Fabrice Fries est un haut fonctionnaire et dirigeant d'entreprise français, né le à Lyon.

Il a occupé différents postes de direction au sein des groupes Vivendi, Havas et Publicis avant de devenir, en , le président-directeur général de l’Agence France-Presse.

Biographie Formation Fabrice Fries est ancien élève de l’École normale supérieure (rue d’Ulm, lettres), titulaire d'une maîtrise d'histoire, diplômé de l'IEP Paris et de l’École nationale d’administration (promotion Denis-Diderot 1984-1986)...

Carrière À la sortie de l’ENA, Fabrice Fries intègre la Cour des comptes, comme auditeur, avant de rejoindre en 1990 le cabinet du Président de la Commission européenne, Jacques Delors.

En 1995, il intègre la Compagnie Générale des Eaux (ex-Vivendi), en tant que chargé de mission auprès du président-directeur général, Jean-Marie Messier.

Nommé directeur de la stratégie et du développement d’Havas en 1997, il conduit le recentrage des activités du groupe sur les métiers de l’édition et de la presse et participe activement au rapprochement avec la Compagnie Générale des Eaux qui prend le contrôle de l’entreprise média en 1998. Havas est rebaptisé Vivendi Universal Publishing et Fabrice Fries en devient le directeur général adjoint, chargé des divisions presse et informations professionnelles, avec des marques comme L'Express, L'Expansion, Courrier international, Dalloz, Masson, Vidal, Le Moniteur, L'Usine nouvelle, L'Etudiant, Exposium, 01 Informatique, le Quotidien du Médecin, ainsi que de nombreuses marques d'information santé dans le monde.

En 2001, Vivendi décide de se concentrer sur l’édition grand public et se sépare de sa branche presse spécialisée dirigée par Fabrice Fries, qui œuvre alors à sa prise d’indépendance. Dans le cadre du LBO engagé, il est nommé président-directeur général de Medimedia et Aprovia, deux sociétés issues de la cession des activités de presse professionnelle de Vivendi (le Moniteur, l'Usine nouvelle, LSA, le Quotidien du Médecin, etc.) à des fonds d’investissement.

En 2004, Fabrice rejoint Atos Origin comme Groupe Senior Vice President, chargé des grands comptes et de la stratégie marchés.

Il est nommé, en , secrétaire général - et membre du comité exécutif – de Publicis, troisième groupe de communication mondial, avant de prendre la tête de Publicis Consultants, agence spécialisée en communication corporate, communication de crise et relations presse en .

Le , il devient président-directeur général de l'Agence France-Presse (AFP) après avoir obtenu la majorité qualifiée au vote de son conseil d’administration (13 voix sur 18) lors d’un troisième tour de scrutin.

Depuis son arrivée à la tête de l'AFP en 2018, Fabrice Fries a contribué à la croissance financière de l'AFP avec un plan de transformation qui met particulièrement l'accent sur les services vidéo et photo de l'Agence« Retour à la croissance pour l'AFP, grâce à la vidéo - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 25 mai 2021).« Fabrice Fries : « L'AFP est un petit miracle français mais elle est fragilisée » - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 25 mai 2021).. Par ailleurs, l'AFP a continué à diversifier ses revenus sous la direction de Fabrice Fries avec son service de fact-checking leader mondial, qui a connu une augmentation spectaculaire de la demande pendant la pandémie de COVID-19 avec la poussée de désinformation autour de la pandémie« « L'AFP reste confiante même s'il y aura des lendemains difficiles », dit son PDG - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 25 mai 2021).. Fabrice Fries poursuit le combat fondamental de la rémunération des droits voisins de la presse face à Google, un « combat juste », et même « un cheval de bataille, car il n’est pas normal que celui qui ne fait que relayer l’info en capte la valeur« « Les plates-formes du Web ne produisent rien mais s’approprient l’essentiel des revenus » - Le Monde », sur www.lemonde.fr (consulté le 25 mai 2021). ». Le Conseil d'administration de l'AFP l'a reconduit à ce poste, le , pour un nouveau mandat courant jusqu'en .

Fabrice Fries a dû s'expliquer devant la commission de la culture du Sénat en novembre 2023 sur la couverture de la guerre entre Israël et le Hamas à partir du 7 octobre 2023 par l'AFP, critiquée par plusieurs personnalités. Il doit concéder que l’AFP a fait « un raté » le 23 octobre, en ne publiant rien en français le jour même sur la première projection en Israël des images des massacres perpétrés le 7 octobre par le Hamas.

Le 10 février 2025, l’AFP est visée par une plainte pour « harcèlement moral » par l’une de ses journalistes ainsi que par un signalement de l’Inspection du travail sur vingt possibles autres cas. La plainte vise l’AFP (et donc indirectement Fabrice Fries qui en est l'unique représentant légal), une cheffe de service et une responsable des ressources humaines. Le 9 juillet 2025, une dépêche de l'AFP révèle qu'une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris. Un article de La Lettre rapporte que l'inspectrice du Travail, Samia Sahel, a annoncé en novembre 2025, dans les locaux de l'AFP, avoir été contactée par une quarantaine de salariés en détresse de la prestigieuse agence.

En juillet 2025, Fabrice Fries avait annoncé une volonté de réaliser entre 12 et 14 millions d'euros d'économies sur 2025 et 2026 avec notamment de nombreux départs non remplacés.

En avril 2026, il est visé par une motion de défiance, portée par tous les syndicats de l'AFP et la Société des Journalistes (SDJ). Celle-ci est rejetée à 80 voix près, avec un taux de participation d'à peine 50% sur un projet de réforme pourtant majeur, et un taux de vote nul et blanc de 14%. Ce sont donc 24% des salariés qui se sont prononcés pour la confiance, le reste s’étant abstenu ou ayant voté contre. Un audit du cabinet d'experts Sextant venait alors de confirmer dans un rapport accablant de forts risques psychosociaux, un climat social délétère et des comportements népotiques à l'AFP . En novembre 2025, le PDG avait fait fermer la terrasse du 7e étage à Paris en raison de craintes de suicides.

Vie privée Fabrice Fries est le frère de Charles Fries, diplomate français. Il est marié à Fabrizia Benini, fonctionnaire à la Commission européenne (DG Connect), père de deux enfants, et réside avec sa famille en Belgique.

Ouvrages L'emprise du faux, Paris, Éditions de l'Observatoire, 2021, 208 p. Les Grands Débats européens, Paris, Édition du Seuil, 1995, 528 p.

Notes et références

Liens externes

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