Pierre Roland-Lévy, né le à Paris (8), et mort le à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est un magistrat français.

Biographie Famille Il est le fils du médecin Georges-Lazare Lévy et de Jeanne-Marie Bonn.

Le , Pierre Roland Lévy, militant communiste, se fiance à Yveline Pachon, qu'il épouse ensuite avant de divorcer en 1939« Yveline Pachon et le militant communiste Pierre Roland Lévy se fiancent au Cercle militaire , le 14 mars 1931 », collections du FHJU..

Marié en 1940 avec Georgette Glodek (1928-2004), exfiltrée par le réseau de Georges Loinger, rescapée du centre de triage du Parc des Cropettes et réfugiée à Versoix, durant la Seconde Guerre mondiale. , sœur de la peintre Mireille Miailhe et du résistant, René Glodek, il a une fille, Danielle, épouse de l'avocat du procès de Paul Touvier, Yves AmblardL'affaire Touvier: chronique d'un procès en idéologie, de Jacques Trémolet de Villers, p.153, 379, 383, fils de Gaston Amblard, et un fils, Fabien Roland-Levy, journaliste à Libération, au Parisien et au Point, marié à la rédactrice en chef adjointe du magazine Elle, , fille de l'avionneur Claude de Cambronne.

En , Georgette Glodek, attaque en justice le révérend , chapelain de l'église anglicane Saint-Georges de Paris, pour avoir baptisé ses deux enfants sans son accord, et fait appel à la reine Élisabeth II, pour annuler la conversionArchive of the Jewish Telegraphic Agency.

Marié en secondes noces avec Janice Gorin, le couple a trois enfants : Christine, Caroline et Jean-Pierre, lequel devient assistant monteur de La Femme de ma vie, de Régis Wargnier, Roselyne et les Lions, de Jean-Jacques Beineix et Downtown 81, d'Edo Bertoglio. Le couple divorce en 1977.

Déportation et carrière

Durant l'Occupation, en , à l'occasion d'un différend immobilier, le locataire de Roland-Lévy, le cinéaste Louis Salabert, demande l'arbitrage de l'Institut d'étude des questions juives, du capitaine Paul Sézille, qui se prononce en sa faveur, considérant sa qualité d'ancien prisonnier de guerre, d'adhérent aux « Amis de l'Institut d'étude des questions juives » et de critique d'un cinéma « investigateur du crime, propagateur de mauvaises mœurs, dangereux même pour la loi et la santé de l’âme »[https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01022726/document L. Salabert, Le film corrupteur in: Dictionnaire de la censure au cinéma de J-L. Douin, 1ére édition, 1998, PUF, pp. 184], Les contentieux de l’image : étude de jurisprudence comparée de Laurent Jourdaa.

À l'automne 1941, Gabriel Péri avant son exécution au Mont Valérien. demande à Roland-Lévy d'effectuer des démarches pour la veuve de Jean Catelas, exécuté en représailles à l'assassinat d'un officier de la Kriegsmarine, l'aspirant Moser, par le colonel Fabien. : Roland-Lévy est arrêté, enfermé à la Prison de la Santé, puis au Centre pénitentiaire de Fresnes avant d'être déporté vers le camp de camp de concentration d'Oranienbourg-SachsenhausenAmicale, Camp Sachsenhausen où il est détenu comme employé du bureau des inscriptions (« Schreibstube »), numéro de matricule Ghetto Fighters House Archives, Infocenters, du au , date de la libération du camp par la Armée Soviétique : il fait partie du convoi des françaisLe camp de concentration de Oranienbourg - Sachsenhausen, Encyclopédie BS Editions qui partent de Compiègne le .

Avocat à la Cour de Paris, Pierre Roland-Lévy est, après la Libération, nommé chef de cabinet au ministère du Travail, dirigé par Ambroise Croizat.

Pierre Roland-Lévy est après la guerre le fondateur et le président de l’Amicale des déportés au camp d’Oranienburg. En 1947, il est présenté au Conseil supérieur de la magistrature, par le groupe communiste. Le , il figure, avec Georges Séguy, parmi les membres fondateurs du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples). Exclu du Parti communiste au cours de l’hiver 1949-1950 et mis en demeure de donner sa démission, il s’est néanmoins maintenu dans ses fonctions, par le Président de la république, Vincent Auriol. En mars 1951, il est suspendu de ses fonctions au Conseil supérieur de la magistrature, pour avoir commis une indiscrétion au profit de la presse communiste, à propos d’une demande de grâce formulée par un malgache, Samuel Rakotondrabe, commandant des forces rebelles à Madagascar, condamné à mort en par un tribunal militaire..

Il se lie d'amitié avec Simone Penaud-Angelelli, et collaborateur de Raymond Rosenmark (1885-1950), les avocats de Jean Voilier et Robert Denoël. Le , un journaliste signant sous le nom alternatif de Roger ou Robert Darbois, mentionne son nom dans un article d' Express dimanche, le mettant durement en cause, dans l'affaire liée à l'assassinat de l'éditeur, pour avoir découvert le corps gisant de l'éditeur avec Guillaume Hanoteau, avocat, écrivain et futur mari de la comédienne, Alice SapritchL'assassinat de Robert Denoël, France Inter.

En 2004, le comédien :

Bibliographie La Nouvelle Bataille, documentaire de Jean Lods, commentaires de Roland-Lévy, Paris, Association pour la formation professionnelle de la main-d'œuvre / Ministère du Travail, 1946.. Procès Maniu : rapport de M. Pierre Roland-Lévy à l'Association internationale des juristes démocrates et au mouvement national judiciaire, présenté le à la Maison de la pensée française, 1947Procès Maniu. . A. Louise Staman, With the Stroke of a Pen: A Story of Ambition, Green, Infidelity, 2002. . , France’s Purveyors of Hatred: Aspects of the French Extreme, 2020.

Liens externes

Avocats en Résistance : actes de résistance dans les barreaux, de Loïc Damiani, sur Cairn Info L'assassinat de Robert Denoël, sur Cairn Info

Notes et références

Catégorie:Résistant français Catégorie:Personnalité du Parti communiste français Catégorie:Déporté au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen Catégorie:Avocat français du XXe siècle Catégorie:Naissance en décembre 1908 Catégorie:Naissance dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en novembre 1990 Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Décès à Saint-Mandé Catégorie:Membre du MRAP Catégorie:Survivant des camps de concentration nazis Catégorie:Membre du Conseil supérieur de la magistrature (France)