Philippe Nicolas Marie de Pâris, né le à Paris et mort le à Forges-les-Eaux, est un royaliste français qui assassina le député Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau.
Biographie Louis-Philippe Nicolas Marie de Pâris naît rue du Hazard à Paris le et il est baptisé le en l'église Saint-Roch de ParisExtrait des registres de la Paroisse de Saint-Roch de Paris - L'an mil sept cent soixante-trois et le treize novembre, a été baptisé par Michel-Antoine de Pâris, prêtre, demeurant au collège du cardinal Lemoine, Louis-Philippe Nicolas Marie, né d'hier, fils de Nicolas-Alexis de Pâris, architecte, bourgeois, et de Marie Charlotte Pinet, sa femme, de cette paroisse rue du Hazard ; le parrain Philippe-Michel Pinet, grand-père maternel ; la marraine Marie Elisabeth Gruau, veuve de Pâris, rue du Bacq, qui ont signé avec le père présent. Suivent les signatures. (Les Registres paroissiaux et d'état civil à Paris ont brûlé dans les incendies de la Commune de Paris en 1871 mais cet extrait est intégralement cité dans Rapport des commissaires envoyés à Forges-les-Eaux, département de la Seine-Inférieure, par Tallien, 1793, )..
vignette|right|L'assassinat de Lepeletier de Saint-Fargeau.
Pâris est l'un des « chevaliers du poignard » faisant partie de la garde constitutionnelle du Roi, compagnie de Coriolis, sans emploi après la dissolution de celle-ci. Ardent royaliste, Philippe Nicolas Marie de Pâris décide d'assassiner l'un des députés de la Convention qui vient de voter pour la mort de Louis XVI lors de son procès. Ne pouvant approcher Philippe d'Orléans, il tue d'un coup de sabre Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau dans un restaurant du Palais-Royal appartenant à un certain Février, le . Se présentant devant Lepeletier, Pâris lui dit, selon les témoignages : , ce à quoi il aurait répondu : ; Pâris lui enfonce alors son épée dans le côté en lançant : .
Il se cache quelques jours au Palais-Royal chez sa maîtresse, une parfumeuse. Quittant Paris à partir du , il fuit vers l'Angleterre. Rendu suspect par son comportement à un marchand de peaux de lapins choqué de l'entendre injurier la Révolution, il se tire un coup de pistolet dans la tête dans la chambre d'une auberge à Forges-les-Eaux où il meurt sur le coup le Registre d'état civil de la commune de Forges-les-Eaux (1793), Archives départementales de la Seine-Maritime., huit jours après le roi Louis XVI dont la mort lui avait été tant insupportable. Sur lui, sont trouvés son extrait d'acte de baptême délivré par la paroisse Saint-Roch de Paris et son congé de licenciement de la garde du roi en date du . Au dos de ce congé de licenciement est écritRapport des commissaires envoyés à Forges-les-Eaux, département de la Seine-Inférieure, pour constater les faits relatifs au suicide de l'assassin Pâris, par Tallien, 1793, pages 4 et 5, référence Gallica. :
« Mon brevet d'honneur
Qu'on n'inquiète personne ; personne n'a été mon complice dans la mort heureuse du scélérat Saint-Fargeau. Si je ne l'eusse pas rencontré sous ma main, je faisais une plus belle action ; je purgeais la France du régicide, du patricide, du parricide d'Orléans. Qu'on n'inquiète personne. Tous les Français sont des lâches auxquels je dis : Peuple dont les forfaits jettent partout l'effroi Avec calme et plaisir j'abandonne la vie Ce n'est que par la mort qu'on peut fuir l'infamie Qu'imprima sur nos fronts le sang de notre roi. Signé de Pâris l'aîné, garde du Roi assassiné par les Français. »
Le marchand de peaux de lapins Aguttes touche une prime de par la Convention en récompense en échange de sa dénonciationOrdre de paiement à Aguttes..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes
Récit du voyage de Pâris,
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