La (en occitan : carrièra dels Reganhs) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La rue des Régans est une voie publique. Elle naît perpendiculairement à la rue Pharaon. Orientée à l'est, longue de 104 mètres et relativement rectiligne, elle est relativement étroite, puisque sa largeur ne dépasse 6 mètres. Elle se termine au carrefour de la rue du Languedoc.
La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à sens unique, de la rue du Languedoc vers la rue Pharaon. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées La rue des Régans rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Rue Pharaon Rue du Languedoc
Odonymie Le nom de la rue des Régans se retrouve dès la fin du (carraria Reganhorum en latin médiéval). On connaît une famille Régans qui possédait un immeuble dans cette rue. Ainsi, Raimond-Pierre Régans fait par testament de nombreux dons aux églises, aux couvents, aux ponts et aux recluses de la ville en 1212Chalande 1917, .Salies 1989, vol. 2, .. En 1794, pendant la Révolution française, elle fut renommée rue la Valeur, mais ce nom ne subsista pasSalies 1989, vol. 2, ..
Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, la rue des Régans appartient au capitoulat de Saint-Barthélémy. C'est une voie étroite et tortueuse, dont la largeur ne dépasse pas 5 mètres. Elle relie la rue Pharaon à l'ouest, aux rues Saint-Barthélémy et Guilhem-Bernard-Parador (actuelle rue du Languedoc) à l'est - elle est d'ailleurs un peu plus longue que la rue actuelle, puisqu'elle débouche face à l'hôtel de Blaise d'Auriol (actuel ), rue Saint-Barthélémy. La proximité du parlement de Toulouse (emplacement de l'actuel Palais de Justice) explique que sa population change, à partir du . Les parlementaires et les procureurs se font plus nombreux et habitent la plupart des immeubles jusqu'à la Révolution française. Quelques artisans seulement occupent des maisons sur le côté nord, comme propriétaires ou locatairesChalande 1917, ..
La plupart des immeubles de la rue des Régans sont reconstruits entre le (actuels et 1bis, 5) et le (actuels , 7-11 et 15). L'hôtel de Boissy (actuel ), construit à la fin du pour le capitoul Jean de Boissy, est caractéristique des hôtels particuliers construits pour l'élite urbaine toulousaine à cette périodeSalies 1989, vol. 1, ..
Époque contemporaine Au début du , la municipalité toulousaine veut favoriser la circulation dans les rues de la ville et plusieurs immeubles sont reconstruits selon le nouvel alignement (actuels et 17). Au tournant du , les travaux de la rue du Languedoc bouleversent le côté est de la rue et lui enlèvent ses dernières maisonsChalande 1917, ., tandis que de nouveaux immeubles, dans le style éclectique, sont élevés (actuels , 14 et 17).
Patrimoine et lieux d'intérêt 4 : immeuble. Cet immeuble en corondage est construit au . Le pan de bois et le hourdis en brique sont cependant cachés par un enduit. Les niveaux sont séparés par des cordons de bois et percés de simples fenêtres rectangulaires..
7 : immeuble. L'immeuble, élevé au , compte quatre niveaux (rez-de-chaussée, deux étages et un niveau de combles). Le rez-de-chaussée est ouvert par une porte piétonne, surmontée d'une imposte en fer forgé, et encadrée de deux grandes arcades de boutiques voûtées en anse de panier. La pierre de taille est utilisée pour les piédroits des arcades et de la porte. Les étages sont séparés par des cordons de brique et les trois travées de droite sont mises en valeur par un encadrement de dosserets. Les fenêtres sont segmentaires et possèdent des garde-corps en fer forgé – mais seuls ceux du semblent dater du ..
8 : hôtel de Boissy. Un hôtel particulier est construit à la fin du pour Jean de Boissy, docteur et avocat au parlement, capitoul en 1671-1672, mais il est remanié au siècle suivant. En 1827, les sœurs du Saint-Nom de Jésus, autorisées par ordonnance royale à fonder une maison pour l'éducation des jeunes filles, occupent l'hôtel de Boissy et plusieurs immeubles sur la rue du Vieux-Raisin (emplacement des actuels rue du Languedoc). L'architecte Urbain Vitry réalise plusieurs travaux d'agrandissement pour les sœurs en 1850, mais elles sont expulsées par la loi de 1905Salies 1989, vol. 2, ...
15 : immeuble. Un premier immeuble est construit au , dont il ne subsiste plus que les parties latérales dans la cour intérieure. Au rez-de-chaussée, la porte est de style gothique tardif. Elle est surmontée d'un linteau en pierre orné de deux lions affrontés qui soutiennent un blason. La tour d'escalier est en pan de bois hourdé de brique et couvert d'enduit. La façade sur la rue, de style classique, a été remaniée au ..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome V, Toulouse, 1917, . Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Hôtels particuliers de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Regans Regans Catégorie:Quartier des Carmes