Le Sri Lanka est une zone de production privilégiée de thé, surtout noir.
Histoire
Avant l'arrivée du thé La première production soutenue par le pouvoir colonial néerlandais est la cannelle. Sous l'administration d'Iman Willem Falck, les plantations de cannelle se multiplient à Colombo, dans les quartiers de Maradana et de Cinnamon Gardens, en 1767. Le premier gouverneur britannique, Frederick North, interdit les plantations privées de cannelle, assurant un monopole d'État sur les plantations désormais toutes propriété de la Compagnie britannique des Indes orientales. Dans les années 1830, une crise économique affecte l'Europe et les exportations de cannelle. William MacBean George Colebrooke fait fermer la plupart des plantations en 1833 et se tourne vers le café.. gauche|vignette|Hemileia vastatrix, le champignon responsable de la chute des plantations de café. Dans les années 1870, les plantations de caféiers sont décimées par Hemileia vastatrix.. La mort de l'industrie du café pousse les propriétaires de plantations à tenter de les remplacer par des plantations de cacao et cinchona, à nouveau décimés par des maladies. À la fin des années 1870, presque toutes les anciennes plantations de café de Ceylan sont passées à la cultivation du thé.
Fondation des plantations de thé vignette| à Kandy, Sri Lanka, dans les années 1860. En 1824, les Britanniques volent un plant de thé chinois et le replantent au jardin botanique de Peradeniya à des fins d'étude.. En 1839, d'autres plants sont ramenés d'Assam et de Calcutta via la Compagnie britannique des Indes orientales. En 1854 naît la Planters' Association of Ceylon. En 1867, James Taylor marque la naissance du thé au Sri Lanka, il fait planter des thés chinois et d'Assam à Kandy. La première plantation mesure 19 acres. En 1872, Taylor commence à opérer une usine de transformation du thé et vend son produit pour la première fois. En 1873, un premier colis de de thé arrive à Londres et reçoit les félicitations d'Arthur Conan Doyle.
Rapidement, de nombreuses plantations ouvrent dans les quartiers voisins de Kandy. +Population travaillant dans les plantations de chaque région.RégionPopulation totaleNombre de plantationsPopulation dans les plantations% de la population dans les plantationsKandy258,43262581,476Badulla 129,00013015,555Matale71,72411113,052Kegalle105,287403,790Province de Sabaragamuwa92,277373,227Nuwara Eliya36,18421308Kurunegala207,885212,393Matara143,379111,072Total1,044,168996123,654
Ère moderne du thé au Sri Lanka gauche|vignette|Henry Randolph Trafford, un pionnier de la culture du thé dans les années 1880. La production de thé sri lankais augmente énormément dans les années 1880, et en 1888 les productions de thés sont plus larges que les plantations historiques de café, atteignant en 1899.. Le seul planteur local à investir rapidement dans la production de thé est Charles Henry de SoysaGuru Oya, Dumbara : History of Ceylon Tea Website, Retrieved 05 December 2014Great Lives From History: Incredibly Wealthy , Howard Bromberg, pp. 263-5 (Salem Pr Inc), Ceylonese Participation in Tea Cultivation , by Maxwell Fernando: History of Ceylon Tea Website, Retrieved 05 December 2014. Des Britanniques, dont Henry Randolph Trafford, arrivent au Sri Lanka et rachètent des plantations de café près de Kandy. Trafford lui-même remplace rapidement les plantations de café par celles de thé, qu'il connaît beaucoup mieux. Les magasins de café se transforment tout aussi rapidement en usines de transformation du thé, s'appuyant sur la fabrication du premier séchoir à thé Sirocco par en 1877 et de la première machine à rouler le thé par John Walker & Co en 1880.. En 1884, la Central Tea Factory ouvre à Nuwara Eliya. Les usines de transformation du thé sont approvisionnées en machines par Marshall, Sons & Co. de Gainsborough, Tangyes Machine Company à Birmingham, et Davidson & Co. à Belfast.. droite|vignette|Une usine à Kandy, avec une exposition de machines des années 1850. La première vente aux enchères de thé se déroule dans les locaux de Somerville and Company Limited le ., sous la direction de la . Un million de paquets de thé sont vendus à l'exposition universelle de 1893. La même année, le thé se vend à par livre aux enchères de Londres. En 1894, la Ceylon Tea Traders Association est fondée ; dans les années 2010, l'immense majorité du thé produit au Sri Lanka reste organisé par cette association ou la chambre du commerce de Ceylan. En 1896, la Colombo Brokers' Association est fondée ; en 1915, Thomas Amarasuriya est le premier Sri Lankais à être nommé président de la Planters' Association. En 1925, l'Institut de recherche sur le thé est créé pour maximiser le rendement et optimiser les méthodes de production. En 1927, la production de thé du pays dépasse les par an, quasi-exclusivement vouées à l'exportation. En 1932, le Ceylon Tea Propaganda Board ouvre. En 1934, une loi interdit l'exportation du thé de mauvaise qualité.
En 1938, le Tea Research Institute commence à travailler sur la propagation végétale, et en 1940 elle développe l'ajout de Macrosentus homonae, une guêpe parasite, pour chasser les chenilles qui mettent les théiers en dangerW.W.D. Modder, ed., Twentieth Century Tea Research in Sri Lanka (1925–2000) (Talawakalle, Sri Lanka : The Tea Research Institute of Sri Lanka, 2003).. La première plaque tournantes de thé, M/s Pieris & Abeywardena, est fondée en 1941. En 1944, la Ceylon Estate Employers' Federation est fondée. Le , une taxe est instaurée sur les exportations de thé. En 1958, la State Plantations Corporation est fondée, et le , une taxe est instaurée pour les thés vendus aux enchères de Colombo.
Dans les années 1960, les exportations sri lankaises de thé dépassent les et les plantations s'étendent sur plus de . En 1965, Sri Lanka devient le plus grand exportateur de thé au monde.
Le Sri Lanka est le troisième pays producteur de thé au monde, et son thé est divisé en grades qui correspondent à l’altitude à laquelle il est cultivé, de 600 à . En 1963, le pays commence à produire et à exporter du thé instantané, et en 1966, le pays organise la première Convention Internationale du Thé pour célébrer les 100 ans de l'industrie du thé au Sri Lanka. En 1971 et 1972, le gouvernement Sri Lankais nationalise des plantations de thé, de ficus elastica et de noix de coco., et en 1975 il nationalise les entreprises Rupee et Sterling. La réforme agraire de l'époque interdit à toute personne d'être propriétaire de plus de de terrain. En 1976, quatre associations gouvernementales sont fondées pour superviser les plantations nationalisées. En 1976, le pays commence à exporter du thé en sachet.
En 1980, le Sri Lanka est le fournisseur officiel de thé des Jeux olympiques d'été de 1980, des Jeux du Commonwealth de 1982 et de l'Expo 88, en 1987 en Australie. En 1981, le pays commence à importer des thés pour faire des mélanges à exporter et en 1982, il commence à produire et à exporter du thé vert. En 1983, les plantations commencent à utiliser la méthode CTC. En 1992, pour les 125 ans de l'industrie du thé sri lankais, le pays organise une convention internationale à Colombo. Le , la taxe sur les exports et la taxe sur les enchères sont abolies, et le Tea Research Board reçoit un soutien financier et officiel pour ses recherches sur la production de thé. En 1992 et 1993, de nombreuses plantations nationalisées au début des années 1970 sont à nouveau privatisées, revendues en général à des conglomérats indiens.. Les publiques restantes sont vendues à des entreprises privées peu après.
En 2000, la production de thé au Sri Lanka dépasse les . En 2001, Forbes & Walker Ltd. lance la première vente de thé en ligne aux enchères de Colombo. Le Musée du Thé de Ceylan ouvre le . En 2002, la Tea Association of Sri Lanka est fondée. D'après le ministre de l'agriculture, , la Tea Association of Sri Lanka a pour vocation de soutenir le secteur privé dans la production et l'exportation du thé. Elle est financée majoritairement via la Banque asiatique de développement.
Consommation
Préparation Le thé noir est majoritaire, il est servi avec du lait et du sucre, mais le lait est toujours chauffé avant. Le thé est une boisson très populaire chez les Sri-Lankais, et une partie de son territoire est entouré par de nombreuses collines où les plantations de thé s'étendent sur des kilomètres. Boire du thé est devenu une partie intégrante de la culture du Sri Lanka.
Ustensiles
Occasions À renommer en fonction des occasions du pays
Demande
Commerce
Importation Inclure les taxes, restrictions, etc.
Exportation Le Sri Lanka exporte essentiellement du thé noir, souvent sous l'ancien nom du pays, Ceylan. Les exportations de thé de Ceylan sont responsables de du produit national brut du Sri Lanka, soit environ de dollars américains en 2013Sri Lanka Export Development Board, 2014, Industry Capability Report: Tea Sector, http://www.srilankabusiness.com/pdf/industrycapabilityreport_tea_sector.pdf .
Marques commerciales
Production
En 1995, le Sri Lanka produit du thé mondial et est en première position des producteurs. Depuis il a été dépassé par le Kenya. En 2013, un pic de production est enregistré à de kilogrammes de théCentral Bank of Sri Lanka, 2014, Annual Report, http://www.cbsl.gov.lk/pics_n_docs/10_pub/_docs/efr/annual_report/AR2014/English/content.htm .
Système de culture et de récolte Le Sri Lanka adopte la culture en courbes de niveau, c’est-à-dire que le théier est planté en rangées qui suivent le relief naturel des pentes. Des femmes cueillent les deux feuilles les plus hautes et un bourgeon de chaque plant ; le Sri Lanka est un des rares pays où le thé est encore cueilli à la main pour assurer une meilleure qualité ; dans beaucoup d’autres pays, des machines sont utilisées pour récolter beaucoup plus de feuilles au goût moins apprécié. Les femmes ont généralement un objectif d’une quinzaine de kilogrammes à récolter par jour, à peser, puis à transporter à une usine de transformation proche. Elles répandent également de l’engrais sur les sols, et coupent les plants pour les empêcher de pousser en hauteur..
Plantations
Conditions de travail droite|vignette|220x220px|Femmes cueillant le thé. L'industrie du thé sri lankais implique plus d'un million d'emplois directs et indirects. En 1995, elle est responsable de dans les plantations de thé.
Au sein de l'industrie, on compte de nombreuses jeunes femmes, embauchées dans les plantations dès l'âge de douze ans. Aux débuts de l'industrie du café, la main-d'œuvre manque aux propriétaires. Les Cingalais refusent de travailler dans les plantations : des Tamouls sont donc emmenés au Sri Lanka pour y travailler. L'immigration augmente avec les années, avec tamouls dans le pays en 1855. À la fin de l'ère du café, on en compte environ . En 1904, la Planter's Association of Ceylon établit la Commission du Travail de Ceylan, dirigée par le propriétaire , à Tiruchirappalli. L'objectif de la commission est d'acquérir une main-d'œuvre tamoule bon marché pour les plantations sri lankaises..