La commission Tower (en anglais, Tower Commission) a été créée le par le président des États-Unis Ronald Reagan dans le but de répondre aux critiques dont il fait l'objet à la suite de la médiatisation de l'affaire Iran-Contra. Dès 1981, de haut responsables du gouvernement fédéral américain ont secrètement soutenu la vente illégale d'armes à l'Iran, pays soumis à un embargo militaire de la part des États-Unis à cette époque. La commission présidentielle, composée de l'ancien sénateur John Tower, de l'ancien secrétaire d'État Edmund Muskie et de l'ancien conseiller à la sécurité nationale Brent Scowcroft, a pour mission d'évaluer le rôle du personnel du Conseil de sécurité nationale dans les affaires touchant à la sécurité nationale américaine en général et dans les envois d'armes à l'Iran plus particulièrement.
Le rapport de la commission, publié le , conclut que le directeur de la CIA William Casey, qui soutient les ententes avec l'Iran, aurait dû prendre la direction des opérations, informer le président des risques de transiger avec l'Iran et informer le Congrès des États-Unis de l'affaire (tel qu'exigé par le droit américain d'alors). Les travaux de la commission ont été poursuivis par deux commissions d'enquête du Congrès (une pour le compte du Sénat et l'autre pour le compte de la Chambre des représentants) formées en . Peu après la formation de la commission Tower, le président Reagan nomme Lawrence Walsh en tant qu’Independent Counsel pour enquêter sur l'aspect criminel de l'affaire Iran-Contra.
Activités Le , le président Ronald Reagan annonce la création d'un conseil spécial pour étudier l'affaire Iran-Contra, officiellement le . Le jour suivant, il nomme l'ancien sénateur John Tower, l'ancien secrétaire d'État Edmund Muskie et l'ancien conseiller à la sécurité nationale Brent Scowcroft pour siéger sur cette commission. Cette commission présidentielle commence ses travaux le ; de façon informelle, elle sera appelée la « commission Tower ». Ses principaux objectifs sont d'enquêter . C'est la première commission présidentielle qui étudie et évalue le fonctionnement du NSC.
Le rapport publié par la commission décrit les buts de l'enquête dans ces termes :
En raison de ses pouvoirs restreints, la commission ne peut délivrer des subpoenas, exiger des témoignages ou promettre une immunité contre les poursuites judiciaires . En l'espace de plusieurs semaines, la commission entend et peut copier les fichiers d'un ordinateur du NSC que des membres du personnel ont tenté de supprimer. Le président Reagan se présente devant la commission Tower le pour répondre à des questions sur sa participation à l'affaire. Sur son rôle dans l'autorisation de la vente d'armes, il déclare dans un premier temps qu'il a autorisé ces transferts ; plus tard, il témoigne qu'il ne souvient plus. Dans son autobiographie de 1990, An American Life, Ronald Reagan indique qu'il a autorisé les envois d'armes vers Israël.
Des débats ont été menés sur la pertinence de publier la chronologie des recherches de la commission. Elle a été ajoutée en annexe du rapport, mais seulement après avoir supprimé des sources, des méthodes d'enquête et des noms.
Rapport Le rapport de la commission Tower est officiellement remis au président Reagan le . L'Appendix B du rapport commence par ces mots attribués à Juvénal, .
De façon sommaire, les recherches ont permis de découvrir que :
Le rapport de est le plus complet jamais publié sur l'affaire, critiquant les agissements de Oliver North, John Poindexter, Caspar Weinberger et d'autres. Le président ignorait l'étendue de l'affaire, particulièrement les transferts de fonds aux Contras, le rapport soulignant qu'il aurait dû avoir un meilleur contrôle sur le personnel du NSC. Le rapport critique sévèrement le président pour sa supervision inadéquate de ses subordonnés et pour son ignorance de leurs activités. La commission Tower dégage un consensus : Reagan aurait dû mieux écouter son conseiller à la sécurité nationale, donnant ainsi une plus grande prépondérance à cette position. Le rapport .
Le président Ronald Reagan réagit aux conclusions du rapport le dans une allocution à la nation. Quelques individus se sont plaints de leur portrait dressé dans le rapport.
Notes et références
Citations originales
Références
Voir aussi
Bibliographie . . .
Liens externes Rapport complet de la commission Tower sur l'Internet Archive Extraits du rapport de la commission Tower sur presidency.ucsb.edu Donald T. Regan, The Tower Commission; Report on Iran-Contra Affair Depicts 'A Very Unprofessional Operation', The New York Times, The White House Crisis; Excerpts From the Tower Commission's Report Appendix C: The N.S.C. Staff and the Contras, The New York Times,
Catégorie:Histoire des États-Unis