vignette|Drapeau du Parti communiste du Chili.
Le Parti ouvrier socialiste (POS) a été fondé à Iquique en 1912, par Luis Emilio Recabarren et une trentaine de mineurs. Il s'est transformé en adhérant à la Internationale (KomIntern) en Parti communiste du Chili (en espagnol : Partido Comunista de Chile) en 1922 ( congrès du POS, du PCCh). Hors-la-loi au Chili entre 1948 et 1958, ce n'est que plus tard, en 1970, qu'il accèdera au pouvoir lors de son union avec le Parti socialiste du Chili pour former l'Unité populaire chilienne.
Il retombe dans l'illégalité en 1973 après le coup d'État du général Augusto Pinochet. Des centaines de ses militants sont assassinés. Les membres du parti montent alors une organisation de lutte armée contre la dictature, mais est très affaibli en 1976, sa direction clandestine étant décapitée à deux reprises par la DINA lors de l'affaire Calle Conferencia I et II.
Le parti redevient légal avec le retour de la démocratie en 1990, mais est maintenu à l'écart de la Concertation des partis pour la démocratie jusqu'aux élections parlementaires de 2009, où, pour la première fois depuis 1973, il obtient des sièges à l'Assemblée, en réussissant à faire élire trois de ses quatre candidats aux législatives, dont le président du PCCh, Guillermo Teillier, son secrétaire général, Lautaro Carmona, et l'avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, Hugo Gutiérrez. Lors des élections parlementaires de 2013, six députés communistes sont élus dont Camila Vallejo. De 2013 à 2018, le Parti communiste a été membre de la coalition du centre-gauche Nouvelle Majorité, soutenant le gouvernement de Michelle Bachelet. Il fait aujourd’hui partie de la coalition Approbation dignité qui soutient le gouvernement de Gabriel Boric et a obtenu de plus importantes responsabilités institutionnelles : Irací Hassler a été élue en 2021 maire de la commune de Santiago et Karol Cariola présidente de la Chambre des députés en 2024.
Le parti a notamment compté parmi ses membres Pablo Neruda, Elías Lafertte, Violeta Parra et Víctor Jara.
Il est en 2017 le plus grand parti politique chilien avec près de .
Idéologie Le Parti communiste du Chili, depuis ses débuts jusqu'à aujourd'hui, est d'orientation marxiste-léniniste. Tout au long de l'histoire, il l'a appliquée de différentes manières, en s'adaptant à la réalité matérielle du pays, étant l'un des rares partis marxistes à n'avoir jamais abandonné la dispute politique électorale, ce qui lui a valu les critiques du secteur de l'ultra-gauche. La résolution de "coexistence pacifique" de l'Union des républiques socialistes soviétiques dans les années 1950, a pénétré profondément dans les politiques du parti, approfondissant la politique du Front populaire et atteignant son point culminant avec la candidature de Salvador Allende de l'Unité populaire. La thèse politique défendue par Allende était celle d'un socialisme démocratique fondé sur la dispute démocratique. Le parti n'était pas étranger à la politique de l'Unité Populaire, sans jamais quitter les concepts marxistes de la lutte des classes.
Le Parti communiste présente aujourd'hui un profil plus social-démocrate. Il défend par ailleurs des positions féministes et écologistes. Il a toujours été considéré comme un parti modéré et réformiste par rapport à d'autres partis communistes. Il n'a jamais cherché à renverser le système démocratique chilien, n'a jamais soutenu de mouvements insurrectionnels et n'a jamais été entièrement subordonné à l'Union soviétique. Il incarne un « communisme à la chilienne : institutionnel, ordonné et ouvert au dialogue ».
Il appartient actuellement à la Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers et au Forum de Sao Paulo. Et en matière de politique étrangère, elle soutient les projets de gauche latino-américains, y compris les socialismes du , soulignant sa position favorable aux gouvernements de Nicolás Maduro au Venezuela, de Miguel Díaz-Canel à Cuba et d'Evo Morales en Bolivie.
Résultats électoraux Élections parlementaires AnnéeChambre des députésSénatGouvernementPremier tourSiègesPremier tourSiègesVoix%Voix%1918 0,64 Extra-parlementaire1921 2,16 Opposition1924 0,49 Extra-parlementaire1925Au sein de l’ Au sein de l’Opposition1932 1937 4,16 —Soutien sans participation1941 11,80 12,181945 10,18 —Soutien sans participation (1945-1946)González Videla (1946-1947)Opposition (1947-1949)19491,25Opposition19534,931957Au sein du 1961 11,76 12,211965 12,73 142 08810,731969 16,60 18,04Opposition (1969-1970)Allende (1970-1972)Soutien sans participation (1972-1973)1973 16,36 380 46017,29Soutien sans participationAucune élection durant la dictature militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990)1989Au sein du Au sein du Extra-parlementaire1993 4,99 3,471997 6,88 8,442001 5,22 2,642005 5,14 2,192009 2,02 Ne participe pasOpposition2013 4,11 0,14Bachelet II2017 4,58 20 2171,21Opposition2021 7,35335 6737,31Boric20255,038,34Opposition
Élections présidentielles AnnéeCandidatPremier tourSecond tourIssueVoix%Voix%1920Luis Emilio Recabarren6810,411925José Santos Salas28,471927Elías Lafertte2,0319310,8519321,201938 colspan="3" align="left" 1942 colspan="3" align="left" 1946 colspan="3" align="left" 1952 colspan="3" rowspan="4" align="left" 195819641970 Aucune élection durant la dictature militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990)1989 colspan="5" align="left" 1993 colspan="3" align="left" 1999Gladys Marín3,192005 colspan="5" align="left" 2009Jorge Arrate6,212013 colspan="5" align="left" 2017 colspan="5" align="left" 2021 colspan="5" align="left" 2025.Jeannette Jara (UpCh)26,8541,83
Références
Voir aussi Articles connexes Papelógrafo Jeunesses communistes du Chili
Lien externe
Parti communiste du Chili
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