Luis Planas Puchades (), né le à Valence, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Diplômé en droit de l'université de Valence, il devient inspecteur du travail et est affecté à Cordoue. En , il est élu à député de la circonscription de Cordoue. Il siège cinq ans au Congrès des députés, puis entre au Parlement européen en .

Il est désigné secrétaire général du PSOE cordouan en . Pressenti comme candidat à la mairie de la capitale provinciale en , puis tête de liste aux élections générales anticipées de juin 1993, il est nommé en suivant conseiller à l'Agriculture de la Junte d'Andalousie. En , il est promu conseiller à la Présidence, devenant le bras droit du président Manuel Chaves, et prend la présidence du Parti socialiste de la province de Cordoue.

Il se retire de la vie politique en , après avoir été exclu du gouvernement andalou faute d'avoir accepté la proposition de Chaves de prendre la présidence du Parlement régional. Il est alors élu au Sénat mais démissionne au bout d'un mois, après son recrutement comme directeur de cabinet du commissaire européen Manuel Marín, une fonction qu'il conserve auprès de Pedro Solbes à partir de .

En , le nouveau gouvernement espagnol le choisit comme ambassadeur au Maroc, bien qu'il ne soit pas diplomate de carrière. Il est muté au bout de six ans à Bruxelles, en tant que représentant permanent auprès de l'Union européenne. Le gouvernement Rajoy le relève de ce poste en .

José Antonio Griñán, dont il est un proche, en fait le conseiller à l'Agriculture d'Andalousie dans son gouvernement de coalition en . Il postule l'année suivante aux primaires du PSOE-A qui visent à désigner le successeur de Griñán mais ne parvient pas à recueillir suffisamment de parrainages pour se présenter au vote. Il se met ainsi de nouveau en retrait du jeu politique.

Il y est rappelé par Pedro Sánchez le , pour devenir ministre espagnol de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation.

Famille et jeunesse Luis Planas Puchades naît le à Valence.. Il est le neveu du journaliste catalan Josep Maria Planes i Martí, partisan de la République assassiné en par des anarchistes.. Marié et père de deux enfants, il réside à Cordoue, parle anglais, français et portugais..

Il étudie le droit à l'université de Valence, où il obtient le prix extraordinaire de licence. Il réussit en le concours du corps des inspecteurs du travail et se trouve affecté à Cordoue. Il exerce sa profession pendant deux ans.

Député Au Congrès Lors des élections législatives anticipées du , Luis Planas se présente dans la circonscription de Cordoue sur la liste du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui remporte cinq sièges sur huit à pourvoir. À , il est élu au Congrès des députés.. Il intervient en séance plénière le pour défendre le processus d'adhésion de l'Espagne à la Communauté économique européenne, qu'il qualifie d', expliquant que les socialistes et qu'ils aspirent ..

Au mois de , Planas est désigné par le groupe parlementaire socialiste pour faire partie de la délégation espagnole au Parlement européen. Il aura la charge de coordonner, sous l'autorité de l'ancien ministre Enrique Barón, le travail des eurodéputés socialistes...

Dans la perspective des élections générales anticipées du 22 juin 1986, il est à nouveau investi candidat dans la circonscription cordouane, en sur la liste de Guillermo Galeote. et se voit réélu.

Au Parlement européen La direction fédérale du PSOE indique le que Luis Planas sera candidat aux élections européennes du 10 juin 1987, occupant la de la liste emmenée par Fernando Morán et Enrique Barón.. Élu député au Parlement européen, il doit renonce à son mandat au Congrès.

À l'occasion du du Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie (PSOE-A), il intègre le la commission exécutive régionale (CER) sous l'autorité du secrétaire général Carlos Sanjuán. À la veille du conclave, il était cité comme futur secrétaire à la Politique socio-économique, mais cette fonction est confiée à Aurelio Barrera et Planas est finalement désigné secrétaire exécutif, sans attribution...

Lors d'une réunion le , le comité fédéral du PSOE ratifie la liste pour les élections européennes du 15 juin 1989, toujours conduite par Morán et sur laquelle Planas est de nouveau investi en .. Il est désigné vice-président du groupe socialiste en ..

Figure du PSOE andalou Secrétaire général provincial Luis Planas est reconduit le à la commission exécutive du Parti socialiste en Andalousie, et élu parallèlement membre du comité fédéral du parti, qui compte andalous. Il fait partie des sept délégués à participer à la fois aux travaux de la direction du PSOE-A et du du PSOE.. À l'ouverture du du parti dans la province de Cordoue, il est élu président du bureau par 52 % des voix, contre Julián Díaz, soutenu par le secrétaire général provincial Manuel Gracia. La forte division de la fédération cordouane amène à une intervention directe du dirigeant régional Carlos Sanjuán, qui obtient la nomination de Planas au poste de secrétaire général du PSOE de Cordoue...

Alors qu'approche le du PSOE cordouan, convoqué le , il renonce à se succéder au secrétariat général, et appuie publiquement le vice-secrétaire général José Mellado. Bien que le courant social-démocrate contrôle l'immense majorité de la fédération, trois candidats s'opposent pour la direction du parti. Après le retrait de ses deux concurrents, la candidature proposée par Mellado est élue avec 54 % des voix. Luis Planas, dont le rapport de gestion a été approuvé à 72 %, prend le poste honorifique de président de la commission exécutive provinciale...

Potentiel candidat à de hautes fonctions Peu après son accession au secrétariat général provincial, le nom de Luis Planas est évoqué comme possible tête de liste socialiste aux élections municipales du mois de à Cordoue, ville dirigée par la Gauche unie (IU). Sa candidature est toutefois perçue comme un plan B, dans le cas où Manuel Gracia refuserait de postuler. Au début du mois de , ce dernier accepte finalement d'être candidat et négocie avec Planas la composition de sa liste.... Il renonce deux ans plus tard, en , à conduire la candidature socialiste dans la circonscription de Cordoue aux élections législatives du 6 juin : candidat naturel après le retrait de Guillermo Galeote, mis en cause dans des affaires de financement occulte, il cède sa place au ministre de la Santé José Antonio Griñán..

À la fin du mois de , Manuel Chaves le propose sans succès comme candidat au poste stratégique de secrétaire à l'Organisation de la commission exécutive fédérale du PSOE dans le cadre du , après que le courant d'Alfonso Guerra a rejeté la candidature de Carmen Hermosín ; la fonction revenant finalement au Valencien Ciprià Ciscar.. À l'issue du conclave national, les se disent prêts à renoncer au secrétariat général régional à la condition que Chaves n'y postule pas, et font savoir que la candidature de Planas serait un compromis acceptable, bien que ce dernier ait déjà écarté cette idée.... À l'ouverture du du socialisme andalou le , Planas est cité comme potentiel bras droit de Manuel Chaves, occupant les responsabilités de vice-secrétaire général. Deux jours plus tard, il est pourtant exclu de la nouvelle commission exécutive régionale...

Conseiller de la Junte Délégué à l'Agriculture Le , le conseiller à l'Agriculture de la Junte d'Andalousie Leocadio Marín annonce sa démission en dénonçant l'immixtion du gouvernement régional dans les troubles internes au PSOE-A. Le président de la Junte Manuel Chaves indique qu'il a l'intention de le remplacer par Luis Planas, qui est l'un de ses proches... Il prend ses fonctions cinq jours plus tard, au cours d'une prestation de serment à laquelle assistent notamment Chaves, la déléguée du gouvernement Amparo Rubiales et le maire de Séville Alejandro Rojas-Marcos. Il rend hommage à Marín, qu'il qualifie d' et dont il salue le travail, et affirme vouloir travailler dans un esprit de dialogue et de consensus..

Dans la perspective des élections régionales du , il est nommé le membre du comité de stratégie électorale, coordonné par Antonio María Claret García et Luis Pizarro, au titre du courant social-démocrate du parti.. Le comité provincial du PSOE de Cordoue valide le par sur 84 la liste de candidats aux élections régionales qu'il propose et dont il se trouve en tête, une candidature ratifiée quatre jours plus tard par le comité directeur du Parti socialiste en Andalousie... Il est élu le député au Parlement d'Andalousie tandis qu'avec , le PSOE perd sa majorité absolue..

Délégué à la Présidence Formant son deuxième gouvernement le suivant, Manuel Chaves reconduit quatre conseillers sortants. Avec Carmen Hermosín, Luis Planas fait partie des promus, en obtenant le poste de conseiller à la Présidence, considéré comme de premier plan..

Après que le président de la Junte a annoncé le son intention de convoquer des élections anticipées, dont la date est ultérieurement fixée au , Planas est pressenti pour emmener de nouveau liste socialiste dans la circonscription de Cordoue. Le comité provincial valide cette éventualité le , une décision que confirme le comité directeur cinq jours plus tard.... Au soir du scrutin, il est ainsi réélu député régional tandis que le Parti socialiste renforce sa majorité relative avec sur 109..

Exclusion surprise du gouvernement Alors qu'approche l'ouverture de la andalouse, Luis Planas est évoqué comme l'un des conseillers sortants qui sera reconduit, bien que son maintien au département de la Présidence ne soit pas une évidence. Cependant, Chaves lui propose de prendre la présidence du Parlement, ce qu'il refuse. Lors de l'annonce du nouvel exécutif régional le , Planas en est exclu et ses fonctions reviennent à Gaspar Zarrías. Bien que le président de la Junte s'en défende, cette révocation inattendue de son bras droit est perçue comme une sanction après son refus d'occuper la présidence de l'assemblée parlementaire.... Planas estime le lendemain que sa sortie du gouvernement andalou est la conséquence de sa tout en affirmant ne pas se sentir par la décision de Chaves, qu'il dit respecter ; le comité directeur du PSOE-A l'investit le jour même candidat à l'un des quatre mandats de sénateurs désignés qui reviennent aux socialistes..

Il est effectivement élu à la chambre haute le par le Parlement, aux côtés notamment de Luis Pizarro et Javier Arenas.. Le groupe socialiste le choisit le comme porte-parole au sein de la commission des Affaires étrangères..

Carrière diplomatique Luis Planas annonce le son intention de renoncer à ses mandats de parlementaire régional et national, et de retourner à Bruxelles pour occuper un poste de conseiller auprès du vice-président de la Commission européenne Manuel Marín. Il justifie son choix par , faisant référence notamment à la troisième phase de l'Union économique et monétaire et l'élargissement à venir de l'Union européenne. Il remet formellement sa démission deux jours plus tard... Il dirige pendant trois ans le cabinet de Marín, puis prend en la tête de celui de Pedro Solbes, commissaire aux Affaires économiques et monétaires..

Après que le Parti socialiste ouvrier espagnol de José Luis Rodríguez Zapatero a remporté les élections générales du 14 mars 2004, Luis Planas est cité comme un candidat très sérieux au poste majeur d'ambassadeur d'Espagne au Maroc. Bien qu'il ne soit pas un diplomate de carrière et qu'il n'ait pas une grande connaissance du Maghreb, il est choisi pour son profil politique, afin de rétablir la confiance entre les deux États, détériorée depuis trois ans, et augmenter le niveau de leurs relations.. Il est nommé dans cette fonction lors du conseil des ministres du suivant..