Benoît Simard est un peintre canadien, né le à Saint-Stanislas (Saguenay–Lac-Saint-Jean), mort le au Québec. Il est connu pour son style semi-figuratif . Ses œuvres font partie de nombreuses collections : musées du Vatican à Rome, Bibliothèque nationale du Québec à Montréal, collection de Jacques Chirac, l’archidiocèse de Québec et Musée national des beaux-arts du Québec.
Biographie
Né le à Saint-Stanislas (Saguenay–Lac-Saint-Jean, Québec, Canada), il passe son enfance dans la ville voisine de Mistassini.
Autodidacte, à , il commence à s’intéresser à la peinture. Il peint sa première œuvre sur les stores de sa chambre, inspirée de la chanson Le Plat Pays de Jacques Brel.
Il fait des études en psychologie à l’Université Laval et à l’Université de Sherbrooke. Il exerce le métier de psychologue auprès des toxicomanes, à l’hôpital Saint-François d’Assise. En 1974, il participe au Grand Prix international de peinture et de sculpture de FranceCarl Beaulieu, « Biographie », Benoît Simard, artiste-peintre, 2010 (lire en ligne). . Il reçoit la médaille de la ville de Saint-Paul-de-Vence, dans la catégorie « composition ».
Au début des années 1980, il se consacre entièrement à la peinture.
En 1987, il a déjà fait une cinquantaine d’expositions en solo et en groupe, au Québec, aux États-Unis ou en EuropeAline Francoeur, « L’artiste-peintre Benoît Simard à Rimouski », Le Rimouskois, 7 juillet 1987, p. A-18..
En 1994, il est admis à l’Académie royale des arts du Canada. Ses œuvres sont présentées dans plus de 60 expositions : en France, en Italie, en Australie et aux États-Unis<ref>Louis-Guy Lemieux, « Un peintre dans la cité », Le Soleil, Québec, 25 juin 1993.</ref>.
Il meurt le , à 68 ans, à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus CHU de Québec-Laval, du cancer.
Style artistique Ses œuvres sont marquées par leur fantaisie, la juxtaposition des textures ; leurs dimensions picturales évoquent le mouvement. Son style évolue peu à peu vers une métamorphose esthétiqueRobert Bernier, « Benoît Simard », s.d..
En 1993, sa toile Le Champ de trèfle est choisie pour représenter le Canada à la Biennale internationale des beaux-arts de Paris. La même année, il signe un contrat de distribution avec Opus One, importante compagnie de reproduction d’œuvres d’art. Ses lithographies sont notamment vendues dans 53 paysFrancine Bordeleau, Op. cit..
Benoît Simard a toujours dépeint sa vision de la musique – un peu celle d’un psychanalyste – par des compositions abstraites et symboliques. La dernière réalisation de l’artiste consiste en une série de inspirés de de chansons québécoises. Les toiles ont été exposées à l’hôtel de ville de Québec lors des fêtes du anniversaire de la ville. Le titre de chaque œuvre correspond à une phrase de la chanson qu’elle représente : C'était une jolie fille pour La Pitoune'' de la Bolduc, par exemple. Ces œuvres sont dédiées à Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Luc Plamondon et Ariane MoffattRégis Tremblay, « Benoît Simard : peindre avec la musique des mots », Le Soleil, 14 novembre 2008 (lire en ligne)..
Hommage En 2018, la Ville lui décerne le titre de « Bleuets étoilés », un temple de la renommée locale.
Notes et références
Catégorie:Peintre québécois Catégorie:Naissance en juillet 1942 Catégorie:Naissance dans le comté de Lac-Saint-Jean-Ouest Catégorie:Décès en septembre 2010 Catégorie:Décès à Québec Catégorie:Décès à 68 ans