István Hollós, né le à Budapest et mort le dans la même ville, est un psychiatre et psychanalyste hongrois. Il est cofondateur et vice-président, en 1913, de l'Association psychanalytique hongroise, dont il devient le président, en 1933.
Biographie Il étudie la médecine à l'université de Budapest en 1891-1896, époque à laquelle il « magyarise » son patronyme Hezler en HollósCéline Masson, Michel Gad Wolkowicz (éd.), La force du nom. Leur nom, ils l'ont changé, Paris, Desclée de Brouwer, 2010, [recension| Daniel Vidal, Archives des sciences sociales des religions, n°156, octobre-décembre 2011, p.219. Il est médecin militaire durant la Première Guerre mondiale.
En 1913, il participe à la fondation de l'Association psychanalytique hongroise, avec Sándor Ferenczi, Sándor Radó et Ignotus, et en devient le vice-président. Il fait une analyse à Vienne, avec Freud en 1918, puis un contrôle avec Paul Federn. Après la mort de Ferenczi, il en devient le président (1933-1939).
Il participe au congrès international de 1918 à Budapest, et présente une communication au congrès de l'Association psychanalytique internationale à Berlin en 1922Paul Harmat: Freud, Ferenczi et de la hongrie à la Psychanalyse, . Il est l'oncle d'Edith Gyömrői, à qui il fait connaître la psychanalyse et qu'il invite au congrès international de 1918. Il est médecin et directeur de la clinique Lipotmezö, connue sous le nom de « Maison jaune », mais perd son poste hospitalier en 1925, sous le régime autoritaire de Miklós Horthy, en raison de ses origines juivesIstván Hollós, Mes adieux à la Maison jaune : ouvrage très insolite du Dr. Télémaque Pfeiflein sur la libération des malades mentaux présenté au public, Le Coq-Héron, 1986, trad. de Judith Dupont, (en hongrois Búcsúm a Sárga Háztól Budapest, Genius, 1927.. thumb|upright=0.6|left|Œuvre d'art commémorant le massacre de 1944, le long du Danube. Il publie des contributions littéraires dans la revue Nyugat. Il est ami avec Léopold SzondiPaul Harmat, Freud, Ferenczi und die ungarische Psychoanalyse, Tübingen, Diskord, 1988, .. Il traduit en hongrois deux livres de Freud, L'Interprétation du rêve (1935) et Le Moi et le Ça (1937).
Durant le siège de Budapest, en , son épouse et lui échappent in extremis à la déportation, grâce à l'intervention du diplomate suédois Raoul Wallenberg. Ils sont d'abord hébergés dans une maison protégée par les Suédois, mais ils en sont arrachés et conduits au bord du Danube, dans un groupe de 200 personnes juives, dont 40 sont tuées par balles par les Croix fléchées et jetées dans le fleuve, jusqu'à ce que l'ordre de cesser les exécutions soit donné, les 160 prisonniers épargnés étant conduits dans le ghetto de BudapestGyörgy Vikár, « Jewish Fate(s) in the Mirror of Psychoanalysis », East Central Europe (24-25) (1997-1998), .. Il relate ce souvenir dans « Lettre d'un rescapé »« Lettre d'un rescapé », Psyche, 24, 3, 1974..
Publications « Egy versmondo betegröl » [À propos d'un malade qui faisait de la poésie], Nyugat, 1914, , . « Die Phasen des Selbstbewusstseinsaktes » [Les phases de la conscience de soi], Internationale Zeitschrift für (ärztliche) Psychoanalyse, 1919, , . « Psychopathologie des problèmes télépathiques quotidiens », Le Coq-Héron, 1987, , (« Psychopathologie alltäglicher telepathischer Erscheinungen », Imago, 1933, , ). Bucsum a sárga háztól, Budapest : Genius, 1927. Hinter der gelben Mauer; von der Befreiung des Irren (« Derrière le mur jaune; de la libération du dément »). Hrsg. Paul Federn, Heinrich Meng. Hippokrates-Verlag, Stuttgart, 1928 Mes adieux à la Maison jaune, traduction du hongrois par Judith Dupont, Le Coq-Héron, , 1986. Briefe eines Entronnenen (« Lettres d'un rescapé ») , voir: István Hollós an Paul Federn, 17. Februar 1946, dans : Psyche 28, 1974, .
Références
Voir aussi Bibliographie Éva Brabant, « Istvan Hollos (Heszlein) (1872-1957) », Le Coq-Héron, 1992, , . Georges Devereux, « A summary of Istvan Hollos' theories », in Georges Devereux (dir.), Psychoanalysis and the occult, New York : International Universities Press, 1953, . Istvàn Hàrdi, « István Hollós : pour le anniversaire de sa naissance », Le Coq-Héron, 1986, , . Lajos Levy, « Obituary : Istvan Hollos (19 April 1872-2 February 1957) », The International Journal of Psychoanalysis, , , 1957, . . Pierre Sabourin, « Hollos ou la colère de Freud », Le Coq-Héron, 1986, , Élisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, 2011, entrée: « Hollos Istvan (1872-1957) », ,
Articles connexes Association psychanalytique hongroise Histoire de la psychanalyse
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