Le Premier livre de madrigaux à cinq voix (titre original en italien, ) est un recueil de quatorze madrigaux composé par Luca Marenzio, publié en 1580 à Venise et dédié au cardinal Luigi d'Este.
Comprenant certains madrigaux parmi les plus appréciés de tout le répertoire de la musique vocale de la fin de la Renaissance en Italie le Premier livre de madrigaux à cinq voix a rencontré un succès public extraordinaire, que les recueils de la maturité du compositeur n'ont pu égaler.
Présentation Effectif vocal Le Premier livre de madrigaux de Marenzio est composé pour cinq voix . Cette dernière partie ne renvoie pas à une tessiture précise, mais peut être chantée par une deuxième soprano, alto ou ténor selon les pièces. Le musicologue anglais James Chater observe que, .
Cependant, le dernier madrigal est un , comprenant donc deux groupes de quatre chanteurs séparés dans l'espace pour créer des effets de réponses et de contrepoint en écho.
Poèmes mis en musique Liquide perle (Lelio Pasqualino) Ohimè dov'è il mio ben (Bernardo Tasso) Spuntavan già (anonyme) Quando i vostri begli occhi (Jacopo Sannazaro) Tirsi morir volea (Giovanni Battista Guarini) Dolorosi martir (Luigi Tansillo) Che fa oggi il mio sole (anonyme) Lasso ch'io ardo (anonyme) Venuta era Madonna (Jacopo Sannazaro) Madonna mia gentil (anonyme) Cantava la più vaga pastorella (anonyme) Questa di verde herbette (anonyme) Partirò dunque (anonyme) O tu che fra le selve , pour deux groupes séparés à quatre voix (parfois attribué à Torquato Tasso)
Publication Édition Le Premier livre de madrigaux à cinq voix de Marenzio est publié en 1580 à Venise par l'éditeur Angelo Gardano.
Dédicace Marenzio dédie son Premier livre de madrigaux à cinq voix au cardinal Luigi d'Este, frère du duc de Ferrare Alphonse II, petit-fils du roi de France Louis XII et . Cette dédicace, sous la forme traditionnelle d'une lettre pleines de louanges à l'égard de son protecteur, est datée du à Rome et témoigne de l'ambition, pour le musicien âgé de seulement vingt-six ans, de s'élever dans les sphères de la noblesse romaine grâce au puissant homme d'Eglise. Cependant, le cardinal est un homme dans la quarantaine, .
De toute évidence, le compositeur s'adressait plutôt à un prince et .
Postérité Rééditions On ne saurait s'étonner de ce que le caractère sensuel, voire librement érotique, de certaines pièces du Premier livre de madrigaux à cinq voix de Marenzio ne provoqua , étant donné le climat général de et la dolce vita de l'entourage du pape, dont témoigne le Journal de voyage de Montaigne à cette époque.
Le Premier livre de madrigaux à cinq voix rencontra un succès public . Il faut compter au moins . Dans sa biographie du compositeur, Marco Bizzarini propose la date du , .
Influence Le Premier livre de madrigaux à cinq voix de Marenzio met en musique plusieurs poèmes qui serviront de modèles aux plus grands compositeurs de madrigaux italiens de l'époque : Tirsi morir volea, par exemple, est repris par Giaches de Wert dès l'année suivante (1581), par Philippe de Monte en 1586, Andrea Gabrieli en 1587 et encore avant que Carlo Gesualdo ne l'intègre dans son Premier livre de madrigaux en 1594.
Marenzio lui-même avait repris le poème d'après un madrigal du compositeur flamand Leonard Meldert dont il est probable qu'il avait pris connaissance à Ferrare, mais les nombreuses adaptations qui suivirent .
L'une des adaptations les plus originales de ce madrigal est la transcription intégrale qu'en a réalisé Peter Philips pour le virginal, après avoir assuré la diffusion en Angleterre de plusieurs madrigaux du Premier livre de Marenzio. De fait, cette pièce en trois parties, insérée dans le Fitzwilliam Virginal Book, .
Discographie Luca Marenzio, Primo Libro di Madrigali a cinque voci, La Compagnia del Madrigale (2013, Glossa GCD 922802)
Bibliographie Ouvrages généraux
Monographies
Notes discographiques
Références
Liens externes
Marenzio 1 Catégorie:Œuvre de Luca Marenzio Catégorie:Musique classique vocale en italien Catégorie:Œuvre musicale composée en 1580