Le terme Krocha (ou Kracher) désigne un phénomène de mode éphémère, issu de la culture jeune autrichienne. Le terme dérive du mot viennois einkrochn (), et a été inventé par le DJ autrichien Stefan Berndorfer (Stee Wee Bee) Falter : bAM oIDa!, 2 avril 2008.. Cette type de culture jeune ne représente aucune valeur, ni croyance explicite.
En 2008, Krocha devient le deuxième mot le plus prononcé en Autriche, derrière Lebensmensch Der Standard: „Lebensmensch“ ist Wort des Jahres, 11 décembre 2008..
Expansion Entre 2007 et 2009, les adolescents qui s'autoproclament krochas vivent à Vienne et parfois aussi ailleurs en Autriche. Cependant, le terme s'est déjà bien répandu depuis longtemps Ostheimer im Netz: Krocha, Styla, Zerlega – ein Trend geht um, 9 février 2008.. Des sites web de partage vidéo tels que YouTube, Netlog ou MyVideo assistent à une recrudescence de vidéos relatant ce phénomène de mode visuel filmées par téléphone portable. À la fin de 2008, environ 1,7 % des jeunes, âgés de 11 à 29 ans, s'autoproclamaient Krocha DiePresse: Krise? Die Jugend auf Sparkurs, 20 mars 2009.. Ce phénomène décline rapidement dès la fin 2008.
Langue et apparence physique Le phénomène de définit par la création et l'usage de mots et d'un langage inventés, qui s'inspirent largement du patois viennois et de certaines langues locales issues de l'immigration Die Presse : Die Invasion der Neonkappen, 12 février 2008..
Comme presque tout phénomène de mode issu de la culture jeune, les krochas diffèrent visuellement du reste de la société par leurs vêtements. Conscients des marques, ils portent du D&G, De Puta Madre 69, Angel Devil, Baxmen et Ed Hardy. Ils portent généralement de l'or ou de l'argent et des baskets ou bottes blanches, des boxers, et des casquettes de marques comme Ed Hardy ou dites Flash Caps en néon, et des jeans serrés. Les krochas masculins portent la nuque longue. Les krocharinnen (krochas féminines) ont les cheveux teints en noirs, lissés ou blanchis, souvent avec une frange frontale coupée obliquement. Le krocha se bronze également la peau Der Standard : Stadtgeschichten: Krocha, 5 mars 2008..
Industrie musicale Les krochas écoutent de la schranz, du hardstyle, du jumpstyle et de la musique électronique. En début mai 2008, les maisons de disques Universal Music et EMI Group sortent des samplers intitulé krocha traxx Vol. 1 et Krocha Hits Vol. 1. Ces deux albums atteignent les classements musicaux locaux, le dernier à la deuxième place. En outre, le groupe de hip-hop The Vamummtn, sous contrat avec Universal Die Vammummtn sur Universal., sort l'hymne Krocha-Hymne, une parodie de cette nouvelle culture jeune. Le single est publié le .
Accueil Cet essor culturel est particulièrement mal perçu et rejeté par la presse autrichienne : exprime Oliver Grimm de Die Presse en 2008.
explique Philipp Ikrath, chef du département de la recherche sur la jeunesse à Vienne (Der Standard, 2008) Der Standard : Betucht, aber unpolitisch, 26 février 2008..
L'idée d'une quelconque idéologique politique est largement niée :
Notes et références
Liens externes TechnoTanzKlasse Vom Klassenzimmer in die Klassengesellschaft: Krochn, Tecktonik und Politik von Beat Weber auf „Malmoe on the Web“ Karikatur eines Krochas von Andrea Maria Dusl
Catégorie:Culture jeune Catégorie:Culture à Vienne (Autriche)