François Guiannotte (ou Giuannotte), est un architecte belge né à Fleurus le et mort à Charleroi le .

Biographie François GuiannotteDans l'acte de naissance de son fils Léon, il figure sous le nom de Guiannotte. Mais la presse locale utilise indifféremment l'une ou l'autre orthographe. Elle fait de même pour le nom de son frère Horace, architecte et industriel, qui fut échevin et bourgmestre de Châtelet. est le fils de François-Joseph Giuannotte, arpenteur domicilié à FleurusFleurus, registre des naissances, acte n° 39 du 19 mars 1843 de François-Jules-Léandre Giuannotte, né le même jour, fils de François-Joseph Giuannotte, arpenteur domicilié à Fleurus, et de son épouse Marie Barbe Reumon., et de son épouse Marie Barbe Reumon.

François Guiannotte a épousé la romancièreCamille Hanlet, Les écrivains belges contemporains de langue française, 1800-1946, 1946, p. 478 : « Des poétesses composèrent aussi pour la scène : Hélène Canivet (p. 425), Gabrielle Rémy (p. 425) et Germaine De Smet (p. 438) ; et des romancières : France Adine (p. 457), Cécile Gilson (p. 478) et Suzanne Guiannotte-Saerens (p. 478) » et pédagogueElle a écrit dans le domaine de l'éducation les livres suivants : Cours d'économie domestique à l'usage des écoles moyennes, des écoles normales, des écoles ménagères, des écoles primaires, et des maîtresses de maison, par M. Guiannotte-Saerens, directrice d'école moyenne à Schaerbeek-Bruxelles . Première partie : L'habitation. Deuxième partie: le vêtement...Troisième partie: l'alimentation, Schaerbeek : impr. Charles Nossent, 1921 et : Cours d'économie domestique à l'usage des écoles moyennes, des écoles normales, des écoles ménagères, des écoles primaires et des maîtresses de maison, par Mme Guiannotte-Saerens, directrice d'école moyenne à Schaerbeek-Bruxelles . Deuxième et troisième parties, Bruxelles, 1922. Suzanne Saerens, née à Châtelineau le , active dans le monde de l'enseignement à Charleroi et à Schaerbeek, ainsi que dans la maçonnerie mixtePaul Ouwerx, Répertoire des francs-maçons belges, Louvain, 1939, p. 50 : « GUIANNOTTE (Mme), née SARENS, 111, avenue Rogier, Schaerbeek, L. "Vérité", Bruxelles (Droit Humain) »..

Œuvre thumb|Maison communale de Montignies-sur-Sambre, de style néo-classique, 1910. Né en 1843, François Guiannotte, appartient à la génération d'architectes qui précède celle de l'Art nouveauFrançois Loyer, « La généalogie de l'art nouveau », dans : Paul Hankar. La Naissance de l'Art Nouveau, Bruxelles, 1986, p. 40., tous nés un peu après la naissance de Paul Hankar et Victor Horta entre 1870 et 1880.

Jusqu'à présent l'œuvre de François Guiannotte de 1865 à 1910, de l'âge de 23 à 67 ans semble ignorée et reste à découvrir.

On connaît de lui avec certitude la maison communale de Montignies-sur-Sambre datant de 1910. Il s'agit d'un monument de style néo-classique. Également identifiées, plusieurs maisons réalisées entre 1907 et 1909 pour Joachim Baudhuin, industriel à Wanfercée-Baulet. La seule subsistante, et la seule d'inspiration Art nouveau, date de 1907 et est située à l'angle de la place Vauban et la rue Charles II.

Une production Art nouveau En 2006, Marie Wautelet réalise une étude sur base d'un dépouillement des permis de bâtir de l'ancienne ville de Charleroi entre 1899 et 1920. S'appuyant sur l'écriture qui figure sur les plans et demandes de permis de bâtir, elle attribut à François Guiannotte une série de réalisations qui font qu'il est peut être l'architecte Art nouveau le plus important de Charleroi. Attributions qui semblent confirmées par le style des bâtiments.

Il serait le premier architecte à réaliser en 1900 une vitrine Art nouveau à Charleroi, celle de la ganterie Dechaume-Guinotte, aujourd'hui disparue, située à la place du Sud. Sa première maison de ce style, également disparue, date quant à elle, de 1905. D'après les plans, son caractère Art nouveau résidait surtout dans le travail des boiseries des châssis qui ne sont pas sans rappeler les modèles de Paul Hankar, plus spécifiquement l'hôtel Kleyer de 1898.

Dans un style beaucoup plus Art nouveau, il construit fin 1908 une maison à la rue de la Régence n°55. Mais le style est uniquement présent dans le travail des châssis. C'est également le cas pour la maison de la rue Zénobe Gramme n° 37. Celle-ci doit son originalité aux sgraffites de Paul Cauchie.

En 1908, il réalise pour le docteur Bastin, la maison des médecins. L'attribution de cette vaste demeure à François Guiannotte est maintenant reconnue comme plus fiable que l'attribution à l'architecte Alfred Machelidon, auteur de constructions de style moderne, qui était faite sur base des témoignages transmis par la famille du commanditaire.

La maison Lafleur construite en 1908 au numéro 7 du boulevard Solvay, lui est également attribuée. Les plans ont longtemps été attribués à Joseph Charon, qui a peut-être participé à la réalisation, en tant qu'entrepreneur. L'esthétique de la façade semble inspiré de la maison Lapaille construite deux années auparavant à Liège par Victor Rogister.

Postérité Il est le père de Léon Guiannotte, également architecteUn changement dans l'orthographe du nom s'est opéré ..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

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