La Zaouïa de Sidi Amar et-Tensi est un édifice religieux situé à Alger en Algérie. Elle fait partie des Zaouïas en Algérie affiliées à la Confrérie Chadhiliyya sous la tutelle du Ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et de la Référence religieuse algériennehttps://www.google.com/maps/dir/36.7831922,3.0496969//@36.7842748,3.0522289,1265m/data=!3m1!1e3.
Construction C'est le théologien "Sidi Amar et-Tensi" qui fit construire cette zaouïa en 1632 grégorien, équivalent à l'an 1042 hégirien, au-dessus de l'actuel "cimetière El Kettar" non loin du quartier Kettani de Bab El Oued..
Cet érudit est natif de la ville de Ténès dans l'actuelle wilaya de Chlef..
Le nom complet de ce faqîh est " ben Moussa et-Tensi"..
Mais la prononciation dialectale du nom se réduit à en langue algérienne, et c'est ainsi que ce théologien est plus connu par "Sidi Amar" que par "Sidi Omar".
Il s'est installé à Alger pour propager le rite de la Chadhiliyya répandu dans les zaouïas de la plaine de Khemis Meliana et de la plaine du Bas-Chelif.
Description La zaouïa de Sidi Amar et-Tensi était composée de plusieurs édifices.: Une mosquée à l'intérieur de la Casbah d'Alger sans minaret avec toiture en tuiles selon le style architectural berbère. Une mosquée à l'extérieur de la Casbah d'Alger selon le même style architectural. La zaouïa proprement dite en dehors de la Casbah d'Alger. Une maison pour le cheikh de la zaouïa. Un mausolée honorant le défunt "Sidi Amar ben Moussa et-Tensi". Des salles de classe pour l'enseignement du Coran et des sciences islamiques. Des lieux d'hébergement des disciples..
Mausolée Le mausolée de "Sidi Amar et-Tensi" était situé dans l'enceinte de cette zaouïa où il a été enterré à sa mort en 1654 grégorien équivalent à 1065 hégirien.
Il a été inscrit comme édifice protégé dans les registres de dar Es-Soltane par un acte notarié.
Ce dôme contenant une châsse n'était distant de la zaouïa de Sidi Abderrahmane et du lycée Émir Abdelkader que d'environ trois kilomètres.
Les visiteurs s'y adonnaient au tawassoul et au Duaa selon les préceptes de la référence religieuse algérienne..
Ce mausolée a été restauré en 1701 grégorien équivalent à 1113 hégirien..
Waqfs La zaouïa de Sidi Amar et-Tensi subvenait aux frais de son fonctionnement et de son équipement, ainsi qu'à son entretien, au travers des revenus engrangés par une multitude de biens du Waqf qui lui appartenaient..
La gestion des biens habous de la zaouïa et des mosquées situées en dedans et en dehors de l'enceinte de la Casbah d'Alger, ainsi que le produit de la vente des tombes et des tributs, était faite par l'oukil qui les employaient aux diverses dépenses..
Ces dépenses consistaient dans la fourniture d'huile, de nattes, de matériaux de construction, de frais de réparation et d'entretien, ainsi que d'autres articles indispensables..
Ces biens Waqfs étaient composés de plusieurs édifices et terrains composant la dotation de cette zaouïa dans la Mitidja: Plusieurs "Zouidjas" inscrites au Habous. Une propriété de "Zouidjas" à Mouzaia. Une propriété de "Zouidjas" à Soumaa. Une propriété de "Zoudj" à "Ouled Touk". Une propriété de "Zoudj" à "Ouled Debis". Une propriété de "Zoudj" à "Ouled El-Bedha". Une propriété de "Zoudj" à "Ouled El-Kohla". Une propriété de "Zoudj" à "Ouled El-Ferid".
Ces biens du Habous étaient soustraits au droit de paiement de la Zakât communément désignée par "El Achour".
C'est ainsi que les biens Waqfs de cette zaouïa étaient affranchis des droits de l'achour et autres dus de dar Es-Soltane de sorte qu'il ne leur est pas réclamé d'achour, repas, grains, domestiques en corvées, taxes payées au secrétaire du magasin (katib et-makhzène), entretien d'un cheval de la régence d'Alger, volaille donnée à l'occasion de la fête, beurre et autres objets, soient petits on grands, dus suivant l'usage à la régence, de quelque nature que ce soit, et cette faveur était entière et générale..
Oukils La charge d'administration de cette zaouïa était assumée par un "Oukil" qui était une fonction héréditaire dans la famille du marabout "Sidi Amar et-Tensi"..
Plusieurs oukils se sont succédé dans la gestion de ce lieu de culte musulman..
+ Oukils de la zaouïa de Sidi Amar et-Tensi N° Oukil Début Fin 01 Sidi Amar et-Tensi 1632 1654 02 Mohamed ben Ali 1654 1662 03 Mohamed El Imam 1662 1688 04 Mohamed ben Mohamed 1688 1690 05 Omar ben Mohamed 1690 1701 06 Abdelkader ben Oukil 1701 1742 07 Mustafa ben Larbi 1742 1787 08 Ali ben Lamine 1787 1812
Activité cultuelle La zaouïa de Sidi Amar et-Tensi animait la célébration du Mawlid durant plusieurs jours..
Lors de cette illustre festivité annuelle, l'Oukil de la zaouïa donnait avec ses disciples de la nourriture, pendant ces jours heureux de Rabia al awal, aux pauvres, aux indigents et aux voyageurs.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Ministère des Affaires religieuses et des Wakfs en Algérie Référence religieuse algérienne Zaouïas en Algérie
Liens externes
Sources
Catégorie:Zaouïa à Alger Catégorie:Édifice construit en 1632 Catégorie:Sunnisme Catégorie:Mosquée à Alger