L'Idée de la phénoménologie est un texte du philosophe allemand Edmund Husserl, , composé en 1907, dans lequel il présente les intuitions fondamentales qui sont à l’origine de sa phénoménologie lire en ligne. écrit Paul Ricœur .. Ces écrits sont dans l'édition française précédés d'un très long « Avertissement » que l'on doit au traducteur Alexandre Lowit suivis, d'un Résumé des cinq leçons et en fin d'ouvrage de trois annexes. Les Cinq leçons vont être pour Husserl l'occasion de présenter pour la première fois sa méthode qui va passer par l'épochè et la Réduction phénoménologique, note Mario Charland lire en ligne. .

Objectif de l'œuvre Pour Alexandre Lowit., les Cinq leçons de Husserl éclairent le tournant idéaliste du philosophe après la période du réalisme des Recherches logiques . Husserl justifie cet itinéraire par l'accent qu'il met sur .-..

La conversion idéaliste à un « Moi » phénoménologique demande de lever .. À cet effet, les Cinq leçons vont être pour Husserl, l'occasion de présenter pour la première fois sa méthode qui va passer par l'épochè et la Réduction phénoménologique, souligne Mario Charland. Emmanuel Housset ., dit de L'idée de la phénoménologie de 1907 qu'elle est dans l'intention même de Husserl, un texte de commencement qui doit ouvrir à une authentique compréhension de la Réduction phénoménologique.

Mouvement général de l'œuvre Arnaud Dewalque, professeur à l'Université de Liège, en fait un résumé lapidaire (voir en note)- lire en ligne.

Avec cette œuvre, Husserl découvre la nécessité de mettre en scène un sujet, non empirique, pas un “moi”, mais un ego qui possède un regard pur et désintéressé, l'ego transcendantal. lire en ligne.

Première leçon La première leçon interroge les conditions de .. Ce qui est en jeu dans cette première leçon c'est selon François Rousseau lire en ligne, auteur d'un mémoire universitaire sur ce texte, la possibilité . En opérant une coupure radicale entre un monde de corps et un monde de l'esprit, duquel relève la connaissance par le biais du vécu psychique, Husserl fait le constat que la pensée naturelle se prive de tout moyen de concevoir une corrélation harmonieuse entre les deux mondes..

Husserl introduit son propos en mettant en scène le conflit qui existe entre l'« attitude naturelle » et l'esprit de la « philosophie critique », qui cherche à réparer cette déchirure-.. lire en ligne. S'il y a bien un consensus de la pensée naturelle c'est que la connaissance ne connaît point de limite et q (). Or Husserl s'attache à montrer par toute une série d'exemples que ().

Ces contradictions résultent de ce que Husserl nomme « attitude naturelle »Selon Eugen Fink ., dans laquelle , elle concerne le quotidien comme la pensée scientifique et préscientifique.

La philosophie qui a pour tâche de donner un fondement solide à la connaissance (). De plus précise Husserl si la nouvelle science philosophique doit faire preuve de rigueur scientifique ce n'est pas au sens de l'objectivité. Qui dit scientificité ne dit pas science objective lire en ligne. La nouvelle science aura pour tâche de résoudre (). Pour cela elle ()

Pour éveiller le regard phénoménologique, qui suppose un détachement de l'attitude naturelle lire en ligne, le phénoménologue est pourtant contraint de partir de la dimension mondaine correspondant à cette même attitude naturelle- lire en ligne, pour ultérieurement s'en détacher lire en ligne. lire en ligne. Il va s'avérer que la nécessité de porter un nouveau regard n'apparaît que dans et par la « réduction phénoménologique » dont à ce stade, on ne connaît rien-.. François Rouseau parle d'une circularité « herméneutique ».

Deuxième leçon écrit François Rousseau lire en ligne. À cet effet, relève François Rousseau lire en ligne, Husserl cherche, selon ses propres termes, Il écrit .(). .. ..

Dans la démarche du doute radical, qui est celle d'Husserl (). À la suite de Descartes, Husserl découvre que quelque chose au moins échappe au doute : le « vécu » à titre d'évidence originaire- lire en ligne. Ainsi dans son principe toute science fait signe vers une sphère d'êtres susceptibles de nous être donnés absolument pourvu que je réfléchisse sur eux, que je les accueille tels que je les vois, ce que l'on résume dans l'idée de « vécu ». Si je peux accomplir une perception je peux en outre me représenter une perception ou m'en souvenir. Pour Husserl, ()-.. écrit François Rousseau lire en ligne

Quels que soient nos efforts, ce rapport à l'objet reste une énigme, celle de comprendre comment la science transcendantale est possible-.. Husserl conclut : François Rousseau résume ainsi les ambitions de la nouvelle science philosophique pour faire pièce au scepticisme : lire en ligne().

Troisième leçon La troisième leçon débute par l'étude de la distinction entre phénomène psychologique et phénomène au sens de la phénoménologie. Husserl distingue et à ce titre susceptible d'être mis hors circuit (). C'est de cette différence de statut entre objets immanents et transcendants que découle la nécessité de la « réduction ». C'est la réduction qui va nous permettre lire en ligne lire en ligne.

La perception naturelle d'un objet est ainsi ressentie comme un « vécu » du moi, en ce sens elle est un fait psychologique. Ce n'est que par une double réduction appliquée successivement au monde, au moi, et au vécu que se dégage, dans son essence, le fait phénoménologique pur de la perception.. Husserl constate : Les objets transcendants (les objets du monde), ne nous sont pas donnés directement mais seulement d'une manière médiate et par conséquent restent privés d'une « pure évidence » comme le note Mario Charland- lire en ligne. D'où l'énigme que représente la connaissance d'un objet transcendant. À l'inverse -. (). Husserl résume : (). Le rapport à l'objet transcendant, bien que problématique n'est cependant pas sans intérêt il reste quelque chose qui peut être saisi dans le phénomène pur (). À partir d'un phénomène viser quelque chose qui n'existe peut-être pas, demeure en tant que visée et cela garde un sens ().

En fin de leçon Husserl étend ce même processus de présence aux objets idéaux. Comme le dit Arnaud Dewalque, c'est-à-dire que pour Husserl, l'intuition des essences s'étend au-delà des objets singuliers. Il écrit, (). Ce que nous percevons a dès la perception, du sens. Il en est ainsi de l'intuition catégorialePar l'expression d'« intuition catégoriale » on doit comprendre la simple saisie de ce qui est là en chair et en os tel que cela se montre nous dit Jean Greisch. Cette définition autorise le dépassement de la simple intuition sensible, soit par les actes de synthèse (ainsi de l'exemple donné par Jean Greisch de la perception du chat sur le paillasson , qui est autre chose que la perception d'un paillasson plus la perception d'un chat ou les exemples du troupeau de moutons ou de la foule qui manifeste, enfin encore plus simple et plus évident la forêt qui est manifestement autre chose qu'une série d'arbres), soit par des actes d' idéation. Avec l'idéation (l'espèce et le genre), l' « Intuition catégoriale » constitue de nouvelles « objectités » conclut Jean Greisch-..

Quatrième leçon Husserl se penche dans cette quatrième leçon, sur l'essence de la connaissance en distinguant les multiples phénomènes qui y sont entendus ()

Arnaud Dewalque, note que les objets idéaux ne sont pas moins évidents que les cogitations d'objets singuliers-..

Le travail sur l'essence de la connaissance est un travail sur (). Une connaissance a priori est une connaissance logiquement antérieure à l'expérience. Husserl s'interroge sur le mode de présence des « objets généraux » dont il pense qu'ils sont, après réduction, comme les objets singuliers, « donnés-en-personne »Pour Husserl, l'a priori est ancré dans ce qu'il appelle une intuition éidétique spécifique qui nous met en présence d'essences universelles (par exemple le coq , le nombre deux, l'objet en général), de la même façon que l'intuition sensible nous met en présence d'objets individuels (comme une chose jaune particulière, une paire d'objets particuliers). ().

Husserl fait appel à un concept d'immanence remanié pour délimiter le champ de l'évidence.. D'autre part, il introduit une distinction entre « immanence réelle ou effective » et « immanence intentionnelle » qui donnera naissance au noème..

La contrepartie de la présence absolue et le sentiment d'évidence qu'elle procure trouve chez Husserl son expression dans le concept de « présence-en-personne » lire en ligne, qu'il défend dans les ().

Cinquième leçon Au bout de ces cinq leçons Husserl pense être capable de définir la tâche de la phénoménologie, résume Emmanuel Housset.. écrit Husserl ()-..

La cinquième leçon contient toute une série de remarques : Toute perception dépasse le pur « maintenant », en ce qu'elle retient intentionnellement dans chaque nouveau maintenant, ce qui maintenant n'est plus. Ce phénomène est appréhendé sous l'expression de souvenir primaire ou rétention(). Avec la rétention se constitue l'« objet temporel » () Le « général » (comme le contenu temporel en général, la durée en général, le changement en général) ne se constitue pas sur la base d'une perception, mais dans et par le regard généralisant ()-. L'évidence d'une essence est indifférente à l'existence, elle ne relève donc pas d'une perception singulière mais d'une intuition singulière sur la base d'une représentation imaginaire (). Existence ou essence doivent être considérés comme ()

Références

Notes

Liens externes . . . . communications présentée du Symposium "La Phénoménologie: description ou transformation du monde?" dans le cadre du congrès annuel 2013 de la SPQ et du congrès de l'ACFAS .

Bibliographie . . . . . . . .

Articles connexes

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