María Isabel Celaá Diéguez (), née le à Bilbao, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Universitaire spécialisée en littérature anglaise, elle devient en chef de cabinet du conseiller à l'Éducation du Pays basque, puis vice-conseillère quatre ans plus tard. En , elle est nommée directrice de cabinet du conseiller à la Justice, Ramón Jáuregui.

Elle siège au Parlement basque à partir de , étant deux fois membre du bureau. Le socialiste Patxi López la choisit comme conseillère à l'Éducation en . Elle réforme les programmes scolaires, donnant une place plus importante à l'espagnol et à l'anglais au détriment du basque. Elle quitte l'exécutif en et son mandat parlementaire quatre ans plus tard. En , elle est nommée présidente de la commission d'éthique du PSOE.

Elle devient en ministre de l'Éducation et de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement de Pedro Sánchez. En , après avoir été reconduite, elle présente et fait voter par les Cortes Generales une nouvelle loi sur l'éducation. Elle entreprend en la réforme du système de formation professionnelle, mais quitte le gouvernement au même moment. Elle devient ambassadrice auprès du Vatican en .

Vie privée María Isabel Celaá Diéguez. naît à Bilbao le ..

Elle est mariée et mère de deux enfants..

Études et vie professionnelle Isabel Celaá étudie la philosophie, la philologie anglaise et le droit à l'université de Deusto et à l'université de Valladolid. Titulaire de deux licences, elle est professeure des universités de langue et littérature anglaise. Elle vit un temps à Belfast, puis Dublin..

Engagement politique Des cabinets au Parlement basque En , Isabel Celaá est nommée directrice de cabinet de , conseiller à l'Éducation du gouvernement du Pays basque, avant d'être choisie, en , comme vice-conseillère par . À cette époque, les socialistes et les nationalistes basques gouvernent en coalition. Elle négocie alors le pacte politique pour l'accord scolaire et la loi relative à l'école publique..

Entre et , elle est directrice de cabinet de Ramón Jáuregui, conseiller à la Justice, à l'Économie, au Travail et à la Sécurité sociale. Elle est ensuite élue députée de la circonscription de Biscaye au Parlement basque. Comme parlementaire, elle est notamment porte-parole du groupe socialiste pour l'éducation et les médias, puis première secrétaire du bureau entre et , et enfin première vice-présidente de à .

Conseillère à l'Éducation du Pays basque vignette|gauche|En , Isabel Celaá est nommée conseillère à l'Éducation du gouvernement basque. Isabel Celaá devient le conseillère à l'Éducation, à l'Enseignement supérieur et à la Recherche du gouvernement basque, désormais dirigé par le socialiste Patxi López. Elle succède ainsi à Tontxu Campos, du parti nationaliste de gauche Eusko Alkartasuna (EA)..

Après sa prise de fonction, elle remet en cause les programmes scolaires approuvés par le précédent exécutif régional, qui faisaient du basque la langue préférentielle de l'enseignement. Elle met ensuite en place un système trilingue entre espagnol, basque et anglais. Elle développe le recours au numérique et crée un programme d'intervention de victimes du terrorisme dans les écoles pour échanger avec les élèves...

Elle annonce en que l'exécutif basque palliera les coupes budgétaires dans l'éducation décidées par le nouveau gouvernement espagnol. Ainsi, les frais d'inscription universitaire n'augmenteront pas plus que l'inflation et les effectifs par classe dans les écoles seront maintenus.. Elle dénonce trois mois plus tard le projet de loi organique relative à l'amélioration de la qualité de l'éducation (LOMCE) proposée par le ministre José Ignacio Wert, décrivant le texte comme et qui ..

Elle préside l'ouverture de la du Parlement basque le suivant, en sa qualité de doyenne de l'assemblée. Elle décide alors de lire un discours, ce qui n'était pas prévu, dans lequel elle rend hommage aux députés Fernando Buesa et Gregorio Ordóñez, assassinés par l'ETA. Dans l'hémicycle, un parlementaire lui reproche de ne pas faire référence à Sergio Brouard, tué par les GAL..

Passage au second plan Isabel Celaá abandonne ensuite ses fonctions gouvernementales mais devient présidente de la commission des Affaires européennes et de l'Action extérieure jusqu'au terme de la législature.

Elle est élue présidente de la commission fédérale de l'Éthique et des Garanties du Parti socialiste en , à l'occasion du congrès fédéral extraordinaire qui porte Pedro Sánchez au secrétariat général. Elle postule au Sénat lors élections générales du 20 décembre 2015 puis du 26 juin 2016 dans la circonscription de Biscaye, sans succès..

Lors de la crise de , qui débouche sur la démission de Pedro Sánchez du secrétariat général, elle ne souscrit pas au rapport présenté par trois des cinq membres de la commission d'Éthique et de Garanties, qui considère dissoute la commission exécutive fédérale en raison de la démission de 17 de ses membres quelques jours plus tôt..

Elle est confirmée par le fédéral du PSOE comme présidente de la commission fédérale de l'Éthique et des Garanties en ..

Ministre de l'Éducation vignette|Isabel Celaá est porte-parole du gouvernement de 2018 à 2020. Le , Isabel Celaá est nommée ministre de l'Éducation et de la Formation professionnelle et porte-parole du premier gouvernement minoritaire de Pedro Sánchez. Elle entre en fonction le lendemain.. Pour les élections anticipées du 28 avril 2019, elle est investie en tête de liste pour le Congrès des députés dans la circonscription d'Alava.. Elle est confirmée pour les élections anticipées du 10 novembre suivant, convoquées après que le Congrès a échoué à investir un président du gouvernement.. À l'occasion de la formation du gouvernement Sánchez , le , elle fait partie des onze ministres sortants reconduits, mais ses fonctions de porte-parole reviennent à la ministre des Finances, María Jesús Montero.. Conformément à la volonté de la direction du PSOE d'assurer la présence de ses députés dans l'hémicycle, elle démissionne de son mandat parlementaire le ..

Elle présente le le projet de loi organique de modification de la loi organique relative à l'éducation (LOMLOE ou loi Celaá), qui prévoit entre autres que l'éducation religieuse devienne facultative et que les élèves qui ne la choisissent pas ne soient plus obligés de choisir une matière alternative ; la nouvelle matière d'éducation aux valeurs civiques et éthiques soit obligatoire ; la disparition des parcours scolaires imposés qui dérivaient automatiquement les élèves aux notes les plus basses vers l'enseignement professionnel ; ou encore la limitation du redoublement.. Lors de la discussion générale au Congrès des députés le suivant, les motions de renvoi du Parti populaire (PP), de Vox et de Ciudadanos (Cs) sont repoussées par l'ensemble des autres partis, à l'exception de l'Union du peuple navarrais (UPN)..

La loi est adoptée par le Congrès des députés le par 177 voix pour, 148 contre et 17 abstentions, soit une voix de plus que la majorité requise, s'agissant d'une loi organique. Elle reçoit notamment le soutien de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et du Parti nationaliste basque (EAJ/PNV), l'opposition du Parti populaire, de Vox et Ciudadanos, et l'abstention d'Ensemble pour la Catalogne (JxCat) et d'Euskal Herria Bildu (EH Bildu).. Ayant repoussé les 600 amendements au projet de loi, le Sénat adopte définitivement le texte, qui devient la huitième loi éducative depuis la fin du franquisme, par 142 voix pour, 112 contre et 9 abstentions dès le ..

À l'occasion du Conseil des ministres du , elle soumet l'avant-projet de loi organique relatif à la formation professionnelle, qui propose de généraliser l'alternance, d'instaurer cinq niveaux de spécialisation des certificats de formation, de se concentrer sur les demandeurs d'emploi et de faciliter les équivalences et passerelles entre voie professionnelle et voie universitaire..

Après le gouvernement Pedro Sánchez annonce, le , de manière inattendue, un important remaniement ministériel qui concerne sept ministres, tous issus de la partie socialiste de l'exécutif.. La déléguée du gouvernement en Aragon, Pilar Alegría, est ainsi choisie pour prendre la succession d'Isabel Celaá.. Avant la passation de pouvoir avec sa successeure, deux jours plus tard, elle reconnaît devant les médias qu'elle aurait souhaité porter ses projets en cours à leur terme..

Le Conseil des ministres du la nomme ambassadrice d'Espagne auprès de l'État de la Cité du Vatican..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des ministres espagnoles

Liens externes Fiche sur le site du Congrès des députés : XIII et XIV législatures.

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