est une série d'animation ONA japonaise réalisée par Masaaki Yuasa et écrite par Ichirō Ōkouchi. Fondée sur le manga Devilman de Gō Nagai, elle est produite par le studio Science SARU en tant que série originale Netflix et diffusée sur le site de streaming le .
La série transpose l’univers originale des années 1970 au tout en conservant la ligne directrice du manga de Go Nagai, où l’on suit Akira Fudo et son ami Ryo Asuka alors qu’ils affrontent une ancienne race de démons cherchant à détruire l’humanité. Convaincu que le seul moyen de battre les démons est d’acquérir leurs pouvoirs, Ryo propose à Akira de s’unir avec un démon, le transformant ainsi en Devilman. Un être possédant les pouvoirs d’un démon tout en gardant l’âme d’un humain. Les thèmes anti-guerre de la série originale sont réinterprétés comme une métaphore du préjugé, où la manipulation et la paranoïa sont présentés à travers une allégorie des démons en tant qu’ « autres ».
Synopsis Akira Fudo est informé par son meilleur ami, Ryo Asuka, que l'ancienne race de Démons prenant possession du corps des humains pour les posséder est revenue sur Terre pour la reprendre. Croyant que la seule façon de vaincre les Démons est de prouver leur existence aux humains, Ryo suggère à Akira de l'accompagner pour voir des Démons prendre possession d'humains. Fusionnant lui-même à Amon, le Seigneur des Démons, Akira se transforme en Devilman, un être humain ayant les pouvoirs d'un Démon tout en conservant son propre cœur.
Personnages /
Akira est le principal protagoniste de la série. À l'origine un humain ordinaire, il a acquis le pouvoir d'Amon, le Seigneur des Démons, après avoir été introduit dans une Soirée Sabbath, accompagné par Ryo, son meilleur ami.
Ryo est l'ami d'enfance d'Akira. Fantasque et secret, il l'entraine vers un abîme d'évènements de plus en plus sombres.
Miki Makimura est l'héroïne principale de la série dont Akira s'est entiché. Elle fait également partie du Club d'Athlétisme du Lycée Kamigaku.
Mi-ko fait partie du Club d'Athlétisme du Lycée Kamigaku avec Akira et Miki.
Silène est une antagoniste secondaire de la série. Démone directement inspirée des Sirènes de la Mythologie Grecque, Silène fut l'amante d'Amon il y a des siècles avant qu'il ne fusionne avec Akira. Sous la domination de Xénon et en partenariat avec Kaim, Silène espère réveiller Amon une fois de plus.
Démon partenaire de Silène, Kaim enquête sur Akira et apprend la fusion de ce dernier avec Amon. Il est amoureux de Silène et n'a pas peur de partager ses sentiments avec elle, bien qu'elle le rejette constamment. Contrairement à la plupart des Démons au service de Xénon, Kaim est calme et patient dans la plupart des situations et méprise les autres Démons pour leur manque de contrôle sur leur soif de sang insatiable.
Démon ressemblant à une tortue bipède, il est responsable de la mort des parents d'Akira et a temporairement pris possession du père d'Akira, Reijiro.
Xénon est le Grand Général des Armées des Démons de Satan et l'un des principaux antagonistes de la série.
Jenny est une puissante Démone qui sert de soutien principal de Satan, se faisant elle-même passer pour sa tutrice et secrétaire humaine.
Nagasaki est le manager et photographe de Miki. Il vient d'un mauvais milieu et rêve de devenir un journaliste respecté.
Chef d'un petit gang de rue composé de Gabi, Hie, Babo et "Kukun". Il a des sentiments pour Miki, et l'aide elle et Akira.
Gabi fait partie d'un groupe de rappeurs aux côtés de Wamu, Kukun, Babo et Hie.
Rappeur du gang de Wamu qui habite près du bâtiment de Mi-ko. Il semble souvent avoir de petites conversations avec elle après l'avoir vue continuellement en train de planter et d'arroser des fleurs.
Babo apparaît dans un gang de rappeurs aux côtés de Wamu, Gabi, Hie et Kukun.
Hie est le beatboxer d'un gang de rappeurs aux côtés de Wamu, Gabi, Babo et Kukun.
Koda est un membre du Club d'Athlétisme du Lycée Kawa.
Le frère cadet de Miki.
Le père américain de Miki, Noël est un homme gentil qui considère Akira comme un membre de sa famille en raison de l'absence de ses parents.
Akiko est la copropriétaire d'un restaurant végétalien aux côtés de son mari américain Noël et vit avec ses deux enfants, Miki et Taro, son pupille, Akira, et son chat de compagnie, Tako, qui est en réalité un Devilcat.
Personnages et distribution PersonnagesDoublage en japonais Doublage en anglais Kōki UchiyamaGriffin BurnsAyumu MuraseKyle McCarleyMegumi HanCristina VeeMiki "Miko" Kuroda (ミーコ/黒田ミキ)Ami KoshimizuCherami LeighJunya HiranoBryce PapenbrookAtsuko TanakaCindy RobinsonRikiya KoyamaJoe OchmanAkio HiroseMichael SorichAvu-chanYasuhiro TakatoCindy RobinsonKenjiro TsudaDoug ErholtzKen the 390Johnny Yong BoschSubaru KimuraBen PronskyYoung DaisKeith SilversteinHannyaAfraEri InagawaDorothy Elias-FahnMasato ObaraChristopher Corey SmithSayaka KobayashiAnne Yatco Production Devilman Crybaby est basé sur le manga Devilman de Go Nagai. Il est produit en tant que série originale Netflix par Aniplex et le studio Dynamic Planning de Nagai, et animé par le studio Science SARU de Masaaki Yuasa. Yuasa a réalisé l'anime, Ichirō Ōkouchi a écrit le script et Eunyoung Choi a servi de producteur d'animation. Ayumi Kurashima assure le chara-design de la série tandis que Kiyotaka Oshiyama est spécifiquement responsable de la conception du démon.
Bien que Yuasa est un fan du Devilman original, l'idée d'adapter l'œuvre provient d'Aniplex, avec qui il avait collaboré sur le film d'animation Ping Pong (2014). Devilman ayant été publié dans le magazine shōnen Weekly Shōnen Magazine, Yuasa a réalisé la série d'animation telle que Nagai aurait voulu la créer, sans se restreindre sur l'aspect sexuel et violent.
La série est annoncée pour la première fois en pour célébrer le anniversaire de Nagai en tant que créateur. En août, la première bande-annonce sort sur la chaîne YouTube de Netflix Japan et il est révélé que l'anime comporterait dix épisodes. Tous les épisodes sortent exclusivement sur Netflix le , dans 90 pays ou territoires.
Bande sonore Le générique d’ouverture de l’anime est la chanson ‘Man Human’ composé par Denki Groove. À la fin de l’épisode neuf on retrouve un générique de fin spécial interprété par Takkyū Tabibito et s’intitulant ‘Kony Dake’ (今夜だけ; litérralement ‘Ce soir seulement’). Devilman Crybaby comporte aussi un remix du générique de l’anime des années 1970, ‘Devilman no Uta’, dans une version interprétée par Avu-chan du groupe Queen Bee. Le rappeur Ken the 390, qui double aussi le personnage de Wamu dans la version japonaise, a supervisé les séquences de rap de l’anime.
La musique de la série a été composée par Kensuke Ushio. Sa bande originale, composée de deux disques et de 48 titres est sortie le 10 janvier 2018 chez Aniplex. La boîte complète comporte aussi un CD des rap freestyle de la série. +Bande Originale de DEVILMAN CrybabyAlbum de la bande originale par Kensuke UshioSortie10 Janvier 2018StudioAobadai (Meguro, Tokyo) Heartbeat Recording (Setagaya, Tokyo) Takashi's (Tokyo) kimken (Nasu, Préfecture de Tochigi)Durée94:57LangueJaponais, AnglaisLabelAniplexDirecteurYukiko MatsunagaProducteurYōhei ShintakuChronologie de Kensuke UshioA Shape of Light (2016) Devilman Crybaby Original Soundtrack (2018) Liz et l'Oiseau bleu (2018)
Disque 1 +N°TitreParolesMusiqueChantDurée1The Genesis1:462D.V.M.N (thème de DEVILMAN crybaby)3:343Buddy, Ryo3:304Devilman no UtaYū AkuGō MisawaAvu-chan from Queen Bee3:055Strategist2:346Akira the Wild1:557Night ride1:268Miki1:529Miki the Witch2:4110Wired1:1211School Life1:5712Wishy Washy
|2:02 |- |13 |News Anchor|
|1:10 |- |14 |They Said...|
|1:51 |- |15 |Cheesy Drop|
|1:39 |- |16 |Panic|
|1:26 |- |17 |Possession|
|1:27 |- |18 |Dreadful Stories|
|2:01 |- |19 |Who Is She?|
|1:50 |- |20 |Death Mask|
|1:27 |- |21 |Behind the Scene|
|1:59 |- |22 |Anxiety|
|1.10 |- | colspan="4" | !Durée totale: !43:34
Disque 2 {| class="wikitable" |+ !N° !Titre !Durée |- |1 |Judgement|1:45 |- |2 |Sabbath I|4:48 |- |3 |60311|1:44 |- |4 |The Crawling|1:51 |- |5 |Nightmare|1:38 |- |6 |His Heart|1:32 |- |7 |Tears|1:47 |- |8 |Sincerity|1:01 |- |9 |Luxuria|1:50 |- |10 |The Two of Them|1:42 |- |11 |Night Hawk|2:33 |- |12 |Beautiful Silene|1:42 |- |13 |Smells Blood|1:49 |- |14 |Crisis|1:20 |- |15 |Black Mist|1:33 |- |16 |The Cult|1:38 |- |17 |Enigma|1:31 |- |18 |Flashback1:0919Prayer1:5820Her Baton2:0821Veritas1:4222Ryo1:3623Satan1:5724Pathetique3:0525From Here to Eternity |1:55 |- |26 |Crybaby4:09Durée totale :94:57
Épisodes + Liste des épisodes
Titre de l’épisode en français Titre original de l’épisode Date de diffusion
Analyse du désastre
Héros, anti-héros et fin du monde Dans Devilman Crybaby, le désastre est représenté d’une manière particulièrement novatrice. Contrairement aux récits classiques, la catastrophe ne provient pas uniquement d’une force extérieure (les démons ou Dieu), mais aussi, et surtout, du comportement des humains eux-mêmes. L’œuvre montre un monde où la peur de l’autre finit par tout détruire.
Dès que l’existence des démons est révélée dans la série, les humains perdent leurs repères. Ils ne savent plus qui croire, ni qui est réellement une menace. La méfiance s’installe partout et, peu à peu, la paranoïa prend le dessus. Dans ce climat, la violence devient une réponse presque instinctive. Ainsi, le désastre se présente sous deux formes. D’un côté, la destruction du monde. De l’autre la disparition de ce qui fait de nous des êtres humains, ce qui renforce encore une fois l’ambivalence du conflit entre humains et démons.
Akira : « C’est vous les vrais démons ! » (En s’adressant aux humains)
Ce qui rend également la représentation du désastre différente dans cette œuvre, c’est son ampleur. Cette tendance à représenter la catastrophe à grande échelle est typique du cinéma d’action, qui cherche à marquer les esprits, comme l’explique J.J. Haney dans son essai Science or Fiction: The Persistence of Disaster Myths in Hollywood Films. Mais dans Devilman Crybaby, cette logique est poussée à l’extrême. Ce n’est pas seulement une ville, un pays ou une société qui disparaît, mais la planète entière. Et si le désastre est représenté de manière si irréversible, c’est peut-être parce qu’il n’existe aucune solution pour l’empêcher.
Dans l’anime, l’échec du héros est central, mais il n’est pas si simple. Akira n’échoue pas parce qu’il est faible, mais parce qu’il reste fidèle à lui-même. Il échoue à comprendre que son empathie ne suffit plus dans un monde qui a déjà basculé dans la violence. Il incarne une forme d’optimisme héroïque poussé à l’extrême, ce qui renforce encore la désillusion de son échec.
Bien que cet échec soit présenté comme tragique, il n’est pas entièrement absolu. En effet, malgré son incapacité à sauver le monde ou ses proches, Akira apparaît comme l’un des rares personnages à avoir conservé son humanité jusqu’à la fin. L’œuvre soulève ainsi une réflexion sur la notion de réussite héroïque, en suggérant que celle-ci ne repose pas uniquement sur la victoire, mais aussi sur la capacité à rester fidèle à ses valeurs.
Du côté de Ryo, l’anti-héros, l’échec est différent. De prime abord, il semble être celui qui contrôle tout, qui comprends mieux que les autres la nature du monde. Pourtant, son projet repose sur une erreur fondamentale. Il rejette les émotions humaines, qu’il considère comme une faiblesse. Ainsi, son échec n’est pas immédiat, mais se révèle à la fin de la série, lorsqu’il comprend ce qu’il a perdu. En détruisant l’humanité, il détruit aussi son lien avec Akira, la seule chose qui lui permettait de ressentir. Son échec est donc existentiel. Il gagne la guerre contre l’humanité, mais perd tout ce qui donnait un sens à sa victoire.