Cette liste recense les élections organisées durant l'année 1976. Elle inclut les élections législatives et présidentielles nationales dans les États souverains, ainsi que les référendums.

Commentaires généraux En France, la droite conserve le pouvoir à l'issue des élections présidentielle et législatives en mai et juin, avec l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. En Russie, le parti de droite Russie unie, qui soutient le président Vladimir Poutine, remporte largement les législatives en décembre. En Australie, les travaillistes (centre-gauche), emmenés par Kevin Rudd, accèdent au pouvoir lors des élections législatives fédérales en novembre.

Des semblants d'élections ont lieu dans plusieurs régimes autoritaires, où les autorités s'assurent par divers moyens qu'aucune alternance démocratique ne soit possible. C'est le cas en Gambie (janvier), en Syrie (avril et mai), au Viêt Nam (mai), mais surtout dans des États d'Asie centrale : au Turkménistan (qui demeure un régime à parti unique) en février, au Kazakhstan (août), et en Ouzbékistan (décembre). Au Bhoutan à l'inverse, les élections législatives en décembre constituent une étape importante dans la mise en place de la démocratie.

Au Nigéria en avril, l'opposition fait campagne activement, mais les élections sont entachées de violences qui font deux cents morts, d'intimidations à l'encontre des électeurs, de fraudes électorales ainsi que de vols d'urnes et de bulletins. Au Kenya en décembre, la ré-election du président Mwai Kibaki entraîne des émeutes meurtrières à l'encontre de ses partisans réels ou supposés, faisant quelque 1 500 morts. En Thaïlande, les partisans du populiste Thaksin Shinawatra, chassés du pouvoir par l'armée en 2006, remportent les élections législatives en décembre, provoquant une nouvelle crise politique.

Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Premières élections législatives après la séparation de la Serbie-et-Monténégro en 2006. Parlement sans majorité. Le Parti radical (extrême-droite) y conserve la majorité relative, avec un tiers des sièges. Vojislav Koštunica (Parti démocrate : droite libéral-conservatrice) demeure Premier ministre, maintenant son gouvernement de coalition avec l'autre Parti démocrate (social-libéral) et avec le parti G17 Plus (centre-droit libéral-conservateur). Législatives La Gambie à cette date est un régime autoritaire, où l'opposition ne peut fonctionner librement. Le président Yahya Jammeh menace de priver de toute politique de développement les circonscriptions qui éliraient des candidats d'opposition. L'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (droite autoritaire) conserve la majorité écrasante des sièges.

Février Date Pays Élections Contexte Résultats Référendum Référendum initié par le gouvernement. Les citoyens sont invités à se prononcer pour ou contre la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse. La proposition est approuvée par 59,3 % des votants, mais l'issue de vote n'est pas contraignant, en raison du faible taux de participation (43,6 %). Le droit à l'avortement est adopté par le Parlement, et ratifié en avril. Présidentielle Première élection présidentielle depuis 1992. Elle fait suite à la mort du président-à-vie Saparmyrat Nyýazow. Le Turkménistan à cette date est un État à parti unique ; le parti présente six candidats, tout en indiquant clairement pour lequel les électeurs sont censés voter. Aucune candidature d'opposition n'est permise. Gurbanguly Berdimuhamedow (Parti démocratique : autoritaire, étatiste, laïc), déjà président par intérim, est élu avec 89,2 % des voix. Législatives Le parti Congrès pour la démocratie (centre-gauche) subit un recul mais conserve tout juste la majorité absolue des sièges. Pakalitha Mosisili demeure Premier ministre. Présidentielle Le président Abdoulaye Wade (Parti démocratique : libéral) est réélu dès le premier tour avec 55,9 % des voix, face à quatorze autres candidats. Des élections législatives ont lieu en juin.

Mars Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Parlement sans majorité. Andrus Ansip (Parti de la réforme : centre-droit libéral) demeure Premier ministre, formant un nouveau gouvernement de coalition avec l'Union de la patrie et Res Publica (conservatrice) et le Parti social-démocrate (centre-gauche). Législatives Il n'existe pas de partis politiques en Micronésie. Alternance. Tous les députés sont élus sans étiquette, mais les élections produisent un changement de majorité. Joseph Urusemal échoue à être réélu à la présidence de la République par le nouveau Congrès, qui lui préfère Manny Mori. Législatives L'Irlande du Nord est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Ces élections visent à restaurer l'autonomie politique de l'Irlande du Nord, celle-ci ayant été suspendue en 2002 en raison de l'incapacité des partis de former un gouvernement d'union nationale, requis par l'accord de Belfast. Le Parti unioniste démocrate (droite conservatrice, protestante et unioniste) conserve la majorité relative, avec un tiers des sièges. Ian Paisley (PUD) devient Premier ministre, tandis que le poste de vice-Premier ministre revient à Martin McGuinness (Sinn Féin : gauche, nationalisme irlandais). Le Parti unioniste d'Ulster (centre-droit unioniste) et le Parti social-démocrate et travailliste (centre-gauche nationaliste) participent également au gouvernement d'unité nationale. 4 et Législatives L'Abkhazie est un État de facto souverain, mais considéré par la communauté internationale comme faisant partie de la Géorgie. Les partis du gouvernement, notamment Abkhazie unie (conservateur) et le parti Renouveau, conservent la majorité absolue des sièges. Alexandre Ankvab (Renouveau) demeure Premier ministre. Législatives Parlement sans majorité. Le Parti du centre (social-libéral) recule mais conserve sa majorité relative avec un quart des sièges, tout juste devant le Parti de la coalition nationale (centre-droit libéral-conservateur ; opposition). Matti Vanhanen (Parti du centre) demeure Premier ministre, formant un nouveau gouvernement de coalition qui rassemble le PCN, le Parti populaire suédois (libéral, représentant la minorité suédophone) et la Ligue verte (écologiste, centre-gauche). Élection du chef de l'exécutif Hong Kong est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine. Pour la première fois, un candidat de l'opposition démocrate participe au scrutin. L'élection a lieu au suffrage indirect, le Comité électoral (collège électoral) ayant été élu par les citoyens en . Donald Tsang (sans étiquette, membre du « camp pro-Pékin » : droite) est réélu avec 84,1 % des suffrages face à Alan Leong (Parti civique : centre-gauche social-libéral, « camp démocrate »). 11 et Présidentielle Après le coup d'État d' qui renverse le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, le Conseil militaire pour la justice et la démocratie forme un gouvernement de transition et prépare ces élections démocratiques. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi (sans étiquette) est élu au second tour avec 52,9 % des voix face à Ahmed Ould Daddah (Rassemblement des forces démocratiques : centre-gauche). Législatives Parlement sans majorité. Le nouveau parti Forces cauris pour un Bénin émergent, qui soutient le président Thomas Boni Yayi, obtient la majorité relative des sièges.

Avril Date Pays Élections Contexte Résultats Référendum constitutionnel Les citoyens sont appelés à approuver un ensemble d'amendements constitutionnels, dont l'octroi de nouveaux pouvoirs au président de la République en cas d'urgence, et le retrait du principe de laïcité de la constitution. Les citoyens doivent approuver ou rejeter l'ensemble des propositions en bloc. Les propositions sont approuvées par 75,3 % des votants. Présidentielle tour - Référendum Les citoyens sont invités à se prononcer pour ou contre la convocation d'une assemblée constituante, à l'initiative du président Rafael Correa. La proposition est approuvée par 86,8 % des votants. Les élections pour une assemblée constituante ont lieu en septembre. Législatives et présidentielle Le Sénat ayant rejeté un amendement constitutionnel qui aurait permis au président sortant Olusegun Obasanjo (Parti démocratique populaire) de briguer un troisième mandat, ce dernier ne peut se représenter. L'élection marque ainsi la première transition de l'histoire du pays entre deux présidents civils et élus.Quelque deux cents personnes sont tuées lors des violences qui marquent la campagne électorale. Les observateurs venus de l'Union européenne estiment par ailleurs que ces élections n'ont aucune crédibilité, dénonçant une corruption électorale à grande échelle, les violences et les intimidations à l'encontre des électeurs, les fraudes électorales ou encore le vol d'urnes et de bulletins. Le Parti démocratique populaire (droite conservatrice et néolibérale) conserve la majorité absolue des sièges aux deux chambres du Congrès. Umaru Yar'Adua (PDP) est élu président de la République avec 69,8 % des voix face à dix-sept autres candidats, dont Muhammadu Buhari (Parti du tout le peuple : droite, à l'idéologie quasi identique au PDP ; 18,7 %). Présidentielle - Législatives La Syrie à cette date est une dictature de facto à parti unique. Les citoyens doivent choisir entre plusieurs listes de candidats, dont chacune attribue les deux tiers des sièges au Front national progressiste, coalition des partis politiques autorisés et inféodés au régime. Le parti Baas (panarabisme, laïc) s'y octroie automatiquement la majorité absolue des sièges. Les sièges non alloués au FNP sont accordés à des candidats sans étiquette politique mais sélectionnés par le régime. Aucune candidature d'opposition ni aucune alternance au pouvoir ne sont possibles. La répartition des sièges ayant été établie par avance, elle est simplement entérinée par le scrutin. Mohammed Naji al-Otari (parti Baas) demeure Premier ministre. Une élection présidentielle a lieu en juillet. Présidentielle -

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