église de l'abbaye de Notre-Dame de Middelbourg où il avait fondé un anniversaire (demander aux moines de célébrer un office chaque année à une certaine date généralement contre une donation ou rétribution avec distribution d'aumônes) avec distribution d'argent, de pain et de vin...

Bauduin de Cupere (mort en 1381) Bauduin de Cupere, fils des précédents, chevalier, seigneur de Keervliet et de Meerenbourg (également en Zélande), conseiller et juge de l'amirauté de Zélande, sert sous Guillaume, (), comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, seigneur de Frize (Frise occidentale?). En 1373, sous la régence d', Guillaume étant devenu fou, il assiste ce prince dans la négociation menée avec Jean, sire et baron de Cruyninghe, pour la vicomté de Zélande et autres terres et seigneuries.

Il prend pour femme Clémence de Maelstède, « d'hermines à la fasce d'azur, au sautoir de gueules brochant sur le tout », morte sans enfants en 1375, inhumée dans l'église d'Armuyde. Il se marie ensuite avec Marguerite van Gerwen, « d'argent à quatre fasces de sable, au canton d'azur à un fer de moulin d'argent », appartenant à une famille de vieille noblesse. Il meurt en 1381. }. Veuve, Marguerite donne, au nom de son fils Thierry, à l'abbaye Saint-Paul d'Utrecht, le dénombrement de sa terre de Meerenburg ainsi qu'il apparait par titre en date de 1409.

Le couple a cinq enfants :

Thierry de Cupere, auteur de la branche aînée néerlandaise qui suit. de Cupere, auteur de la branche cadette néerlandaise puis britannique qui suit en dessous de la branche aînée. Raymond de Cupere, (?- 1415), seigneur de Valckenheim, (commune actuelle de Fauquemont-sur-Gueule), capitaine de l'artillerie du duc de Bourgogne, , dit Jean Sans Peur. Il combat avec courage à la bataille d'Azincourt (des sourcesMr de Herckenrode, Fragments généalogiques, Société d'émulation de Bruges qui sans doutese recopient disent Ariencourt, M. de Vegiano précise bien Azincourt.) et y meurt glorieusement. Antoinette de Cupere, épouse d'abord Arnold de Gemert, « de gueules à de vair, au chef d'argent chargé d'un chien courant de gueules », seigneur de Gemert et de Druthen, chevalier, drossard (officier de justice) de la ville de Grave, tué en Frise sans postérité. Elle se marie ensuite avec Jean de Backerweert, « fascé d'argent à quatre sautoirs de gueules et d'azur de , au franc canton écartelé, aux 1 et 4 d'or, au lion de sable, et aux 2 et 3 d'or au lion de gueules », seigneur de Waterlandt (Waterland?). Le couple aura , dont 14 devinrent ecclésiastiques, et , l'une mariée au seigneur de Roon, l'autre au seigneur de Bormaigne.. Ilse de Cupere, religieuse jubilaire (ayant plus de de présence) de l'abbaye de Roosendael, dont elle refusa d'être l'abbesse. selon les mémoires du confesseur de l'abbaye.

Branche aînée néerlandaise

Thierry de Cupere (mort en 1458) Thierry de Cupere, seigneur de Keerwliet et de Meerenburg, mort en 1458, est cité dans la lettre de dénombrement de l'abbé de Saint-Paul d'Utrecht, déjà évoquée, sous les termes « Joncker Didericq de Cupere, heer tot Kerrewliet, schiltcnaep ». Chevalier, il hérite de sa mère de nombreux biens en Campine et dans la mairie (circonscription) de Bois-le-Duc.

Il se marie avec Catherine van der Aa, « échiqueté d'or et de gueules, au canton d'argent à une merlette de sable », fille du seigneur de RanderodeFamille Van der Aa de Randerode; voir Randerath (en néerl. Randerode) une ville de la municipalité allemande de Heinsberg, en Rhénanie du Nord-Westphalie.. Thierry meurt en 1458. Le couple a eu trois enfants :

Étienne de Cupere, religieux de l'abbaye de SibbeloAbbaye de Sibculo ???, puis abbé de l'abbaye de Berne dans la mairie de Bois-le-Duc, où il demeura saintement . de Cupere qui suit. Ciprien de Cupere, prêtre récollet à Bois-le-Duc, « fameux prédicateur », auteur d'un ouvrage dédié à son frère abbé : La Contemplation divine..

de Cupere (mort en 1479) de Cupere, mort le , écuyer, seigneur de Keervliet, Meerenburg, Loen, et Herckenroy, épouse en premières noces Alaïte van Haemstede, « d'or, au lion de gueules armé et lampassé d'azur, chargé sur l'épaule d'une roue d'argent ». Le couple a deux enfants morts en bas âge. Il se marie ensuite avec Gertrude van Bruweze, « de sable à trois cors d'argent, enguichés et virolés d'or », encore vivante en 1498. Après sa mort le ., il est enterré dans l'église des récollets de Bois-le-Duc, sous une tombe à ses armes. Deux enfants naissent du second mariage :

de Cupere qui suit. de Cupere, seigneur de Loen, docteur en droit à l'Université de Louvain, conseiller à la cour d'Utrecht (cour de l'évêque, probablement David de Bourgogne), meurt sans alliance dans cette ville, et est inhumé dans l'église Saint-Servais d'Utrecht..

de Cupere de Cupere, seigneur de Keervliet, Meerenburg, Herckenroy, achète avec sa mère plusieurs terres dans la région d'Utrecht comme il apparait dans la lettre d'achat datée de 1498.. Il épouse Agnès d'Erpe, riche héritière du pays de Juliers, « de sable au sautoir componé d'argent et de gueules ». Le couple a trois enfants :

de Cupere qui suit. Christophe de Cupere, reçoit en partage tous les biens que sa mère possède en pays de Juliers. Il s'y établit, prend pour femme une fille de la noble famille de Palart. Le couple est à l'origine d'une lignée surnommée « de Cuypere » dans ce pays de Juliers, dont les armes sont « bandé d'or et d'azur de huit pièces; au premier canton de gueules au lion d'argent ». Gertrude de Cupere, mariée à Jean van Enckenvoirt ou Hinkewoort, « d'or à trois aigles de sable », chevalier, seigneur de Besselaer et de Gordonck, bourgmestre de Bois-le-Duc. De cette lignée est issu le cardinal Willem van Enckenvoirt..

de Cupere de Cupere, est chevalier, seigneur de Keervliet, Meerenburg, Herckenroy et autres lieux. Il épouse en premières noces Lucie de Grevenbroeck, « d'argent à bretessées et contrebretessées de gueules, à la bordure engrêlée d'azur », famille issue de la très ancienne maison d'Arckel, descendant d'un noble hongrois, située sur la commune d'Achel, entre Eindhoven et Maastricht, fille du seigneur de Loon, chevalier, et de Marie de Haestrecht. Il se marie ensuite en Zélande avec Jossine Catz, « de sable à deux fasces ondées d'argent, accompagnées de trois losanges d'or, deux en chef et une en pointe ». Il meurt en la ville de Grave (Brabant-Septentrional).

Deux enfants naissent du premier lit et cinq du second :

de Cupere, tué au château de Boukemeer, en Campine, par Frédéric, bâtard de Berck, et enterré à Meghem. Jossine de Cupere, dame héritière de Keervliet, mariée à David de Nederneen, « d'argent à la fasce de gueules, accompagnée de quatorze (ou quinze.) billettes de sable, posées en fasce, 5 et 4 en chef, 3 et 2 en pointe », drossard de la Vellue (Veluwe?), fils de Jean de Nederneen, seigneur de Dierickslandt et d'Anne van de Werve. de Cupere, chevalier de l'ordre teutonique, commandeur de Layenburg ou Layembourg, tué à la guerre de Prusse. de Cupere qui suit. Nicolas de Cupere, capitaine en la guerre de Hongrie contre les Ottomans, inhumé dans l'église de Presbourg. Émerence de Cupere, épouse Éverard de Cocq van Opyne, « de gueules à trois pals de vair, au chef d'or, à un lion issant de gueules », bourgmestre de Bois-le-Duc, puis gouverneur de Grave et de Nimègue, député des états du Brabant à La Haye, où il meurt sans postérité. de Cupere, fiancée à l'âge de à Charles de Dorne, seigneur de Rillard. Elle renonce au mariage et meurt religieuse à Reinberghe..

de Cupere (mort en 1567) de Cupere, seigneur de Meerenburg et d'Herckenroy, meurt d'une chute de cheval en 1567. Il avait épousé Marie de Malsen, « de gueules à la bande d'argent », fille de Robert de Malsen, seigneur de Tilbourg. On leur attribue quatre descendants :

de Cupere qui suit. Marie-Jacqueline de Cupere, morte à Bois-le-Duc en 1599 et inhumée dans l'église des Récollets de la ville, mariée à voir Maximiliaan van Brederode (1550-1591), fils de van Brederode-Cloetingen (1520-1584), seigneur d'Asten (Pays-Bas), et Margaretha van Doerne., « d'or au lion de gueules, à un lambel (de d'azur.) brochant sur le tout », seigneur de Horst, fils de , seigneur de Cloetinghe (Cloetingen ou Kloetinge?), et de Marie van Doerne. Christine de Cupere, chanoinesse à Remberghe, puis abbesse de Neucloster au pays de Clèves. Géry de Cupere, conseiller à la Cour de Clèves (au service du duc de Clèves, probablement Guillaume de Clèves) puis chanoine de la basilique Saint-Géréon de Cologne et prévôt de Carpen..

de Cupere