L'Estafette est un quotidien français publié entre 1876 et 1914.

Histoire

De 1876 à 1883

En 1873, Hippolyte de Villemessant, directeur du Figaro, journal paraissant le matin, a l'idée de compléter celui-ci par un second titre qui contiendrait toutes les dernières nouvelles financières et politiques de la journée, sans n'être pour autant qu'une simple édition du soir du Figaro. Après une première tentative infructueuse en association avec le directeur de La Presse, Villemessant lance L'Estafette, journal du soir le , en remplacement d'un autre journal du soir, le Journal de Paris d'Édouard Hervé (monarchiste constitutionnel)Journal de Paris, 30 avril 1876, .. Pour composer la rédaction du nouveau journal, Villemessant choisit Ernest Daudet comme rédacteur en chef, Auguste Vitu pour les « racontars de la Bourse » et son propre gendre, Benoît Jouvin, en tant que critique dramatique et musicalLe Figaro, 14 et 25 avril 1876, ..

À peine quelques semaines plus tard, Villemessant revend le journal pour francsÉmile Mermet, Annuaire de la presse française, Paris, 1880, . à Léonce Détroyat, qui venait alors de fonder le Bon Sens après avoir quitté la Liberté. Fusionnée avec le Bon SensLe Rappel, 7 juillet 1876, . au début du mois de juilletArchives commerciales de la France, 16 juillet 1876, ., l’Estafette devient un titre bonapartiste, qui soutient le maréchal de Mac Mahon lors de la crise du 16 mai 1877. À cette époque, son tirage quotidien est de exemplairesLe Figaro, supplément du novembre 1877, ..

Le , la société Détroyat-Soubeyran vend le journal à une société Détroyat-Albiot. Le marché conclu entre les deux raisons sociales n'ayant pas été exécuté, le quotidien est remis en vente par le liquidateur et racheté par Détroyat. Cependant, Jean Albiot conteste ce rachat et fait paraître sa propre édition de l’Estafette concurremment à celle de son ex-associé : ainsi, deux Estafette coexistent pendant quinze joursGil Blas, 17 juin 1882, .. Ayant gagné son procès, Albiot poursuit pendant quelques mois la publication du journal, qui adopte une ligne éditoriale républicaineÉmile Mermet, Annuaire de la presse française, Paris, 1883, ..

Entre le et le , un seul numéro est publié, le , afin de conserver la propriété du titreNotice du catalogue de la BNF (consultée le 11 mai 2018)..

De 1886 à 1914

En , une nouvelle Estafette, paraissant désormais le matin, voit le jour par la fusion du Gagne-Petit et de l’OpinionLe Rappel, 4 juin 1886, ., dont il reprend la numérotation. Son nouveau propriétaire, Odilon Crouzet, en est à la fois le directeur et le rédacteur en chef jusqu'au , date à laquelle il est arrêté pour avoir détourné plus de francs en tant que trésorier de l'Association syndicale professionnelle des journalistes républicains françaisLe Rappel, 31 décembre 1887, ..

Rachetée le mois suivant par le patron de presse Valentin SimondPierre Larousse, (cf. Bibliographie)., qui la fusionne avec le Réveil-Matin, l’Estafette est cédée en à une société anonyme agissant pour le compte de Jules Ferry. Le journal, qui continue à s'opposer au boulangisme et adopte la devise positiviste « Ordre et Progrès »Émile Mermet, Annuaire de la presse française, Paris, 1890, ., devient ainsi l'organe officieux de l'ancien président du conseil.

Le , le docteur Paul de Régla (1838-1918)Annales africaines, 4 avril 1913, , et 15 janvier 1918, . devient le directeur de l’EstafetteLe Constitutionnel, 15 janvier 1899, ..

Dotée d'un supplément hebdomadaire illustré entre 1894 et 1905, l’Estafette cesse de paraître en 1914.

Collaborateurs notables

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIX siècle, t. 17, supplément, Paris, 1890, . Liens externes

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