Maximilien Antoine Joseph Münch (né à Auray le et mort pour la France le ) est un aviateur français, as de la Première Guerre mondiale.
Au moment de sa mort, Maximilien Münch est le chef de l'escadrille C 61.
Famille Maximilien Münch est issu d'une famille alsacienne.
Son grand-père, Antoine Münch est né à Schwartbach.
Il est le fils de Joseph MünchDécoré de la Médaille militaire le . (1851-1911) et de Valentine Chéru (1857-1950)Les deux premiers enfants du couple, dont Maximilien, seront reconnus lors du mariage de leurs parents en 1888.. Joseph Münch est adjudant au régiment d’infanterie basé à Vannes, puis receveur buraliste à Étel.
Il a une sœur et un frère cadets : Jeanne (1889-1972) et Joseph (1889-1971)Joseph Münch est engagé volontaire pour quatre ans, à compter du 6 mai 1908 (au Régiment d’infanterie basé à Vannes). Sergent le 17 avril 1910 et obtient le certificat de bonne conduite. Il quitte le service actif pour la réserve le 6 mai 1912. Le 13 février 1913, il se réengage pour cinq ans au Régiment d’Artillerie Coloniale basé à Lorient, comme canonnier. Il sera Brigadier le , puis Maréchal des Logis le . Il participe à la campagne contre l’Allemagne du au . Décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze et sera cité le : S’est employé avec un sang froid digne des plus grandes éloges à soustraire les chevaux des avant-trains à un bombardement meurtrier. Il est aussi titulaire de la médaille de la Victoire et de la médaille Commémorative. Le , il est nommé Maréchal des Logis Fourrier. Il se réengage une nouvelle fois pour quatre ans le . Il est nommé Maréchal des Logis Chef en septembre 1920. Il séjourne et fait campagne en AOF au Régiment d’Artillerie Coloniale du au puis du au . À son retour, il est affecté au Régiment d’Artillerie Coloniale Lourde. Libéré du service actif après 16 années le , il est affecté dans la réserve. Le , il reçoit la Médaille militaire. Il sera dégagé de toutes obligations militaires le ..
Carrière militaire
Maximilien Münch s'engage pour 3 ans, à Lorient.. Il intègre l'ESM de Saint Cyr, le avec la promotion du centenaire d’Austerlitz (1904-1906)..
À sa sortie de Saint Cyr, il rejoint le régiment d'Infanterie basé à Tours. Il est alors sous-lieutenant ().
Il obtient le brevet de pilote civil le () puis le brevet de pilote militaire le ().
En , il se trouve à l’escadrille BL3 qu'il quitte en pour commander la division d’instruction Caudron du Plessis-Belleville. C'est cette escadrille que rejoindra au mois de le tout jeune caporal Georges Guynemer.
Maximilien Münch est le premier commandant de l’École de pilotage de Toursalbindenis.free.fr/Site_escadrille/Ecoles_Tours.htm.
À sa demande, il part aux armées et prend le commandement de l’escadrille C 61 le .
Il meurt en combat aérien le , abattu à 11 heures 10 près de Balschwiller (Haut Rhin) sur un Caudron G-4, en compagnie du sous-lieutenant Charles Marie Goursaud de Merlis (1894-1916)Né le 12 décembre 1894 à Rochechouart (Haute-Vienne), il était affecté au Régiment d’Artillerie. Le Lieutenant de Merlis avait les fonctions de lieutenant observateur à l’escadre C 61, lieutenant observateur. vignette|gauche|Chalons-Melette, le 31-08-1915. Biplan Caudron à deux moteurs - Fonds Berthelé.
Ses obsèques, et celles de son infortuné camarade, sont célébrées à Fontaine, le , en présence du général Albert Baratierhttps://forum.pages14-18.com ›... › AVIATION (1864-1917), vignette|Baratier jeune.
En 1922, sa dépouille sera transféréeLe corps est arrivé à Vannes dans le convoi du 25 août 1922 - voir article du Nouvelliste du Morbihan en date du 24 août 1922 au cimetière communal d'Etel.. où sa tombe a été rénovée par le Souvenir Français - Quiberon/ria d'Etel.
Citations
"Très brillant officier, pilote très hardi et des plus expérimentés. Ancien chef pilote des écoles d'aviation de Pau et d'Avord. A effectué, depuis le début de la campagne, plus de 60 heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous un feu parfois extrêmement violent d'artillerie et d'infanterie. Le notamment, presque dès le début d'une reconnaissance, l'avion qu'il montait fut touché par des fragments d'un obus ayant éclaté sous la queue de l'appareil. Le stabilisateur fut gravement endommagé et une partie fut emportée par un éclat. Malgré le danger à poursuivre son vol avec d'aussi graves avaries, a continué sa reconnaissance et n'est revenu atterrir qu'après avoir achevé sa mission, donnant ainsi une preuve de ses brillantes qualités de pilote en même temps qu'un magnifique exemple de sang-froid, de courage et d'audacieuse résolution© Mémorial-GenWeb 2000-2018 - Déclaration C.N.I.L. ."
Hommages
Une place capitaine Münch a été baptisée dans l'enceinte de l'école d'aviation militaire de Tours/Parçay-Meslay, () ; Son nom figure sur le monument aux Morts de la commune d'Etel, sur le Livre d'Or du Lycée de Rennes et une plaque commémorative Lycée Émile Zola, sur le Livre d'Or du ministère des pensions, et sur une plaque commémorative dans l'église d'Etel.
Décoration 50px Légion d'honneurVoir Base Léonore - LH/1966/8 Croix de Guerre 14-18 avec 5 citations et 3 palmes
Références
Catégorie:Naissance à Auray Catégorie:Naissance en mai 1885 Catégorie:Décès en septembre 1914 Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Décès à 29 ans Catégorie:Décès en Alsace-Lorraine