, né le à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un haut fonctionnaire français.

Il a notamment été préfet de l’Aube, de la Haute-Savoie, des Alpes-Maritimes, de la Seine-Saint-Denis puis du Nord, avant d'être préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il a par la suite été directeur de cabinet du président de la République française.

Depuis le 27 mai 2026, il exerce les fonctions de préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris.

Biographie

Jeunesse et études Georges-François Leclerc est né le à Suresnes.. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1988)., il est ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Léon-Gambetta, 1991-1993).. Il a fait son service national comme officier dans l’Arme blindée cavalerie ; il est titulaire du brevet d’alpinisme militaire.

Carrière À sa sortie de l'ENA, il est affecté comme administrateur civil au ministère de l'Économie et des Finances.

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En 1997, il quitte le ministère de l’Économie et des Finances pour celui de l’Intérieur. Il y occupe successivement les postes de sous-préfet chargé de mission auprès du préfet des Yvelines (1997-1999), puis sous-préfet de l'arrondissement de Segré (1999-2002).

Il prend après des responsabilités en cabinet ministériel, sous la présidence de Jacques Chirac, au cabinet de Roselyne Bachelot, ministre de l’Écologie, puis comme conseiller technique de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Emploi entre 2004 et 2005 et chargé de mission au cabinet de Catherine Vautrin.

Il a également occupé d'autres postes au ministère de l'Intérieur : sous-directeur de l’administration et de la logistique à la direction de la défense et de la sécurité civiles et sous-directeur de l’administration générale et des finances à la direction générale de la police nationale, entre 2005 et 2007.

Directeur de cabinet de la ministre de la Santé, il contribue à l’élaboration et l’adoption de la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HSPT), portée par Roselyne Bachelot, qui crée les agences régionales de santé et réforme l’hôpital public ainsi que la médecine de ville. Il initie en 2009 une réforme de la prise en charge de l’autisme permettant de mieux reconnaître les techniques comportementalistes. Critiqué pour sa gestion de l’épidémie de grippe de 2009, il quitte le ministère de la Santé pour être nommé préfet de l'Aube (2010-2011), puis directeur-adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ; il est ensuite préfet du Gard pendant quelques jours en 2012 puis de la Haute-Savoie (2012-2016) et des Alpes-Maritimes (2016-2019).

En 2013, alors qu'il accompagnait des policiers de la brigade anti-criminalité de Thonon-les-Bains en patrouille et qu'un contrôle d'un trafiquant présumé dégénéra, les policiers et lui furent pris à partie par une dizaine de délinquants, l'un des agresseurs utilisant du gaz lacrymogène qui atteignit le préfet.

Au moment de son départ, il est publiquement injurié par Olivier Bettati à la suite d’un contrôle de légalité opéré par le préfet sur un acte d’urbanisme le concernant.

En 2017, il est condamné deux fois par le tribunal administratif de Nice pour violation du droit d’asile.

D' à , il est préfet de la Seine-Saint-Denis. En 2020, il conteste au Conseil départemental l'opportunité de formuler un vœu relatif à l'organisation de la police nationale. En , la Préfecture est définitivement déboutée par le Conseil d’État.

Pendant le confinement (mars-) lié à la pandémie de Covid-19, il alerte le gouvernement sur le risque d’émeute de la faim dans le département. Sa note d’alerte fuite dans Le Canard enchaîné. A la fin du premier confinement, il décide s’ouvrir par anticipation le parc Georges-Valbon, pour permettre aux habitants de son département de se promener.

Le , il retire à l'association construisant une mosquée à Noisy-le-Grand l'agrément de son caractère cultuel au motif de deux publications sur les réseaux sociaux critiquant une perquisition menée au domicile du dirigeant de l'association Barakacity les 15 et , à la veille de l'assassinat de Samuel Paty. Si le tribunal administratif de Montreuil avait débouté le l'association de son recours, puis de même pour la cour administrative d’appel par un arrêt du , le Conseil d’État lui donne raison par une décision du estimant que et . L'édifice est en cours de construction.

Le , il est nommé préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord (hors classe), à compter du , succédant à Michel Lalande.

Le , il retire au lycée Averroès, établissement musulman son contrat d’association avec l’État, après une intense campagne médiatique des représentants du lycée et une réunion très tendue de la commission chargée de l’instruction du retrait. Si le tribunal administratif de Lille avait d'abord rejeté les recours en référé, il rend un jugement sur le fond le qui annule la décision du préfet du Nord.

Le , il est mis fin, à sa demande, à ses fonctions de préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord portant cessation de fonctions d'un préfet - M. LECLERC (Georges-François), et il est nommé directeur du cabinet de Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités. Il occupe le poste jusqu'en Arrêté du 17 janvier 2024 portant nomination au cabinet de la ministre du travail, de la santé et des solidarités. Il y est surnommé le « dur cab » ; il déclare à ce propos : « Je ne laisse rien passer, c’est vrai. Ça peut mettre une pression, c’est incontestable. Il peut m’arriver d’être orageux. Mais brutal, non, jamais. » Il est toutefois critiqué pour des pratiques jugées humiliantes. Interrogées par Politico, plusieurs sources le qualifient d'autoritaire voire brutal. Sa déférence envers les élus de droite est également remarquée.

En , il est nommé préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet des Bouches-du-Rhône, et remplace Christophe Mirmand. Il obtient la suppression du poste de préfet de police des Bouches-du-Rhône, dont les missions sont reprises par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le maire de Marseille Benoît Payan critique la réunification des fonctions de préfet de police et de département dont Georges-François Leclerc a été l'artisan. Le , Georges-François Leclerc prend un arrêté ordonnant la fermeture de la mosquée des Bleuets pour deux mois ; toutefois, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille suspend cet arrêté en considérant qu'il porte « atteinte à la liberté fondamentale du culte ». En , Georges-François Leclerc est envisagé puis écarté comme préfet de police de Paris, poste qu'il ambitionnait : sa méthode et son style, qualifiés de « bouillonnant[s] », l'ont fait considérer comme incompatible avec le nouveau ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Moins d'un an après son arrivée à Marseille, Georges-François Leclerc est nommé le , en Conseil des ministres, directeur de cabinet du président de la République, Emmanuel Macron, à l'Élysée. Il y conserve sa réputation d’homme « clivant », pouvant « piquer des colères terribles ».

Ephémère directeur de cabinet du président Emmanuel Macron et ex préfet des Alpes-Maritimes, il a été nommé le 27 mai 2026 en Conseil des ministres préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris.

Controverses

Nommé préfet des Alpes-Maritimes en , sa gestion de la frontière franco-italienne est critiquée par certaines associations (comme l'ONG Oxfam dans un rapport publié le ). Il est condamné à plusieurs reprises pour « atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d’asile ».

Il est préfet de ce département lorsqu'à l'occasion de l' du mouvement des Gilets jaunes le , la veille de la visite à Nice du dirigeant chinois Xi Jinping, Geneviève Legay, retraitée âgée de et militante d'Attac, est sévèrement blessée par un policier à Nice.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Liste des préfets de l'Aube Liste des préfets de la Haute-Savoie Liste des préfets des Alpes-Maritimes Liste des préfets de la Seine-Saint-Denis Liste des préfets du Nord

Liens externes

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