Charles Assemekang, né le à Souanké dans le département de la Sangha, et mort le https://deces.matchid.io/id/xG8ZYmao4lsA Charles Assemekang] MatchID, est un magistrat et un homme politique congolais.

En 1969, il a étudié à l'Institut des hautes études d'Outre-Mer où il a obtenu son doctorat en droit.

En , il est secrétaire général du MSA (Mouvement social africain) de Jacques Napoléon Opangault.

Rentré au Congo après son doctorat, il est nommé président de la Cour suprême de jusqu'en 1991, passant le relais à Placide Lenga.

Il est notamment membre du Comité de défense de la révolution (CDR). Il est nommé ministre des affaires étrangères dans le gouvernement conduit par Alfred Raoul le . En 1970, Il est remplacé à ce poste par son neveu Auxence Ickonga.

Il a également été un membre du Comité central du Parti congolais du travail. En , sa carrière politique est brusquement stoppée. En effet, il est exclu du gouvernement et du Comité central du PCT, parti congolais du travail pour "pratiques occultes"Bazenguissa-Ganga, Rémy. Les voies du politique au Congo: essai de sociologie historique. Paris: Karthala, 1997. pp. 202, 425 à la suite d'une tentative de coup d'État perpétrée par Pierre Kinganga.

Deux ans plus tard, il fait partie du tribunal présidé par Henri Lopes et chargé de juger les présumés complices du coup d’État organisé par Ange Diawara depuis le maquis..

Du au , dans la salle d'audiences de la Cour criminelle du Palais de Justice de Brazzaville, avec comme Commissaire du gouvernement (procureur), Jacques Okoko, Charles Assemekang préside la cour révolutionnaire d'exception, lors du procès dit des "assassins du président Marien Ngouabi", mort tragiquement le à Brazzaville. Les sentences de ce tribunal seront très sévères (11 condamnés à mort, tous exécutés, en dehors de celle prononcée par contumace).

Charles Assémekang rejoint le cabinet de Denis Sassou N’guesso lorsque ce dernier devient président de la république en 1979, pour assumer les fonctions de conseiller juridique.

Charles Assemekang enseigne le droit à l’université de Brazzaville et est le père du code de la famille congolais en vigueur, promulgué le .

Œuvres

Essai sur l'évolution du droit pénal et le développement du Congo-Brazzaville : De la période pré-coloniale à la fin de la période coloniale (thèse de doctorat) - 1969 « Le parlement congolais dans la constitution de » - in Revue de droit des pays d'Afrique. Éditions Penant, vol. 85, no. 753, p. 335-350 vol. 85, no. 753, p. 335-350 - 1973 Le droit des personnes et de la famille : commentaire et guide pratique du Code de la famille de la République populaire du Congo - Éditions du ministère de la justice - 1984 La justice populaire au Congo : les tribunaux populaires de villages-centres ou de quartiers - 1986

Références

Catégorie:Ministre des Affaires étrangères de la république du Congo Catégorie:Diplomate congolais (RC) Catégorie:Élève de l'École nationale de la France d'outre-mer Catégorie:Naissance en juin 1926 Catégorie:Naissance en Afrique-Équatoriale française Catégorie:Décès en novembre 1991 Catégorie:Décès en république du Congo Catégorie:Décès à 65 ans