Le Poème pour piano et orchestre, op. 50 de Louis Vierne est un concerto en quatre mouvements enchaînés pour piano et orchestre.

Composé durant l'été 1925, après l'achèvement du Poème de l'amour et en songeant parallèlement à la Ballade pour violon et orchestre, , le Poème pour piano et orchestre est dédié à José Iturbi, qui en assure la première audition le à la Salle Gaveau, avec l'Orchestre Lamoureux sous la direction de Paul Paray. La partition est publiée la même année par les éditions Lemoine.

Composition Projet en double concerto La conception d'une œuvre concertante remonte, pour Louis Vierne, à 1910 et répond à une invitation du violoniste Eugène Ysaÿe et du pianiste Raoul Pugno, également à l'origine de la composition de la Sonate pour violon et piano , en 1905. Cette proposition est clairement exprimée dans une lettre de Pugno à Vierne, datée du :

Le compositeur aveugle était trop occupé pour se lancer dans une telle entreprise, également éprouvé par l'achèvement de sa Symphonie pour grand orchestre symphonique et par son divorce prononcé en 1909. Enfin la mort de Pugno, le , acheva de rendre le projet .

Deux réalisations de concert Louis Vierne compose son Poème pour piano et orchestre durant l'été 1925 passé en vacances à Pontaillac, près de Royan, après sept semaines de concerts en Angleterre où le remporte de grands succès auprès du public. La partition est achevée le . Dans la production du compositeur consacrée à l'orchestre, la composition de ce Poème s'accompagne de l'orchestration de certaines mélodies des Spleens et détresses et d'une révision de l'instrumentation de Psyché .

Le projet initial d'un double concerto pour violon, piano et orchestre aboutit ainsi à deux partitions indépendantes, avec l'esquisse d'un second Poème consacré au violon . Il s'agit d'une partition de la maturité plus sereine du compositeur, qui a trouvé en Madeleine Richepin une compagne aimante et attentionnée. Celle-ci . La carrière musicale de Vierne connaît alors une véritable .

Création La première audition du Poème pour piano et orchestre a lieu le , lors d'un concert à la salle Gaveau, par son dédicataire José Iturbi et l'Orchestre Lamoureux, sous la direction de Paul Paray. La partition est éditée la même année par les éditions Lemoine.

Présentation Orchestration L'orchestre comprend les bois par deux, avec une certaine individualisation des instruments : 2 flûtes (la jouant aussi du piccolo), 2 hautbois (le jouant aussi du cor anglais), 2 clarinettes (la jouant aussi de la clarinette basse), 2 bassons (le jouant aussi du contrebasson). Les cuivres comptent 4 cors en Fa, 4 trompettes en Ut, 3 trombones et tuba. La percussion comprend les timbales classiques, et trois exécutants pour divers instruments dont le célesta. Le quintette à cordes est composé des premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles et contrebasses.

Mouvements Le Poème pour piano et orchestre fait s'enchaîner quatre mouvements, dont Harry Halbreich souligne le : Andante quasi adagio () à — Allegro risoluto e staccato () à en sol mineur — Andante quasi adagio () à en ré bémol majeur — Allegro molto () à en mi mineur puis mi majeur

Analyse Poème ou concerto Harry Halbreich rappelle que .

Dans sa biographie du compositeur, publiée en 1943, Bernard Gavoty conserve cette attitude très réservée à l'égard du concerto pour piano et approuve le choix d'un Poème concertant : .

Pour autant, Harry Halbreich n'est guère convaincu par l'emploi du terme Poème : .

Piano et orchestre Franck Besingrand attire l'attention sur certains effets, dont . L'écriture en choral des premières mesures, .

Harry Halbreich s'étonne également devant certains passages d', , et des modulations très libres

Postérité L'audition du Poème pour piano et orchestre de Vierne soulève généralement l'enthousiasme. Bernard Gavoty le résume en peu de mots : . Reprenant les termes de l'ensemble de la critique lors de la première audition en public, Franck Besingrand voit dans le Poème pour piano et orchestre .

Harry Halbreich confirme cette impression provoquée par .

Discographie Louis Vierne : Symphonie en la mineur , Poème pour piano & orchestre , par François Kerdoncuff (piano) et l'Orchestre philharmonique royal de Liège, sous la direction de Pierre Bartholomée (1996, CD Timpani 1C1036)

Bibliographie Monographies ,

Notes discographiques

Références

Liens externes

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