Abdolhossein Barazandeh (en persan ) est un compositeur, auteur, directeur du théâtre et chef d’orchestre iranien. Il est né en 1893 à Ispahan en Iran et mort en 1971 dans sa ville natale.

Biographie Abdolhossein Barazandeh est issu d'une famille riche et célèbre d'Ispahan. Il y fait sa scolarité avant entrer dans les Forces armées iraniennes entre 1901 et 1902. Par la suite, il entre d’abord au ministère de la justice. Ces deux ministères ne répondaient pas à son âme sensible et à ses inspirations musicales. Ainsi il entre au ministère de l'Instruction publique iranienne (Ministère de l'Éducation) en tant que professeur et enseigne la littérature, le français, l'arabe, la calligraphie et la musiqueJean During, La musique iranienne : tradition et évolution, Téhéran, Institut français de recherche en Iran, édition Recherche sur les Civilisations, 1984, 243 . Parallèlement, il est directeur de l’Orchestre du Théâtre de SepahanWillem M. Floor, The History of Theater in Iran, Washington, Mage Publishers, 2005. Il a laissé une œuvre importante (plus de répertoriées par son fils, Jamshid Barazandeh, lui-même compositeur aussihttp://93.190.24.111/english/iMusicIranianMusic/) qui embrasse tous les genres musicaux classiques iraniens.

Son œuvre a aidé à développer la musique classique (traditionnelle) iranienne, ou musique persaneMehdi Setayeshgar, Le répertoire de la musique de l'Iran (نام نامهٔ موسیقی ایران زمین), vol. III, Téhéran, Etela’at, 1997, .. Abdolhossein Barazandeh utilise principalement le tar. Sa maîtrise s'étend également à d'autres instruments iraniens de musique telle que le setar ou sehtar. Il a développé plusieurs dastgah (modaux). Son nom est passé dans le langage des compositeurs, poètes et écrivains iraniens comme synonyme de génie en musique classique iranienne. Par exemple, Havanes Abkarian dit Yahya Khan. (1876-1932), le fabricant connu du tar, s'enthousiasme quand Barazandeh joue le tar.

Éducation musicale Abdolhossein Barazandeh apprend d'abord la musique auprès de son oncle Abdolrahim Khan Sadri, lui-même, musicien. À l’école française (« Étoile du Matin »), à Ispahan, trois professeurs français, dont le père Félix, de la Mission Jésuite à Ispahan, lui enseignent le solfège. Puis Barazandeh étudie auprès de Darvish Khan, le compositeur iranien. Darvish Khan l'appréciait particulièrement. Plus tard, il entre dans la Société des musiciens d'Ispahan.

Œuvres Depuis plusieurs années, la vie et l'œuvre de Barazandeh a attiré l'attention de quelques chercheursMohammad Motamedi, Sina Jahanabadi, Azad Mirzpour, Pasha Hanjani, Ali Rahimi… Iran : chant classique, Paris, Ocora/radio France [Arles], Harmonia Mundi, 2014Ala Ijadi, Douze œuvres choisies d’Abdolhossein Barazandeh (pour Tar et Sehtar), éd. Farhoomand, 2009 Mahoor Music Quarterly, , 1396 (2017) http://www.mahoor.com/fa/quarterly/18219-mahoor-music-quarterly-no-77 et des chefs d’orchestre iraniensTehran Times, August 19, 2015, “National Orchestra to perform at Vahdat Hall : TEHRAN – Iran’s National Orchestra with conductor Farhad Fakhreddini will be giving concerts at Tehran’s Vahdat Hall on Thursday and Friday. The orchestra will perform a repertoire of works by masters of Persian classical music, including Ali Tajvidi, Homayun Khorram, Abdolhossein Barazandeh and Majid Vafadar. Vocalist Rashid Vatandust is also scheduled to sing some Azari folk songs during the concerts”...

Presque toutes les chansons que Jalal Taj Esfahani a chantées sont des mélodies que Barazandeh a composées pour lui, en particulier : Dar dele atashe ghame rokhat ta ke khane kard Dar golestan (Dans le jardin), Rang hayeh Tabia’at (Les couleurs de la nature).

Ses œuvres sont interprétées par différents chanteurs : ., Taj Esfahanitamasha.com/v/lBlGz, Iraj (Hossein Khajeh Amiri), Parvin, Salar Aghili, Alireza Eftekhari, Moein, Malek Masudi., Mohebi Zadeh, , Aliasghar Shah Zeidi, les frères jumeaux Ali et Mohammad Saïdi, Hossein Taherzadehhttp://www.maisondesculturesdumonde.org/sites/default/.../booklet260149.pdf, Mohammad Taherzadeh, Hooshang Beheshti, Nahid Daei Javad, , Bahram Hasiri, Mohammad Golriz, Abdolrassoul Kargosha., Ali Rostamian..

Ses œuvres sont également jouées par l'Orchestre National d'Iran. aux divers festivals de la musique : Festival de Musique d’Ispahan. (24/-02/ de chaque année), Festival de Musique de Fadjr de Chiraz.. (7/-15/ de chaque année) et le Fajrmusicfestival.com.

Ses œuvres sont jouées dans les Golhaye Rangarang (en persan ).., c'est-à-dire des émissions radiophoniques réunissant la poésie persane et la musique classique iranienne avec la participation d’un chanteur ou d’une chanteuse célèbres.. La radio BBC. a également consacré une émission sur Abdolhossein Barazandeh, le . Son nom apparaît aussi dans les médias iranienshttp://isfahan.irib.ir/. En 2018, à Paris, Ali-Akbar Tajvidi a joué une de ses œuvreshttps://ispahan.paris/evocation-dispahan-a-travers-la-musique-classique-faure/ (8 mars 2018 - Abdolhossein Barazandeh. -Be Esfahan ro (va à Ispahan). Ali-Akbar Tajvidi. -Jame Madhoushi (la tasse d'ivresse) Anousha Nazari, chant).

Œuvres célèbres Karevan(Caravane), Be Esfahan roo (Vas à Ispahan) Didy akhar (Tu as vu la fin), Shekayat e Mashoogh (La plainte d’être aimée), Delshekaste (Cœur brisé), Taaghat az dast e man o del, Bahare man (Mon printemps), Ashegh (Amoureux), Siah mozhgan, Mooyeh, Atash del. Etc.

Style musical et innovations Pour la première fois dans l'histoire de la musique classique iraniennehttps://www.pana.ir/News/815741, 23 avril 2018, c'est lui qui compose plusieurs œuvres pour l'opéra et l'opérette. La plupart de ses opéras réalisés à Ispahan développent des thèmes épiques inspirés de la mythologie persane, ou basés sur les légendes et des contes fabuleux de l'Iran préislamique et du Livre des Rois de Ferdowsi. Par exemple : Zal va RudabehWillem M. Floor, The History of Theater in Iran, Washington, Mage Publishers, 2005, : “Other plays performed at the school included "Zal and Rudabeh", "Sham' and Parvaneh" that were performed as musicals. The music was arranged and performed by 'Abdol-Hoseyn Barazandeh (236). There also were other theatrical activities in Isfahan. Janet Miller attended what she called a theater-party in Isfahan in 1932 and gave the following description of her experience of what probably was a performance of "Nader Shah Afshar". (inspiré de l’œuvre de Ferdowsi), Leyli va Majnoun (inspiré de l’œuvre de Nizami le poète persan des et ), Kheir va shar Mardaan va Shahrebanoo Shabneshini e Saadi va Hafez (Le banquet de Saadi et Hafez) Faust (inspiré de la figure mythique de l'œuvre de Johann Wolfgang von Goethe, le romancier, dramaturge et poète allemand).

Entre 1921 et 1942, ses opéras et ses opérettes sont joués à Ispahan, mais en raison de l’absence de moyens de diffusion et de la distance considérable Téhéran et Ispahan - puisque d'abord, une route digne de ce nom n'existait pas à cette époque d'une part, et deuxièmement l'Iran a été occupé par les Alliés (États-Unis - Royaume-Uni - Russie durant la Seconde guerre mondiale), la quasi-totalité de ses opéras et ses opérettes sont depuis ignorés et tombés dans l'oubli ou détruits.

Des centaines de ses œuvres ne sont pas encore publiées, par exemple les Radif (arrangements).

Hommages vignette|Avenue Ostad Abdolhossein Barazandeh à Ispahan. Il est enterré au cimetière historique d'Ispahan, Takhteh-Foulad.. En son hommage, la ville d’Ispahan a désigné une place à son nom.

Bibliographie Revue « Tchehelsotoon », 4/4/1392 (25, juin, 2013) Willem M. Floor, The History of Theater in Iran, Washington, Mage Publishers, 2005. Manootchehr Saraf, « Le maître Abdolhossein Barazandeh », in A. Montazer-ôl-Ghaem (Dir.), Encyclopédie Takhtefoulad, vol. I, Ispahan, S.F.T.Sh. Esfahan, 2010, , . Jean During, La musique iranienne : tradition et évolution, Téhéran, Institut français de recherche en Iran, édition Recherche sur les Civilisations, 1984. Mehdi Setayeshgar, Le répertoire de la musique de l'Iran (نام نامهٔ موسیقی ایران زمین ), vol. III, Téhéran, Etela’at, 1997, . M. Pejvak, « Connaître les artistes d'Esfahan », in Navid-é Esfahan, , 01/01/1994, . Abdolhossein Sepanta, « Se souvenir d'un musicien », in Revue Wahid, année, , Manootchehr Ghodssi, Dolat-é Didar, Esfahan, Atropat, 1998. Hossein Nikoo-Nejad, Visage des incandescences du pays de Zendeh-Rood, Esfahan, Mashaal, 1992. Mohammad Ali Eslami, Shahram Sanei, Zahra Gharavi (dir.), Centenaire de la fondation de Beheshtain, Esfahan, Ministère de l’Éducation nationale (section d'Esfahan), 2000, . Manootchehr Cheikh-Saraf, La biographie d'Abdolhossein Barazandeh : Compositeur et musicien renommé d’Esfahan, Esfahan, Khaneh Moosighi, 2009. Revue Etela’at-Haftegi, , 24/01/1352 (03/04/1973), . Ala Idjadi, Douze opus pour tar et seh-tar du maître Abdolhossein Barazandeh, Farhoomand, 2010, 40 p. http://www.vista.ir/book/844995 « Se souvenir du maître Abdolhossein Barazandeh », in http://www.noormags.ir/view/fa/articlepage « Abdolhossein Barazandeh – Centre de la musique d'IRIB », http://www.music.irib.ir/Artist/24898 Manootchehr Ghodssi, "La mort d'Abdolhossein Barazandeh (27 Bahman 1350) [درگذشت عبدالحسین برازنده]", in http://fa.neyestane.com 2013 www.iranianclassicmusic.ir

Notes et références

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