Gisela Steineckert, née le à Berlin (Allemagne), est une femme de lettres et femme politique est-allemande, connue pour ses livres, ses pièces radiophoniques ainsi que plusieurs scénarios de films. Membre du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), elle est présidente de la Ligue démocratique des femmes d'Allemagne en 1990.

Biographie Origines et études Gisela Steineckert est la deuxième fille d'une domestique, qui a ensuite eu deux autres enfants et a survécu à plusieurs avortements. Ses parents ne sont pas mariés. Son père, un tailleur, est alcoolique et parfois violent. En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, elle est évacuée en Haute-Autriche avec trois de ses frères et sœurs. Peu de temps après, ils sont rejoints par leur mère et le dernier enfant de la fratrie. Son père est enrôlé dans l'armée.

Elle revient avec sa mère et ses frères et sœurs à Berlin en 1946. Son père survit également au conflit. C'est au lendemain de la guerre, à travers des films et des lectures, qu'elle apprend en détail les aspects les plus horribles de la dictature hitlérienne. Elle décroche un emploi d'assistante maternelle et, en , malgré l'opposition de ses parents, elle se lance dans des études de commerce.

À l'époque de la RDA vignette|Gisela Steineckert en 1987. En 1947, âgée de , elle épouse Walter Steineckert. Elle devient ensuite réceptionniste, jusqu'à la naissance de leur fille en . Elle commence également timidement une carrière d'écrivaine. En 1949, la zone d'occupation soviétique donne naissance à la République démocratique allemande (Allemagne de l'Est), un État socialiste inféodé à l'Union soviétique. En 1953, ses parents et ses frères et sœurs émigrent en Allemagne de l'Ouest. Son mariage se termine en divorce et elle obtient un travail à la mairie de Berlin-Pankow. N'ayant pourtant plus les moyens d'élever sa fille, elle re-épouse son premier mari, avant de se séparer une nouvelle fois de lui en 1957, et ce de façon définitive.

À partir de 1957, elle travaille comme rédactrice indépendante, écrivant des pièces radiophoniques et des articles pour des journaux et des magazines. Pendant son bref remariage avec l'écrivain Heinz Kahlau, elle écrit avec lui sa première pièce de théâtre. En 1962-1963, elle est employée comme journaliste culturelle au magazine satirique Eulenspiegel, tout en continuant, au milieu des années 1960, à écrire des pièces de théâtre. En 1965, elle devient membre de l'exécutif de l'Association des écrivains allemands (de l'Est) pour le district de Berlin.

C'est également en 1965 qu'elle commence à participer au Mouvement de la chanson (), une campagne soutenue par le Parti socialiste unifié d'Allemagne pour redynamiser la musique populaire au bénéfice de l'État. Elle travaille alors en étroite collaboration avec un certain nombre de musiciens (dont Jürgen Walter) et écrit des textes pour des chansons schlager ou pour les enfants.

En 1973, elle épouse Wilhelm Penndorf, alors rédacteur en chef musical à la radio nationale. Elle diminue par la suite son implication dans le milieu musical, alors que son époux abandonne son poste en 1979 pour subvenir aux besoins de sa femme. Cependant, comme les précédents, le mariage ne dure pas.

En 1973, elle devient membre du Comité national des arts du spectacle, un organe consultatif lié au ministère de la Culture. En 1984, le comité est reconfiguré, et Gisela Steineckert en devient la présidente pour les six années suivantes, succédant à Siegfried Wagner. Des rumeurs circulent parmi ses collègues écrivains au sujet de sa proximité avec certains des hiérarques du parti. Son soutien au système de censure est-allemand suscite également l'hostilité d'écrivains et artistes (comme Bettina Wegner), qui se sont retrouvés persécutés par le régime.

Pendant les années 1980, elle continue d'écrire des livres et des articles, et participe avec le compositeur Wolfram Heicking à l'. En 1990, elle est brièvement présidente de la Ligue démocratique des femmes d'Allemagne, jusqu'à la réunification allemande puis présidente d'honneur de l'association qui lui succède, Demokratischer Frauenbund e. V. (« dfb » en minuscule).

Depuis 1990 vignette|Gisela Steineckert en 2017. Par la suite, il lui devient difficile de trouver un éditeur, alors que certains de ses anciens livres disparaissent des étagères pour laisser place à des ouvrages d'écrivains occidentaux. Elle conserve cependant une certaine popularité en ex-RDA, où elle continue à écrire des chansons en collaboration avec divers musiciens, à faire des tournées et à donner des lectures. Elle se fait par ailleurs finalement éditer chez Eulenspiegel Verlagsgruppe.

Décorations 1962 : Prix littéraire du FDGB 1981 : Ordre du Mérite patriotique (bronze) 1987 : Prix national de la République démocratique allemande

Ouvrages . . . . . .

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Scénarios de films 1961 : Steinzeitballade 1962 : Auf der Sonnenseite 1968 : Leben zu zweit 1972 : Die sieben Affären der Doña Juanita (paroles) 1974 : Liebe mit 16 1976 : Hostess 1977 : El Cantor (paroles) 1987 : Eifersucht (paroles) 1988 : Mensch, mein Papa (paroles)

Notes et références

Bibliographie .

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