María Jesús Montero Cuadrado (), née le à Séville, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Spécialiste de la gestion hospitalière, elle est sous-directrice de deux établissements de santé à Séville à la fin des années 1990. Elle devient en 2002 vice-conseillère à la Santé de la Junte d'Andalousie.

Deux ans après, elle est nommée conseillère à la Santé du gouvernement andalou. En fonction neuf ans, elle est présentée comme possible successeure de Manuel Chaves puis José Antonio Griñán. Elle fait adopter à l'unanimité en 2010 la loi de mort digne, qui encadre les soins palliatifs. En 2013, Susana Díaz en fait la conseillère aux Finances et aux Administrations publiques. Pendant cinq ans, elle fait voter tous les ans une loi de finances alors que le PSOE ne dispose pas de la majorité absolue et que le gouvernement espagnol impose des critères stricts de déficit public.

Elle est désignée en ministre des Finances dans le premier gouvernement de Pedro Sánchez. Elle est reconduite en 2020 puis en 2023. Porte-parole du gouvernement entre 2020 et 2021 et vice-présidente du gouvernement à partir de 2023, elle devient peu à peu un élément-clé du dispositif politique de Pedro Sánchez. Il en fait ainsi sa vice-secrétaire générale au PSOE en 2022, puis la numéro deux de son exécutif en 2023.

En , elle devient secrétaire générale du PSOE d'Andalousie. Cheffe de file aux élections autonomiques de 2026, elle réalise la plus mauvaise performance de l'histoire du socialisme andalou.

Famille Enfance María Jesús Montero Cuadrado naît le à Séville.. Elle est la fille de Concepción (Conchita) Cuadrado et Manuel Montero, un couple de professeurs du quartier de Triana, où elle grandit, qui enseignent au collège José María Izquierdo, qu'elle fréquente..

Vie familiale María Jesús Montero est propriétaire de trois logements à Séville, mariée et mère de deux filles..

Vie professionnelle Études et premiers engagements Entre 1986 et 1988, María Jesús Montero préside la commission de la Marginalisation du Conseil de la jeunesse d'Andalousie. Pour les deux années qui suivent, elle est secrétaire générale du Conseil..

Elle obtient ensuite une licence en médecine et chirurgie de l'université de Séville, puis un master en gestion hospitalière à l’Escuela de Alta Dirección y Administración (EADA)..

Haute fonctionnaire Cadre hospitalière María Jesús Montero est nommée en 1995 sous-directrice médicale de l'hôpital universitaire Virgen de Valme de Séville. Elle est recrutée trois ans plus tard pour occuper le même poste au sein du complexe sanitaire Virgen del Rocío. Elle est par la suite promue sous-directrice gestionnaire..

Vice-conseillère à la Santé de la Junte María Jesús Montero progresse dans la haute administration lorsque le Conseil de gouvernement de la Junte d'Andalousie la choisit le comme nouvelle vice-conseillère à la Santé. Elle n'appartient pas à ce moment au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle est présentée comme ..

Au mois de , après la mort de deux enfants dans la province de Huelva des conséquences d'une méningite et l'admission à l'hôpital d'un enfant de la province de Séville contaminé par cette maladie, elle soutient qu'il n'y a pas d'épidémie en Andalousie. Elle évoque des et souligne qu'il est normal que la méningite se développe entre l'automne et le printemps sans que cela ne se traduise systématiquement par ..

Conseillère de la Junte d'Andalousie À la Santé vignette|gauche|María Jesús Montero est conseillère à la Santé d'Andalousie entre 2004 et 2013.. À la suite des élections autonomiques du 14 mars 2004, María Jesús Montero est nommée le mois suivant conseillère à la Santé du gouvernement andalou par le président Manuel Chaves à l'âge de .. Élue députée de la circonscription de Séville le au Parlement d'Andalousie, elle est confirmée dans ses fonctions exécutives..

Évoquée pour prendre la succession de Chaves en , elle est maintenue dans ses responsabilités par le nouveau président, José Antonio Griñán.. Elle est renommée en 2012 avec le titre de conseillère à la Santé et au Bien-être social.

En , elle présente le projet de loi relatif « aux droits et aux garanties de la dignité des personnes dans le processus de mort » , qui reconnaît les directives anticipées permettant de refuser certains traitements, fixe la sédation palliative terminale comme une et établit le droit aux soins palliatifs terminaux à domicile.. Le texte est adopté à l'unanimité du Parlement le ..

Aux Finances vignette|gauche|En , María Jesús Montero est promue conseillère aux Finances. Après que José Antonio Griñán a décidé de renoncer en à la présidence de la Junte, le nom de María Jesús Montero est de nouveau cité comme une possible successeure. C'est cependant Susana Díaz qui est choisie, et qui la nomme conseillère aux Finances et aux Administrations publiques.. Auditionnée peu après par la commission des Finances du Parlement, elle annonce que le budget pour 2014 sera , comprendra et sera du fait .. Après sa reconduction par Díaz en 2015, elle devient la doyenne du conseil de gouvernement de la Junte andalouse.

Bien que le PSOE gouverne d'abord en coalition avec la Gauche unie (IULV-CA), puis en minorité avec le soutien sans participation de Ciudadanos à partir de 2015, elle parvient à faire adopter cinq lois de finances, tout en respectant les objectifs de déficit imposés par le ministre des Finances, Cristóbal Montoro.. Elle réduit notamment au minimum possible l'impôt sur les successions et les donations, et rétablit le temps de travail à 35h hebdomadaires dans la fonction publique..

Premières responsabilités au sein du PSOE Devenue membre du PSOE, María Jesús Montero est élue le membre la commission fédérale d'éthique et de garantie (CFEG), sur une liste de cinq personnes qui reçoit 89,3 % de votes favorables.. Elle cosigne le , avec deux de ses collègues, un rapport selon laquelle la démission de de la commission exécutive fédérale (CEF) conduit à la dissolution de celle-ci, donc à la fin des fonctions du secrétaire général Pedro Sánchez. Les proches de ce dernier rejettent ce rapport, estimant que seule la présidente de la commission, Isabel Celaá, peut la convoquer..

En , alors que Susana Díaz postule à l'élection primaire du fédéral du Parti socialiste, María Jesús Montero est perçue comme favorite pour la remplacer. Si elle apporte son soutien à Susana Díaz, elle ne fait cependant pas partie de son cercle rapproché.. Toutefois, la présidente de la Junte écarte une telle possibilité du fait des nombreux désaccords qui opposent les deux responsables dans leurs relations privées.. María Jesús Montero est élue deux mois plus tard parmi les du comité directeur du Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie (PSOE-A) et les andalous au comité fédéral du parti, à l'occasion du congrès régional socialiste..

Ministre des Finances thumb|María Jesús Montero est nommée ministre des Finances en . Le , la presse indique que Pedro Sánchez a l'intention de nommer María Jesús Montero ministre des Finances de son premier gouvernement, ce qui est perçu comme un geste de détente vis-à-vis de Susana Díaz..

Elle prête serment avec le reste de ses collègues le . Afin de souligner la très forte féminisation de ce nouvel exécutif, elle promet, comme 12 de ses nouveaux collègues, de « conserver le secret des délibérations du »..

Lois de finances Devant le Sénat le , María Jesús Montero défend l'adoption du projet de loi de finances pour 2018 en cours d'examen, bien qu'il ait été élaboré par le gouvernement précédent, issu du Parti populaire. Elle met ainsi en œuvre l'engagement pris quelques jours plus tôt par Pedro Sánchez afin d'obtenir le vote favorable du Parti nationaliste basque (EAJ-PNV) à la motion de censure contre Mariano Rajoy..

Le , elle remet à la présidente du Congrès des députés Ana Pastor le projet de loi de finances pour 2019., qui a fait au préalable l'objet d'un accord entre le gouvernement et Unidos Podemos.. À l'issue de la discussion générale du , le projet de loi est renvoyé au gouvernement sans examen par 191 voix favorables, les partis indépendantistes catalans ERC et PDeCAT ayant joint leurs voix aux partis d'opposition du centre, du centre droit et de droite.. Lors d'un Conseil des ministres extraordinaire deux jours plus tard, le gouvernement dissout les Cortes Generales et convoque des élections générales anticipées le ..

Ayant obtenu en le vote favorable du Congrès des députés. puis du Sénat. sur sa trajectoire pluriannuelle des finances publiques qui prévoit une baisse de la croissance et une hausse du déficit public., elle renonce un mois plus tard à présenter un projet de loi de finances pour 2020 compte tenu du retard dans sa préparation induit par la pandémie de Covid-19.. Elle remet le suivant, au lendemain d'un accord au sein de la coalition gouvernementale., le projet de budget de l'État pour 2021 à la présidente du Congrès Meritxell Batet.. Grâce à un accord avec la Gauche républicaine de Catalogne, le Parti nationaliste basque et Euskal Herria Bildu., le texte est adopté le par les députés. puis le par les sénateurs.. C'est la première fois depuis 2015 qu'une loi de finances est votée avant la fin de l'année civile, ce qui met par ailleurs un terme à l'application prorogée du budget 2018 de Mariano Rajoy.

Aux côtés du ministre de la Présidence Félix Bolaños, elle négocie avec Unidas Podemos au nom du Parti socialiste le contenu du budget pour 2022, qui fait l'objet d'un accord le .. Elle remet le projet de loi à Meritxell Batet huit jours plus tard.. Grâce au ralliement des partis nationalistes et indépendantistes., le projet de budget de l'État est adopté en séance publique le .. Contre toute attente, le texte fait l'objet d'un amendement lors du vote final au Sénat le en raison du vote surprise du Parti populaire., ce qui oblige à son retour au Congrès, qui l'adopte définitivement le ..

Après que le PSOE et Unidas Podemos se sont entendus le sur le contenu du projet de loi de finances pour 2023., elle remet le le projet de budget de l'État à Meritxell Batet.. Le , après s'être entendu avec le Parti nationaliste basque et le Parti démocrate européen catalan, l'exécutif s'assure le soutien d'Euskal Herria Bildu, ce qui assure l'adoption de la loi de finances deux jours plus tard en séance plénière.. Le texte est effectivement voté par le Congrès le , avec également l'appui de la Gauche républicaine.. Le , le projet de budget 2023 est ratifié par le Sénat sans changement, permettant au gouvernement de faire voter son troisième budget consécutif et le dernier de la ..

Le , le Conseil des ministres approuve la nouvelle programmation triennale des finances publiques, qui prévoit que le déficit public reviendra dans la limite des 3 % du pacte de stabilité et de croissance dès l'année suivante.. Approuvée par le Congrès le ., la trajectoire est rejetée le suivant par le Sénat, désormais dominé par le Parti populaire avec une majorité absolue.. Conformément à la procédure budgétaire, la trajectoire est de nouveau adoptée par le Conseil des ministres le , sans changement de données.. Si le Congrès la valide de nouveau le ., elle est une nouvelle fois repoussée par le Sénat le .. María Jesús Montero affirme à cette occasion qu'elle sera en mesure d'élaborer un projet de loi de finances pour 2024 puisqu'un rapport du bureau de l'Avocat général de l'État estime que la trajectoire de stabilité budgétaire adressée à la Commission européenne six mois plus tôt doit être tenue. Pourtant le , l'exécutif renonce à présenter un projet de budget pour l'année en cours. L'anticipation au des élections en Catalogne rend en effet impossible la conclusion d'accords parlementaires entre le Parti socialiste et les partis indépendantistes. En attendant l'adoption de la loi de finances pour 2025, celle pour 2023 est donc automatiquement prorogée..