La (en occitan : carrièra Tripièra) est une voie publique de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle se trouve au cœur du quartier Capitole, dans le secteur 1 - Centre.
Situation et accès Description vignette|gauche|La rue Tripière vue du carrefour de la rue Bédelières. La rue Tripière est une voie publique située dans le centre-ville de Toulouse. C'est une rue caractéristique de la vieille ville médiévale et elle n'est large que de 6 mètres – 3 mètres dans les parties les plus étroites. La rue Tripière naît de la rue Sainte-Ursule, presque à l'angle de la rue Temponières, face à la place de la Bourse. Sur la première partie de son parcours, elle suit un parcours orienté au nord-est, long de 52 mètres, jusqu'à former une placette irrégulière, au carrefour de la rue du May et de la rue Bédelières, qui était désigné au Moyen Âge comme le carrefour du Tombarelle. Elle s'oriente ensuite au sud-est et rejoint après 68 mètres la rue Saint-Rome.
Voies rencontrées La rue Tripière rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
Rue Sainte-Ursule Rue du May (g) Rue Bédelières (g) Rue Saint-Rome
Transports La rue Tripière n'est pas directement desservie par le réseau de transport en commun Tisséo. Elle se trouve toutefois à proximité immédiate de la station de métro Esquirol, sur la ligne .
La station de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations ( rue Sainte-Ursule), ( place Étienne-Esquirol), ( place de la Daurade) et ( rue des Marchands).
Odonymie vignette|Plaques de rue en français et en occitan. La rue Tripière portait déjà ce nom au . Il rappelle la présence dans cette rue et dans les rues voisines des artisans tripiers (tripièrs en occitan), qui étalaient leurs marchandises sur des bancs dans les étroites ruelles du quartier. On la désignait également d'autres noms, liés à ces mêmes artisans : rue Agnelières pour les bouchers de viande de mouton et d'agneau (anhelièrs en occitan), rue Budolières pour les tripiers (budelièrs en occitan) ou Bédelières pour les bouchers de viande de veau (bedelièrs en occitan) – c'est d'ailleurs le nom de l'actuelle rue Bédelières, qui relie la rue Saint-Rome à la rue Tripière. En 1794, pendant la Révolution, on lui donna le nom de rue de la Cordialité, mais il ne subsista pasChalande 1924, .Salies 1989, vol. 2, ..
Le nom de Tripières n'était pas exclusif à la rue actuelle. Il existait une autre rue Tripières ou Tripières-Vieilles, dans le faubourg Saint-Cyprien : l'actuelle rue Charles-ViguerieSalies 1989, vol. 2, et 568..
Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, la rue Tripière appartient au capitoulat. La population profite de la proximité du four dit « de Tripières »Salies 1989, vol. 1, ..
Elle se trouve au cœur d'un quartier de bouchers qui s'organise autour de la rue des Bancs Majous (actuelle rue Saint-Rome) et des rues perpendiculaires, rue Tripière, rue Bédelières et rue des Pélégantières-Ample (actuelle rue du May)Chalande 1925, ..
Au , la rue est profite largement de l'animation de la rue Saint-Rome et de la rue des Changes. Plusieurs voitures de diligences y ont leur départSalies 1989, vol. 1, ., à proximité de l'hôtellerie à l'Écu de France, une auberge à enseigne privilégiée tenue jusqu'au début du par un certain Arnaud Julian, puis par sa veuveSalies 1989, vol. 1, et 413..
Époque contemporaine Au milieu du , la rue abrite des boutiques textiles, telle la bonneterie Alba (actuel )Salies 1989, vol. 1, .. L'auberge Louis XIII occupe quant à elle un vaste emplacement à l'angle de la rue du May (actuel )Salies 1989, vol. 1, ..
En 1974, la rue Saint-Rome et la rue des Changes sont les deux premières rues de la ville à être rendues piétonnesSalies 1989, vol. 2, .. La rue Tripière est, comme la rue du May, rendue semi-piétonne dans les années 1990. Dans le même temps, plusieurs immeubles sont rénovés ou même reconstruits, comme la résidence du May en 1987 (actuel )Salies 1989, vol. 1, ..
Patrimoine Musée du Compagnonnage Le bâtiment actuel résulte de la réunion de deux immeubles en corondage. Le premier (actuel ) appartient au au marchand Pierre de Serta, capitoul en 1529-1530, qui avait son hôtel particulier au bout de la rue (actuel rue Saint-Rome), tandis que le deuxième (actuel ), est peut-être construit au début du , quand il appartient au marchand Paul Virazel, capitoul en 1617-1618Chalande 1924, .. Les bâtiments sont occupés à partir du par les Compagnons du tour de France. Il est par la suite transformé en musée du Compagnonnage et expose les chefs-d'œuvre des sociétés compagnonniques de la Fédération, de toutes les époques et de tous les métiersSalies 1989, vol. 1, ..
Les rez-de-chaussée des deux immeubles sont différents. À droite, les piédroits sont en bois, soutenus par des montants en brique. À gauche, il est maçonné en brique et ouvert par une grande arcade de boutique voûtée en anse de panier. Aux étages, le pan de bois est à grille et décharges, et les fenêtres ont des cadres et des appuis moulurés en bois. Au , deux petits lapins, symboles des jeunes Compagnons, sont sculptés dans le hourdis de torchis. La travée centrale est mise en valeur par un oriel en bois. Le balcon, soutenu par un encorbellement dans lequel s'inscrit le mot « PAIX », est doté d'un garde-corps à balustres. La haute fenêtre est encadrée par des pilastres et surmontée d'un toit à bardeaux de bois. Elle contient, sous verre, l'image du Père Soubise..
Hôtels particuliers 9 : hôtel de Pierre Comère (1616-1617 ; 1626). ...
10 : hôtel de la Belle Paule ( ; )..
Immeubles 1 bis : immeuble. L'immeuble, de style classique, est construit au à l'angle de la rue du May. Les trois corps de bâtiment s'organisent autour d'une cour, fermée du côté de la rue Tripière par un mur. Celui-ci est percé d'une porte cochère qui a conservé une imposte en fer forgé. Le corps de bâtiment sur la rue Tripière s'élève sur trois étages. Il est à pan de bois à grilles. Le dernier étage est ouvert par une galerie, soutenue par des colonnes en bois..
18 : maison Soucaze. L'immeuble, de style néoclassique, est construit en 1854 sur les plans d'Urbain Vitry pour le commerçant Soucaze. Il bénéficie d'un emplacement remarquable, entre la rue Tripière, la rue Temponières et la rue Saint-Rome. Le rez-de-chaussée et l'entresol sont réunis par de hautes arcades encadrées de pilastres à chapiteaux doriques. La porte piétonne, dans la travée de droite, est encadrée de pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens, soutenant un entablement surmonté d'un fronton triangulaire..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome II, Toulouse, 1924, . Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Quartier Capitole Liste des monuments historiques de Toulouse Hôtels particuliers de Toulouse • Architecture Renaissance de Toulouse
Liens externes
Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la région Occitanie (consulté le ).
Tripière Catégorie:Voie piétonnière à Toulouse Catégorie:Quartier Toulouse Capitole Tripiere