Le New Hampshire durant la guerre de Sécession fait partie des États qui restent fidèles à l'Union, en raison de son histoire d'État progressif vis-à-vis de l'esclavage. Étant considéré comme l'un des États les plus progressifs avant la guerre, il apporte son soutien à Abraham Lincoln lors des élections présidentielles de 1860, où il remporte près de 57% des voix exprimées dans l'État. Après le déclenchement du conflit avec le bombardement du fort Sumter en Caroline du Sud, le New Hampshire répond à l'appel d'Abraham Lincoln pour afin de réprimer la rébellion, malgré l'impréparation de la milice de l'État d'avant-guerre.
Au cours de la guerre, le New Hampshire mobilise environ pour servir dans l'armée de l'Union dont . Au total, environ meurent au combat et meurent des suites de leurs blessures ou de maladie. Parmi les unités levées par l'État, le , le , acquiert des lettres de noblesse et paie un prix important au cours des combats.
Contexte Le New Hampshire fait partie des États libres des États-Unis. En 1779, vingt esclaves nés en Afrique signent une pétition demandant aux représentants de l'État l'abolition de l'esclave. En 1787, le New Hampshire adopte une Constitution abolitionniste analogue à celle du Massachusetts malgré la présence de au recensement de 1790. Ainsi au recensement de la population de 1820 aux États-Unis, il est l'un des États n'ayant plus un seul esclave sur son sol, avec la Pennsylvanie, le Massachusetts, le Connecticut, le Rhode Island, le New Jersey et l'État de New York. Lors du recensement de la population, la population du New Hampshire compte dont seulement libres soit 0,16% de la population. Lors du recensement de la population de 1860, la population de couleur s'élève à 494 contre . Avant la guerre de Sécession, le New Hampshire est considéré comme l'un des États les plus instruits et les plus progressifs des États-Unis.
Élections présidentielles de 1860 Lors de la campagne pour l'élection présidentielle, Abraham Lincoln fait quatre discours au New Hampshire et s'entretient avec des fondateurs du parti républicain.
Les résultats de l'élection présidentielle sont plus favorables pour Lincoln au New Hampshire qu'au niveau national obtenant respectivement 56,9% et 39,9%.
Candidat Parti Voix %Breckinridge Démocrate 3,2%Bell Union constitutionnelle 0,6%Lincoln Républicain 56,9%Douglas Démocrate 39,3% Total 100% Lors de la prestation de serment d'Abraham Lincoln, John P. Hale abolitionniste, , sénateur des États-Unis et et , tous deux membres de la Chambre des représentants des États-Unis, sont présents.
Esclavage Le New Hampshire est depuis longtemps hostile à l'esclavage. Ainsi, en , Joseph Whipple, collecteur des douanes à Portsmouth, répond à une lettre du président George Washington qui demandait le renvoi d'une esclave en fuite à son propriétaire, en précisant que ce retour de l'esclave est impossible en raison des sentiments trop forts à ce sujet de la population. En , le journal antiesclavagiste Liberator est créé par William Lloyd Garrison à Boston au Massachusetts qui sera suivi par d'autres journaux au New Hampshire comme le Herald of Freedom de Nathaniel Peabody Rogers en 1838. Néanmoins, le mouvement abolitionniste se heurte au début à une certaine hostilité de la population.
Toutefois, le chemin de fer clandestin qui aide les esclaves en fuite a des maisons à Canaan, Canterbury, Concord et Milford. L'une d'entre elles est celle de Moses Sawyer où Frederick Douglass écrit son autobiographie.
Lors de la crise du Texas en , John P. Hale, démocrate, s'oppose au président John Tyler car il pense que l'annexion du Texas va encourager la propagation de l'esclavage. Franklin Pierce qui est le leader des démocrates du New Hampshire s'oppose immédiatement à Hale et manœuvre pour l'évincer du ticket lors des prochaines élections.
Avant guerre, le New Hampshire vote des lois relatives aux libertés individuelles qui bravent alors le gouvernement fédéral. Ces lois donnent aux esclaves en fuite la protection des cours de l'État et interdit aux officiers de l'État de participer à leur capture. Les Afro-américains reçoivent la pleine citoyenneté et les hommes noir ont le droit de vote.
Historique Début , les forces confédérées bombardent le fort Sumter, commandé par le commandant Robert Anderson. Parmi les officiers qui défendent le fort aux côtés de ce dernier, se trouve le capitaine John Gray Foster, originaire du New Hampshire et major général des volontaires au cours du conflit.
En , le président Lincoln demande aux gouverneurs des États de mobiliser des volontaires au sein de leurs milices. Néanmoins, le système de la milice du New Hampshire est totalement pris au dépourvu. En effet, la législature de l'État a tenté en , et de réglementer la milice qui faisait face à des critiques des mouvements de tempérance et des miliciens eux-mêmes. Pendant ces années, l'entraînement et les engagements déclinent.
Toutefois, en réponse à l'appel du président Lincoln, le New Hampshire parvient à offrir rapidement un régiment constitué, puis deux ou quatre autres ensuite.
Personnes notables Politiques Daniel Clark : sénateur des États-Unis, républicain
: membre de la Chambre des représentants
John P. Hale est un acteur abolitionniste de premier plan du New Hampshire. Il est élu au Sénat des États-Unis en après s'être opposé à l'annexion du Texas.
: membre de la Chambre des représentants, brigadier général
Militaires Le New Hampshire est particulièrement pris au dépourvu au début de la guerre en raison de l'abandon du système de milice dans l'État.
À la suite de l'appel d'Abraham Lincoln, le gouverneur Goodwin nomme à la tête du 1st New Hampshire Infantry, un régiment levé au camp Union pour trois mois. Les volontaires en excédent sont envoyés au camp Constitution pour former le 2nd New Hampshire Infantry. Cependant, alors que les hommes découvre que ce régiment a vocation à avoir une durée de trois ans, on leur offre le choix de s'enrôler pour neuf mois ou trois ans. Cinq cents d'entre-eux choisissent une durée de trois ans d'engagement.
, né à Birstol, est considéré comme le premier soldat tué lors d'un affrontement de la guerre au cours des émeutes de Baltimore.
Au début de la guerre, les régiments de la milice du New Hampshire portent une veste à queue de pie bleue ou grise, un pantalon blanc avec une bande rouge, des boutons en laiton brillant et une grande casquette avec une plume. Ce type d'uniforme aussi en usage dans d'autres états crée une grande confusion lors des première batailles de la guerre de Sécession qui poussent les commandants des régiments à demander à leurs hommes de porter des brassard blancs ou d'une autre couleur pour les distinguer de l'ennemi.
Parmi les unités les plus célèbres du New Hampshire se trouve le 5th New Hampshire Infantry, commandé par le colonel . Appelé le dans les journaux, le régiment est considéré parmi les meilleurs de l'Union pendant la guerre (le major général Winfield Scott appelle le régiment en 1863) et par les historiens par la suite. , vétéran et historien de la guerre de Sécession, a déterminé que ce régiment a eu le plus grand nombre de morts liés aux combats que tout autre régiment de l'Union. L'historien du , Bruce Catton, a déclaré que le 5th New Hampshire était et que Cross était .
Le poste critique d'adjudant général de l'État est occupé de à par le vieil homme politique Anthony C. Colby (1792-1873) et son fils Daniel E. Colby (1816-1891). Ils sont patriotes, mais sont submergés par la complexité de leurs fonctions. L'État n'a aucune trace des hommes qui se sont enrôlés après 1861 ; il n'y a aucun dossier personnel ou information sur les volontaires, les suppléants ou les conscrits. Il n'y a pas d'inventaire d'armes et de fournitures. Nathaniel Head (1828-1883) prend la relève en 1864, obtient un budget suffisant et du personnel de bureau, et reconstitue les documents manquants. En conséquence, les veuves, les orphelins et les anciens combattants handicapés reçoivent des pensons après-guerreMiller, ed., States at war (2013) 1: 366-7
Le New Hampshire mobilise environ pour servir dans l'armée de l'Union dont environ meurent au combat et meurent des suites de leurs blessures ou de maladie. Au cours de la guerre de Sécession, le New Hampshire fournit sur les qui servent dans l'armée de l'Union. Ce chiffre est à comparer aux recensés au New Hampshire en 1860. L'État envoie tout au long du conflit d'infanterie, un régiment de cavalerie, un régiment d'artillerie lourde, de sharpshooters (tireurs d'élite) et un escadron de cavalerie et une batterie d'artillerie légère.
Civils Sarah Josepha Hale, écrivaine qui publie en Northwood un roman qui exalte la vie dans le Nord.
est une infirmière dont la réputation émerge lors de la bataille des Sept Jours où elle accompagne le 2nd New Hampshire. Elle soigne les blessés tout au long de la guerre. Elle est capturée deux fois au cours de la guerre par les confédérés à la bataille des sept jours et à la seconde bataille de Bull Run. Lors de la bataille de Malvern Hill alors qu'elle tombe sur un piquet, l'officier confédéré la renvoie finalement vers les lignes de l'Union. Lors de sa deuxième capture, elle est amenée devant Stonewall Jackson qui la renvoie immédiatement vers les lignes de l'Union en s'en prenant à ses hommes : .
Références
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