Fébus, aussi nommée ligne F, est la ligne de bus à haut niveau de service de l'agglomération paloise, exploitée par la SPL STAP sous l'égide du syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités, autorité organisatrice de la mobilité.
Lancé en 2001, le projet est étudié et validé par la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées en 2009 et, après les phases de concertation et d'enquête publique obligatoires, il est déclaré d'utilité publique le . Après les élections municipales de 2014, le projet est modifié principalement sur son tracé en centre-ville, la déclaration d'utilité publique modificative est accordée en 2017.
La construction se déroule d' à et la ligne de bus, mise en service le , majoritairement en site propre, est destinée à faciliter les déplacements entre le nord et le sud de Pau. Fébus relie l'hôpital François-Mitterrand à la gare de Pau via le campus universitaire et le centre-ville, dessert quatorze stations sur six kilomètres et concentre 22 % de la fréquentation du réseau Idelis avec deux millions de voyages en 2024.
Nommée en l'honneur de Gaston III de Foix-Béarn dit Gaston Fébus, elle est la première ligne de bus à haut niveau de service au monde exploitée à l'aide de huit Van Hool ExquiCity 18 fonctionnant à l'hydrogène via une pile à combustible, dont la mise en service est décalée au (la ligne fonctionnant temporairement avec des autobus au diesel). Cet hydrogène est produit localement dans une centrale construite dans le dépôt.
En 2026, l'agglomération paloise acte la fin à moyen terme des bus à Hydrogène face aux difficultés d'entretien suite à la faillite de Van Hool et aux problèmes d'approvisionnement en hydrogène. Des Mercedes-Benz Citaro G hybrides et eCitaro G électriques viennent en renfort pour assurer le service.
vignette|center|upright=3|Plan de la ligne.|alt=Plan de ligne en format thermomètre de couleur orange avec le nom des stations et les correspondannces.
Histoire Chronologie 2001 : amorce du projet. : vote du plan de déplacements urbains. : vote favorable de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées pour lancer les études. 2009 : études. : vote de l'agglomération pour réaliser la ligne. à : phases de concertation préalable. : reprise du projet par le Syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées (SMTUPPP). du au : enquête publique. : projet déclaré d'utilité publique. : le SMTUPPP vote la modification du projet après les élections municipales. à : construction du pont sur l'Ousse des Bois. du au : une concertation préalable pour valider les modifications du tracé. du au : concertation publique sur la modification du projet. : début du chantier. : déclaration d'utilité publique modificative accordée. : choix de Van Hool pour fournir des bus à hydrogène. : présentation du design des véhicules et du nom de la ligne, Fébus. : fin des travaux majeurs d'infrastructure. : travaux d'infrastructure complémentaires. : mise en service avec des bus de location. : mise en service des bus à hydrogène. : inauguration officielle.
Études vignette|L'ancienne ligne 6 du réseau STAP en 2008, en direction du centre hospitalier. Cette ligne avait un tracé similaire au Fébus sur sa section centre-ville - hôpital..|alt=Photo d'un bus blanc à pare-chocs bleu avec au fond les immeubles de la place de Verdun. vignette|Entre 2010 et 2019, c'est l'ancienne ligne T2 du réseau Idelis qui reliait la gare, le centre-ville et le centre hospitalier sur ce même itinéraire..|alt=Photo d'un bus blanc à pare-chocs vert sur fond de ciel bleu ennuagé.
Le projet de bus à haut niveau de service est initié en 2001 par le maire André Labarrère et est intégré au plan de déplacements urbains (PDU) voté le ... En 2000, André Labarrère propose la création d'un tramway..
Le , la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées vote en faveur de la réalisation des études de définition et de faisabilité.. En 2008 également, François Bayrou propose la mise en place d'un tramway sur pneus.
Les études de faisabilité sont lancées en pour définir si le BHNS doit être en site propre intégral ou partiel et ciblé à des endroits stratégiques ; dans tous les cas il doit être équipé de la priorité aux feux. Elles ont lieu au cours de l'année 2009, tandis que le réseau de bus est réorganisé en 2010.
Plusieurs axes sont étudiés : centre-ville - Zone d'activités de Serres-Castet via l'avenue Jean-Mermoz ; centre-ville - Zénith via l'allée Condorcet ; centre-ville - Hôpital François-Mitterrand via l'allée Condorcet ; centre-ville - Centre commercial Auchan via l'avenue du Général-Leclerc ; centre-ville - Lescar via le boulevard Charles-de-Gaulle ; centre-ville - Jurançon ; un axe de rocade via le cours Léon-Bérard.
L'axe nord-sud entre la gare de Pau et l'hôpital François-Mitterrand via le campus universitaire et le centre-ville est retenu de par le nombre important de grands équipements publics desservis, avec une fréquentation estimée de par jour pour près de résidant à moins de d'une station. Il suit également l'axe de la coulée verte imaginée par Léon Jaussely en 1929.
Plusieurs variantes de tracés sont étudiées au nord : celle finalement retenue desservant le quartier du Hameau et de l'hôpital François-Mitterrand via le boulevard de la paix, l'ajout d'une antenne complémentaire à la variante précédente jusqu'au zénith et le palais des sports via les allées Catherine de Bourbon et le boulevard du Cami-Sallé et une desserte à deux branches mais avec un tronc commun prolongé sur les allées Catherine de Bourbon, la desserte de l'hôpital se ferait par le nord et l'avenue de l'Europe.
Concertation et enquête publique vignette|Un Irisbus Crealis Neo 18 identique à celui présenté à Pau en 2011.|alt=Photo représentant un bus articulé gris et noir agrémenté de lignes rouges.
Le , la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées vote la réalisation de la ligne. En , le Syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées (SMTUPPP) nouvellement créé reprend le projet.
En , un Irisbus Crealis Neo 18 du bus à haut niveau de service de Nîmes est présenté au public place d'Espagne..
Une concertation préalable est organisée en plusieurs phases entre et , notamment entre le et mi- et dont le bilan est approuvé par le SMTUPPP le ..
En , la ville de Pau souhaite qu'une étude soit menée pour desservir plus finement le quartier du Hameau, que la ligne doit tangenter par l'avenue du Loup : deux variantes par l'avenue de Buros et le cœur du quartier sont étudiées puis retoquées en raison du surcoût engendré et du temps de parcours rallongé. Le boulevard de la Paix est l'un des points de crispation : le projet nécessite d'élargir le boulevard à de large tel que prévu par le plan local d'urbanisme, nécessitant d'exproprier certains riverains et commerçants qui souhaitent à la place dévier la ligne par le boulevard de Hauterive..
Le conseil municipal de Pau vote en faveur des dispositions d'avant-projet le , malgré le vote contre de 14 élus dont deux de la majorité...
L'enquête publique sur le projet (alors baptisé Bus-Tram) est organisée entre le et le ; le commissaire-enquêteur émet ensuite un avis favorable sans réserve et le projet est déclaré d'utilité publique (DUP) le .. La mise en service est alors prévue pour 2016.
Un sujet majeur aux élections municipales de 2014
Après les élections municipales de 2014 qui voient la majorité socialiste sortante être battue par la liste MoDem de François Bayrou., le projet est remis à plat dans l'objectif de réduire les coûts et l'impact des travaux en centre-ville notamment, tel que voté le par le syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées. En outre, l'hypothèse initiale d'une motorisation hybride diesel-électrique est abandonnée au profit d'une solution zéro émissions restant à définir.
Le projet a en effet été un sujet majeur de la campagne : si François Bayrou (MoDem) et Eric Saubatte (UMP) s'opposent au projet initial qu'ils jugent disproportionné, il ne fait pas non plus l'unanimité chez les écologistes (qui préfèrent prioriser la gratuité du réseau) ni même au sein de la majorité socialiste sortante entre ses partisans et ceux qui ne se prononcent pas...
Nouvellement élu, François Bayrou fait par ailleurs retirer les panneaux promotionnels du projet, qualifiant l'appellation de Bus-Tram d' en raison de l'utilisation du mot tram alors que le projet sera un système de bus.. Il annonce alors vouloir reprendre le tracé à deux branches vers l'hôpital et le Zénith par les allées Catherine de Bourbon et éviter le boulevard de la Paix où des expropriations sont nécessaires, abandonner le choix de bus de de long et tracer des voies de bus simplement délimitées par de la peinture et des plots pour réduire les coûts. Il est toutefois contraint par l'obligation de débuter le chantier du (appellation qu'il préfère à celle de Bus-Tram de l'ancienne majorité) avant fin 2014 sous peine de perdre les subventions de l'État notamment.. L'opposition municipale rappelle en que la majorité nouvellement élue maintient finalement quasiment à l'identique un projet qu'elle qualifiait de contrairement aux promesses de campagne de François Bayrou et qu'il est contraint par le cadre réglementaire d'un projet déjà déclaré d'utilité publique..
Premiers travaux et modifications du projet vignette|La rue Carnot sur sa partie nord, avec sa voie de bus aménagée pour Fébus.|alt=Photo d'une rue à sens unique avec, de gauche à droite : une bande cyclable, une voie pour la circulation générale et une voie de bus.
Fin 2014, la construction du pont sur l'Ousse des Bois débute symboliquement, cet ouvrage est le premier réalisé pour la ligne.. Le chantier débute réellement en .. Long de et large de , sa construction s'est achevée en . Il est situé sur la seule section de la ligne constituée de voies entièrement nouvelles, au cœur du pôle hospitalier..
Du au , une concertation préalable est organisée pour valider les modifications du tracé de la ligne..
Le , les élus palois se rendent à l'usine de Van Hool à Koningshooikt (Belgique). La motorisation électrique (avec recharge en ligne et au dépôt), alors jugée peu adaptée par les élus, est écartée au profit de l'hydrogène.
Entre le et le , une concertation publique est menée suite au nouveau tracé proposé pour la ligne en sens Nord-Sud : le tracé initial par le sud de la rue Carnot jusqu'aux halles est abandonné, tout comme la station République - Laborde pour un passage rue Palassou pour rejoindre le sens Sud-Nord rue René-Cassin.. Plus direct, ce nouveau tracé doit permettre d'économiser d'euros (20 % du coût global) et est contesté par l'opposition qui rappelle que le tronçon abandonné passe par la partie la plus commerçante de la rue. Dans le détail, la participation financière de la ville passe de 14 à 1,4 million d'euros avec ce nouveau trajet. Réalisée dans un cadre juridique ne nécessitant pas une nouvelle DUP, cette modification permet ainsi de ne toucher ni au stationnement latéral ni aux accès du parking souterrain.. Il permet par ailleurs d'augmenter de près de le linéaire parcouru en site propre.
L'hypothèse d'un passage en double sens rue des Alliés a été étudiée et écartée en raison d'une intégration trop complexe par rapport à la largeur de la voirie.
Construction vignette|redresse|alt=Photographie en couleurs d'une statue d'un homme devant un château.|La statue de Gaston Fébus devant le château de Pau, dont la ligne porte son nom.
Le chantier débute en sur la place d'Espagne et en sur la partie nord de la ligne., avant que la déclaration d'utilité publique modificative ne soit accordée le ..