est un réalisateur et scénariste japonais né le et mort le .
Biographie Tai Katō nait le à Kobe, son véritable prénom est Yasumichi, son pseudonyme professionnel, Tai, vient d'une prononciation chinoise du caractère "Yasu".. En 1921, sa famille déménage à Nagoya, la ville d'origine de son père. Son oncle maternel est le réalisateur Sadao Yamanaka..
Après avoir abandonné ses études techniques, il quitte Nagoya pour Kyoto où il travaille quelque temps dans une société commerciale qu'il finit à son tour par quitter pour se rendre à Tokyo. Il sollicite l'aide de son oncle pour décrocher un emploi dans le milieu du cinéma et entre à la Tōhō en 1937 comme assistant réalisateur. Avec l'intensification de la guerre en Asie, Katō est appelé à d'autres fonctions, il est transféré en 1941 à la puis en 1944 à l'Association cinématographique du Mandchoukouo pour produire des documentaires.
vignette|redresse|gauche|Tai Katō en 1967. De retour au Japon en 1946, Tai Katō retrouve une place d'assistant réalisateur à la Daiei, ce qui lui permet de travailler avec Daisuke Itō, l'un des réalisateurs qu'il admire le plus., sur des films comme et puis avec Akira Kurosawa sur . En 1950 cependant, il est renvoyé de la Daiei pour ses activités syndicales lors de la « », équivalent japonais du maccarthysme.
En 1951, la chance tourne enfin et il réalise ses premiers films dans une petite compagnie indépendante, , et à la Shintōhō avant de s'engager à la Toei en 1956. Tai Katō s'affirme à la Toei, à l'instar d'un Seijun Suzuki à la Nikkatsu, comme un réalisateur qui se forge un style original à partir d'un cinéma populaire traditionnel.. La star-maison Kinnosuke Nakamura devient son acteur fétiche..
En 1962, Tai Katō réalise à contrecœur Liens de sang, déplorant la petite quinzaine de jours de tournage qu'on lui accorde. Afin de gagner du temps, il découpe cette commande en une succession de plans séquences fixes, filmés en grand angle. Cette mise en scène deviendra sa marque de fabrique et le film, l'un de ses plus célébrés.
Il fait partie des meilleurs réalisateurs spécialisés dans le film de genre. Ses films sont fignolés, pleins de longues scènes contemplatives, émaillés de brusques moments d'action. Il tourne des films autour de scénarios de , l'homme qui quarante ans plus tôt a défini les lois du jidai-geki..
Tai Katō a réalisé plus de 40 films et écrit autant de scénarios entre 1951 et 1984..
Filmographie Sauf indication complémentaire, la filmographie de Tai Katō est établie à partir de la base de données JMDb. Les titres français proviennent de la rétrospective Tai Katō à la Cinémathèque française du au . Comme assistant réalisateur 1947 : de Daisuke Itō 1948 : de Daisuke Itō 1949 : de Santarō Marune 1949 : de Santarō Marune 1950 : d'Akira Kurosawa
Comme réalisateur vignette|Junko Ikeuchi et Kinnosuke Nakamura dans Tokijirō, le loup solitaire (1966). La mention indique que Tai Katō est aussi auteur du scénario. 1951 : 1951 : 1952 : 1952 : 1955 : 1955 : 1957 : 1957 : 1958 : 1958 : +scénariste 1958 : 1958 : 1959 : +scénariste 1960 : +scénariste 1960 : 1960 : 1961 : 1961 : Le Spectre de Dame Iwa : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP +scénariste 1962 : Liens de sang : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP +scénariste 1962 : 1963 : Chroniques guerrières du clan Sanada : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP 1964 : Le Ninja du vent : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP +scénariste 1964 : L'Indomptable d'Edo : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP 1964 : Contes cruels au pays du soleil couchant : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP 1965 : Le Sang de la vengeance : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJPLe Sang de la vengeance (1965) - Cinémathèque française 1966 : Tokijirō, le loup solitaire : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP 1966 : 1966 : Délit de faciès : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP +scénariste 1966 : +scénariste 1967 : . 1968 : Requiem pour un massacre : titre français du film lors de la rétrospective « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du 17 janvier au 18 février 2012 à la MCJP +scénariste 1969 : 1970 : +scénariste 1971 : <ref>Note : le film est projeté sous le titre La Joueuse à la pivoine - J'aurais ta peau lors de la rétrospective « Japon : vingt cinéastes d'aujourd'hui » du 10 janvier au 10 février 1974 à la Cinémathèque française</ref> +scénariste 1972 : 1972 : +scénariste 1973 : +scénariste 1973 : 1973 : +scénariste 1977 : +scénariste 1981 : +scénariste 1981 : The Ondekoza (1981) : titre du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais ( partie) » du 23 janvier au 25 février 2019 à la Cinémathèque françaiseNote : The Ondekoza a été filmé en 1981 et a fait l'objet d'une sortie posthume en 1994. Source : .
Comme scénariste 1953 : de Ryō Hagiwara 1953 : de Ryō Hagiwara 1954 : de Shigehiro Ozawa 1954 : de Ryō Hagiwara 1955 : de Kajirō Yamamoto 1956 : de Yasushi Sasaki 1957 : de 1957 : de Yasushi Sasaki 1959 : de Yasushi Sasaki 1959 : de Shigehiro Ozawa 1960 : de 1961 : de 1962 : de 1963 : de Eiichi Kudō 1963 : de Shigehiro Ozawa 1963 : de Yasushi Sasaki 1964 : de Yōji Yamada 1965 : de 1966 : de Hirokazu Ichimura 1971 : de Yoshitarō Nomura 1971 : de Yoshitarō Nomura 1972 : de Yoshitarō Nomura 1975 : de Kōichi Saitō 1983 : de Haruhiko Mimura 1984 : de Haruhiko Mimura
Récompenses et distinctions 1981 : Prix spécial pour l'ensemble de sa carrière au festival du film de Yokohama
Postérité En 1997, le Festival de Locarno propose une rétrospective de douze films de Tai Katō, cette rétrospective est reprise à l'année suivante à la Cinémathèque française..
En 2012, la Maison de la culture du Japon à Paris présente un cycle « Les Maîtres de l'âge d'or du cinéma de genre japonais, vol 1 : Kenji Misumi et Tai Katō » du au , comprenant notamment les films Le Spectre de Dame Iwa (1961), Chroniques guerrières du clan Sanada (1963), Le Ninja du vent (1964), L'Indomptable d'Edo (1964), Délit de faciès (1966), Tokijirō, le loup solitaire (1966), Requiem pour un massacre'' (1968)..
En 2026, la Cinémathèque française propose une vaste rétrospective de l'ensemble des 42 films réalisés par Tai Katō, du au .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Réalisateur japonais Catégorie:Scénariste japonais de cinéma Catégorie:Naissance en août 1916 Catégorie:Naissance dans la préfecture de Hyōgo Catégorie:Décès en juin 1985 Catégorie:Décès à 68 ans