Carmen Conde Abellán (née le à Carthagène et morte le à Majadahonda) est une poétesse, écrivaine, dramaturge, essayiste et enseignante espagnole.

Elle figure parmi les membres du mouvement de la Génération de 27. En 1931, elle fonde avec son mari Antonio Oliver Belmás la première université libre de Carthagène pour promouvoir l'éducation populaire. Elle est également la première femme à devenir académicienne titulaire de l'Académie royale espagnole en 1979.

Biographie Carmen Conde naît le à Carthagène. C'est la fille de Luis Conde Parreño (1874-1934), bijoutier, et Paz Abellán García (1879-1961). Elle déménage à l'âge de six ans avec sa famille à Melilla, où elle vit jusqu'en 1920. Dans son ouvrage , elle raconte cette période de sa vie. En 1923, elle commence à travailler pour la Société espagnole de construction navale. Un an plus tard, elle fait ses premières contributions journalistiques dans la presse locale. À 19 ans, elle commence un magistère à la de Maestras de Murcie.

En 1927, elle rencontre le poète espagnol Antonio Oliver, avec qui elle a une relation. Carmen Conde fait partie du mouvement culturel poétique de la Génération de 27. Comme d'autres intellectuelles et artistes, on les appelle les « » (les sans chapeaux). Elle participe à la rédaction d'articles de Sí et Ley () et en 1928, deux magazines publiés par Juan Ramón Jiménez. En 1929, elle écrit son quatrième livre, , et finit l'année suivant son magistère à la de Albacete. Le , elle se marie avec Antonio Oliver. Ils fondent la même année l'université libre de Carthagène pour promouvoir l'éducation populaire, expérience qui émerge lors la Seconde République : différents modes de conférences, des bibliothèques adultes et enfants, des manifestations artistiques. En 1933, ils créent le magazine , organe de presse de l'institution. Carmen Conde travaille également en tant qu'enseignante à la à El Retén.

En 1934, Carmen Conde publie , dont la postface est écrite par Gabriela Mistral et illustré par Norah Borges. Elle et son mari continuent à publier des articles dans divers magazines nationaux. En 1936, elle entame une relation avec l'écrivaine Amanda Junquera Butler.

Lorsque la guerre d'Espagne éclate, Carmen Conde et son mari collaborent avec l'armée républicaine. Antonio Oliver rejoint les troupes républicaines et Conde l'accompagne dans plusieurs villes andalouses. Mais elle revient rapidement à Carthagène pour s'occuper de sa mère. La guerre civile les oblige à s'exiler en France et en Belgique. La guerre finie, son mari demeure isolé à Murcie chez sa sœur. Carmen s'installe à San Lorenzo de El Escorial chez des amis à elle, jusqu'en 1941. En 1945, le couple se réunit et s'installe à Madrid, où elle vit jusqu'à la fin de ses jours. Son mari, Antonio Oliver, décède le .

vignette|gauche|alt=Peinture murale monochrome grand format représentant les bustes de personnalités espagnoles |Peinture murale représentant Peral, Conde, Aníbal, Torres & Cárceles, députation de Santa Lucia|300x300px Le , elle est désignée membre titulaire de l'Académie royale espagnole , au siège « K ». Son discours d'investiture s'intitule (Poésie face au temps et à l'immortalité). Principalement connue comme poète, elle est également l'auteure de huit romans.

Elle passe la fin de sa vie, entre 1992 et 1996, dans une maison de retraite à Majadahonda, près de Madrid.

Œuvres

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Anthologies

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Prix et distinctions

1967 : prix national de poésie pour ; 1980 : prix Ataneo de Sevilla pour ; 1987 : prix national de littérature enfantine et juvénile pour (berceuses et chants d’insomnie).

Postérité vignette|alt=Photographie couleurs d'une plaque de rue en forme de losange ; texte noir sur fond doré|Ici vécut l'écrivaine Carmen Conde|180x180px Carmen Conde, morte le , est inhumée au cimetière Saint-Just de Madrid. Son testament indique que toutes ses œuvres ainsi que celles de son mari sont léguées à la mairie de Carthagène, la ville qui l'a vu naître.

En 1986, Antonio Morales crée avec des textes de Carmen Conde, dirigé et interprété par Carmen Bernardos, et joué au Teatro Circo de Cartagena.

Bibliographie

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Notes et références

Liens externes

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