, née le à Hirosaki et morte le , est une pionnière de l'aviation japonaise. Sa collègue Kiku Nishizaki et elle sont en les premières femmes à franchir la mer du Japon aux commandes d'un avion.
Jeunesse, études et ambitions olympiques Chōko nait le à Hirosaki, dans la préfecture d'Aomori. La carrière militaire de son père la conduit à déménager à plusieurs reprises, notamment à Osaka. Sa morphologie précoce (1,68 m pour 62 kg à l'âge de neuf ans) lui permet d'intégrer rapidement le Collège japonais d'éducation physique féminine. À l'issue, elle obtient un poste de professeur d'éducation physique dans une école de Yokohama, tout en remportant de nombreuses compétitions de lancer du disque, la faisant rêver des jeux Olympiques d'Été de 1932.
Mais elle est éliminée lors de la phase finale de la sélection nationale. Pour l'aider à surmonter la dépression qui s'ensuit, sa condisciple Kiyoko Nagayama la convainc en de s'inscrire avec elle à l'École d'aviation asiatique.. Ce centre de formation, rebaptisé peu après , a été ouvert plus tôt dans l'année par le pionnier de l'aéronautique Kinjirō Īnuma qui cherche à étendre à la formation sa nouvelle entreprise de construction d'avions..
C'est là qu'elle fait la connaissance de Kiku Nishizaki (née Matsumoto).
L'aviatrice En , Chōko devient la treizième (ou dix-huitième selon les sources) japonaise à obtenir sa licence de pilote. En avril, elle vole en solo vers le mont Kurotake sur la péninsule d'Izu, dans un hommage à son aînée Park Kyung-won, décédée quelques mois plus tôt sur cette montagne après le crash de son avion, pris par la tempête au dessus d'Hakone.
En juillet, Choko Mabuchi, Kiku Nishizawa et deux autres femmes pilotes fondent le .
Aux commandes d'un Salmson 2, elle rallie Tokyo à Kazuno dans la préfecture d'Akita.
Le vol vers la Mandchourie centré|vignette|Le Salmson2, un biplan français.|200px Le , Chōko Mabuchi et Kiku Nishikazi s'envolent de Tokyo pour la Mandchourie, chacune à bord de son Salmson 2. Son avion est baptisé Papillon jaune , comme celui de Kiku porte le nom de Chrysanthème blanc. Un officier navigant complète chaque équipage, mais les deux femmes sont aux commandes. L'expédition est destinée à célébrer l'amitié entre la Mandchourie et le Japon, et emporte des messages du gouverneur de la préfecture de Kanagawa, du maire de Yokohama, des textes et des dessins d'enfants, entre autres..
La traversée de la mer du Japon leur prend neuf jours. Kiku se pose à Changchun le , rejointe le lendemain par Chōko qu'une avarie de son appareil a contrainte à un atterrissage forcé en chemin. À leur retour au Japon, elles sont traitées en héroïnes de l'aviation et leur exploit leur vaut en le Trophée Harmon. centré|vignette|Trophée Harmon des aviateurs.|150px
Mais la déclaration de la seconde guerre sino-japonaise met fin à sa carrière de pilote, l'obligeant à renoncer notamment à son projet de vol vers l'Allemagne : toutes les aviatrices sont relevées de leur fonction en 1937.
Carrière d'enseignante Chōko Mabuchi reprend alors l'enseignement de l'éducation physique. Elle retrouve et prend en charge son amie Kiyoko Nagayama, qu'un accident d'avion a laissée hémiplégique.
En 1944, les deux femmes évacuent Tokyo sous les bombardements américains, et s'installent dans la préfecture de Shizuoka. Elles y vivront ensemble plusieurs années.
Chōko meurt le à Itō dans la préfecture de Shizuoka, à l'âge de 73 ans. Elle repose au cimetière de Tama dans la banlieue de Tokyo.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes
(ja) Choko Mabuchi : personnalités au cimetière de Tama. (ja) Kazuno Senjin Kenshokan 鹿角市先人顕彰館 : hall des anciens de Kazuno, musée public de la ville de Kazuno, Akita.
Catégorie:Naissance en juin 1911 Catégorie:Décès en février 1985 Catégorie:Pionnière de l'aviation Catégorie:Pionnière en sport Catégorie:Enseignement au Japon Catégorie:Aviatrice japonaise Catégorie:Lanceuse de disque japonaise Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Naissance à Hirosaki Catégorie:Décès dans la préfecture de Shizuoka