Les épreuves de patinage de vitesse sur piste courte aux Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou short-track aux Jeux olympiques d'hiver de 2022 se déroulent au palais omnisports de la capitale de Pékin, en Chine, du au . Il s'agit de la apparition du short-track aux Jeux olympiques.
Préparation de l'événement
Désignation du pays hôte Le , après la période d'évaluation des dossiers, le Comité international olympique annonce considérer trois candidatures : Almaty, Pékin et OsloJO 2022 : Almaty, Oslo et Pékin sont candidats, sur Europe1.fr, le 7 juillet 2014. Le , Oslo retire sa candidature.. Le vote a lieu le à Kuala Lumpur et le CIO désigne Pékin 44 voix à 40. Pour la première fois depuis les jeux de 1968 (si l'on exclut 1992 et 1994, à cause du décalage exceptionnel), l'alternance des continents pour les jeux d'hiver n'est pas respectéePékin organisera les Jeux d'hiver 2022, sur www.leprogres.fr, le 31 juillet 2015.
Lieu de la compétition
La compétition a lieu au palais omnisports de la capitale de Pékin. Il s'agit du lieu où se sont déroulées les épreuves de volley-ball pendant les Jeux olympiques d'été de 2008, rénové pour accueillir le patinage de vitesse sur piste courte et le patinage artistique en 2022. Cet effort de pérennité sur un bâtiment construit en 1968 est salué par le CIO.
La patinoire est également équipée d'un système de refroidissement au dioxyde de carbone, plus écologique que les anciens systèmes et conçu par des étudiants de l'université polytechnique de Pékin.
Officiels L'Union internationale de patinage nomme quinze officiels pour la compétition, dont cinq qui officient pour la compétition masculine et la compétition féminine.
Qualifications
Processus
Les coupes du monde de l'Union internationale de patinage servent de qualifications aux épreuves..
Pour la Chine, 5 femmes et 5 hommes sont qualifiés par défaut. Les autres nations peuvent qualifier au maximum 3 femmes et 3 hommes aux distances individuelles et 5 hommes et 5 femmes (4 membres d'équipe et un remplaçant) en cas de qualification au relais. Au total, 110 patineurs peuvent participer à la compétition : les patineurs arrivés dans le top 32 de chaque événement individuel ou dans le top 8 des relais à la fin du circuit des Coupes du monde seront qualifiés pour les Jeux olympiques et ensuite sélectionnés par leur pays de référence.
Quatre autres nations atteignent le maximum de 10 places : le Canada, l'Italie, la Corée du Sud et les Pays-Bas.
Quotas de participants par pays Les quotas de participants par pays sont annoncés par l'ISU le . Pays Relais mixte Hommes Femmes Total Relais Relais Allemagne22 Australie111 Belgique1111112 CanadaX323X333X10 ChineX333X333X10 Corée du SudX233X233X10 Croatie11 États-UnisX323X2238 FranceX2222224 Grande-Bretagne211113 Hong Kong11 HongrieX333X2227 Israël1111 ItalieX223X323X10 JaponX223X13310 KazakhstanX3111225 Lettonie1122 Pays-BasX333X233X10 PologneX1322X6 Tchéquie111 ROCX223X333X9 Turquie11 Ukraine112 Total : 24 délégations1232323683232368112(57 hommes / 55 femmes)
Qualifications par pays Les pays doivent soumettre leur liste de patineurs avant le .
Pays sans processus de sélection alt=Anna Seidel patinant, la main gauche au sol dans un virage.|vignette|Anna Seidel représente l'Allemagne. Anna Seidel est la seule Allemande qualifiée pour les Jeux.
La condition de la fédération australienne pour la qualification des patineurs et patineuses est la même que celle du comité olympique : il faut avoir fait partie du top 32 d'au moins une distance. C'est le cas de Brendan Corey, qui représente donc l'Australie sur le et le .
La Belgique qualifie d'office ses deux patineurs éligibles, Hanne Desmet et Stijn Desmet, tous deux sur toutes les distances. Hanne Desmet a pris une pause de plusieurs mois après sa qualification en début de saison, en raison d'une commotion cérébrale mal soignée à la fin de l'été. alt=Kim Boutin sur la glace, son casque dans les mains, regarde vers la droite.|vignette|Kim Boutin aux sélections nationales canadiennes de 2017.|gauche Le Canada qualifie le maximum d'athlètes aux Jeux olympiques, soit cinq femmes et cinq hommes, et envoie les personnes ayant reçu les meilleures performances lors de la saison de coupe du monde. Les hommes, menés par Charles Hamelin, sont Pascal Dion qui a participé aux Jeux de 2018, et les nouveaux arrivants Steven Dubois, Maxime Laoun et Jordan Pierre-Gilles. Chez les femmes, Kim Boutin est médaillée en 2018 et accompagnée des nouvelles recrues Danaé Blais, Florence Brunelle, Alyson Charles et Courtney Sarault. Florence Brunelle, à 18 ans et deux mois, est la plus jeune participante du Canada dans l'histoire olympique de la discipline. Charles Hamelin est porte-drapeau canadien avec Marie-Philip Poulin. alt=Le visage de Sofia Prosvirnova en gros plan. Elle porte son casque recouvert d'un numéro jaune de compétition.|vignette|Sofia Prosvirnova en compétition. Le Comité olympique russe envoie 5 hommes et 5 femmes à la compétition. Les femmes sont Ekaterina Efremenkova, Sofia Prosvirnova, Vera Rasskazova, Elena Seregina et Anna Vostrikova. Les hommes sont Denis Aïrapetian, Daniil Eibog, Semen Elistratov, Konstantine Ivliev et Pavel Sitnikov.
La Croate Valentina Aščić se qualifie en Coupe du monde pour le et le . alt=Tifany Huot-Marchand en sortie de virage.|gauche|vignette|Tifany Huot-Marchand vêtue de la combinaison de l'équipe de Belfort. La France envoie les vétérans Tifany Huot-Marchand et Sébastien Lepape et leurs jeunes accompagnants Gwendoline Daudet et Quentin Fercoq aux Jeux, avec validation du comité olympique français le ; Aurélie Monvoisin, très bien classée en France, se fait une double fracture du tibia pendant la troisième manche de Coupe du monde, tandis que sa blessure empêche la qualification du relais féminin.
Pour la Grande-Bretagne, Elise Christie annonce prendre sa retraite après une dernière blessure à la cheville. Restent trois qualifiés : Kathryn Thomson sur toutes les distances individuelles, et les frères Farrell Treacy et Niall Treacy, tous les deux sur le avec Farrell Treacy également au .
Le Hong Kongais Sidney Chu, qui s'entraîne généralement à Salt Lake City en l'absence de patinoires aux tailles standards à Hong Kong, se qualifie pour les Jeux. alt=Shaolin Sandor Liu après une course, portant le drapeau hongrois.|vignette|Shaolin Sándor Liu en compétition. La Hongrie qualifie tous ses meilleurs patineurs. Chez les femmes, il s'agit de Petra Jászapáti et Zsófia Kónya ; chez les hommes, de John-Henry Krueger, Bence Nogradi, Alex Varnyu et les frères Shaolin Sándor Liu et Shaoang Liu. Fin , Shaoang Liu est contrôlé positif au Covid-19, sans symptômes.
Vladislav Bykanov participe aux Jeux olympiques une troisième fois, après avoir été porte-drapeau d'Israël en 2014.
Le Japon qualifie trois femmes en individuel, Shione Kaminaga, Sumire Kikuchi et Yuki Kikuchi, ainsi qu'une équipe masculine de relais constitué de Kota Kikuchi, Katsunori Koike, Shōgo Miyata et Kazuki Yoshinaga.
Le Kazakhstan envoie notamment Abzal Azhigaliyev qui est porte-drapeau du pays avec la patineuse artistique Ekaterina Aidova. L'équipe compte également deux femmes, Olga Tikhonova et Yana Khan, et deux hommes, Adil Galiakhmetov et Denis Nikisha.
La Lettonie envoie ses deux patineurs qualifiés, Roberts Krūzbergs et Reinis Bērziņš.
6 patineurs représentent la Pologne. L'équipe féminine est composée des sœurs Natalia Maliszewska et Patrycja Maliszewska, ainsi que de Nikola Mazur et Kamila Stormowska. Les hommes sont Lukasz Kuczynski et Michal Niewinski.
La tchèque Michaela Hrůzová se qualifie pour ses seconds Jeux olympiques ; elle doit participer aux sélections néerlandaises, mais annule sa participation pour ne pas risquer d'attraper le Covid quelques semaines avant les Jeux olympiques. Elle représente le pays au et au , bien qu'elle ait un niveau faible au : c'est sa compatriote Petra Vaňková qui offre une place au pays, mais la République Tchèque ne s'assure qu'une seule place et choisit Hruzova.
Furkan Akar représente la Turquie.
L'Ukraine envoie Uliana Dubrova et Oleh Handei.
Pays avec processus de sélection En , la Chine organise trois compétitions de qualifications nationales aux Jeux olympiques. Les cinq hommes qualifiés sont les vétérans Wu Dajing et Ren Ziwei et les plus jeunes Sun Long, Li Wenlong et Zhang Tianyi, et les cinq femmes sont Zhang Yuting, Fan Kexin, Qu Chunyu, Zhang Chutong et Han Yutong. Lors de la compétition, les deux premiers patineurs du championnat sont qualifiés, mais les autres doivent cumuler des points avec leur placement sur chaque distance ; An Kai, un des favoris de l'équipe, ne marque pas assez de points pour intégrer l'équipe olympique malgré sa victoire aux deux dernières manches sur toutes les distances. alt=Les trois médaillées des universiades d'hiver 2019 souriantes.|vignette|Kim Alang et Ekaterina Efremenkova, première et troisième des Universiades d'hiver de 2019, sont aux Jeux olympiques. Aurélie Monvoisin, à gauche, se fracture le tibia pendant les qualifications. La Corée du Sud interdit à Shim Suk-hee de participer aux Jeux olympiques, tout comme elle a été interdite de coupees du monde pendant la saison après avoir été accusée d'avoir truqué une course et insulté ses coéquipières, malgré sa victoire à la compétition de qualification nationale. Kim Ji-yoo se place troisième aux qualifications, mais se fracture la cheville pendant la saison de coupe du monde et ne se rend pas aux Jeux. Restent dans l'ordre Choi Min-jeong, Lee Yu-bin, Kim Alang, Seo Whi-min et Park Ji-yun, les deux dernières ne participant qu'aux épreuves de relais. Lim Hyo-jun, suspendu en 2019 après avoir dénudé un coéquipier sans son consentement devant l'équipe féminine, tente d'obtenir la nationalité chinoise à temps pour les Jeux olympiques, mais ne se rend finalement pas aux Jeux. L'équipe masculine inclut bien les cinq premiers patineurs des sélections, dans l'ordre Hwang Dae-heon, Lee June-seo, Park Jang-hyuk, Kwak Yoon-gy et Kim Dong-wook.
En , les États-Unis organisent une compétition de qualification pour les Jeux olympiques. Kristen Santos remporte quatre des six courses de qualifications, Maame Biney les deux restantes. Corinne Stoddard, Julie Letai et Eunice Lee complètent la sélection nationale. Chez les hommes, Ryan Pivirotto et Andrew Heo s'assurent une place, battant tous deux le favori Brandon Kim. Il s'agit de la plus petite équipe masculine de short-track pour le pays depuis la démonstration du sport en 1992 à Albertville. alt=Le podium des Jeux olympiques de Pyeongchang.|gauche|vignette|Pour les Jeux olympiques de 2022, Zhou Yang (au centre) est retraitée, Shim Suk-hee (à droite) est suspendue après un scandale au sein de la fédération sud-coréenne, et Arianna Fontana vise sa neuvième médaille olympique. L'Italie envoie des patineurs choisis par l'entraîneur Kenan Gouadec. Chez les femmes, il s'agit de la multi-médaillée Arianna Fontana, de Cynthia Mascitto, d'Arianna Sighel et des sœurs Arianna Valcepina et Martina Valcepina. Chez les hommes, on retrouve Andrea Cassinelli, Yuri Confortola, Tommaso Dotti, Pietro Sighel et Luca Spechenhauser. alt=Suzanne Schulting souriante en interview.|vignette|Suzanne Schulting, championne olympique du à Pyeongchang, est une des favorites de la compétition. Les Pays-Bas organisent une compétition informelle à Leeuwarden en pour attribuer quelques places restantes, en l'absence des championnats d'Europe annulés à cause de la pandémie de Covid-19. Sont pré-qualifiés chez les hommes Itzhak de Laat, Sjinkie Knegt, Jens van 't Wout et Sven Roes, et chez les femmes Suzanne Schulting, Xandra Velzeboer, Selma Poutsma et Yara van Kerkhof. Il reste donc deux places à attribuer, qui reviennent à Rianne de Vries et Daan Breeuwsma.
Événements marquants
Ajout du relais mixte