Jacques Dewatre, né le à Limoges et mort le à Clamart, est un ancien officier, préfet, haut fonctionnaire et diplomate français.

Jacques Dewatre est directeur général de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) du au .

Biographie Enfance et études Jacques Dewatre est le fils de Charles Dewatre, colonel commandant le de tirailleurs marocains blessé mortellement à Blodelsheim (Haut-Rhin) le , et d’Hélène Francez (1905-1981), femme au foyer État des services de Marie Philippe Antoine Léon Pierre Charles Dewatre.. La famille Dewatre est d’origine calaisienne depuis le début du XVIIIe siècleRamuntcho Dewatre, Embarquer pour les sept mers, Chroniques des Dewatre de Calais aux , , 2017..

Jacques Dewatre naît à Limoges et, au gré des affectations de son père, officier de l’Armée d’Afrique, il passe sa jeunesse à Angers, à Paris et surtout à Rabat (1940-1945). Après le décès de ce dernier, la famille est rapatriée à Limoges, où Jacques Dewatre poursuit sa scolarité au collège Ozanam (1945-1950).

Envoyé comme pensionnaire au collège Saint-Joseph de Poitiers (1950-1956), il y passe ses deux baccalauréatsDiscours de réception de Jacques Dewatre, membre libre, le 9 décembre 2016, par Philippe Bonnichon.. Ensuite, il présente le concours de l'École spéciale militaire comme élève à la corniche du lycée privé Sainte-Geneviève de Versailles. Là il se lie d’amitié avec son camarade Philippe Rondot.

Jacques Dewatre est admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr au sein de la promotion Maréchal Bugeaud (1958-1960). En , il est diplômé de la promotion de l’École d’état-major (Paris).

En parallèle de ses fonctions militaires, il prépare une licence de droit à la Faculté de Droit et sort diplômé en 1967Notice biographique sur le blog de la Société française d’histoire de la Police : http://www.sfhp.fr/index.php?post/2009/04/17/Notice-biographique-Jacques-Dewatre (consulté le 20 juillet 2023).. Pendant l’année 1982-1983, il est auditeur de la session nationale de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).

Carrière militaire À partir de l'été 1958, il effectue deux voyages d’information en Algérie : au sein de la Compagnie méhariste de l’Erg Oriental (El Oued) en 1958, puis comme chef de peloton méhariste à la Compagnie méhariste du Tinrhert (In Salah) et à celle du Tidikelt Hoggar (Tamanrasset) en 1959Lettre du général Ducournau, directeur du cabinet militaire du ministre résidant en Algérie, 30 janvier 1958. Lettre du général Quénard, Commandant les Territoires du Sud, 12 mars 1958.. A l’issue de son temps à Coëtquidan, il sert comme chef de section au 7e régiment de tirailleurs algériens puis comme adjoint du Commando de chasse V36, dans les Aurès (1961-1962). De retour en métropole, il termine sa formation d’officier d’infanterie puis rejoint le 11e bataillon parachutiste de choc à Perpignan comme chef de section commando (1962-1963). Bientôt, il est envoyé effectuer le Special Forces Qualification Course au 10th Special Forces Group (USA) à Bad Tölz et à Fort BraggFeuillet de campagne officier de Jacques Dewatre, 1963..

A la dissolution de la 11e demi-brigade parachutiste de choc, il est nommé chef de stage puis adjoint de l’annexe du Centre national d'entraînement commando à Collioure qui se crée. Après un temps de chef de section EOR à l’École d’application de l’infanterie à Montpellier (1965-1967), il est envoyé commander une compagnie mécanisée au 24e Groupe de Chasseurs mécanisés basé à Tübingen (Allemagne) au début de l'année 1968.

Muté à l’ETAP (1970-1973) en qualité d’instructeur puis adjoint de l’Instruction combat aéroporté, puis comme aide-de-camp du délégué ministériel pour l’armement (1973-1974), il quitte l'armée avec le grade de commandant pour intégrer le corps préfectoral en Feuillet de campagne officier de Jacques Dewatre, 1961-1976..

Carrière préfectorale Sous-préfet dans l'Aude (1974-1976), en Savoie (1976-1978), puis en Polynésie française (1978-1981), il est chef de cabinet du ministre de la Coopération et du Développement (1981-1984). Secrétaire général des Yvelines (1984-1985), il est nommé ensuite préfet, directeur des C.R.S. (Compagnies Républicaines de Sécurité) en 1985, directeur de la Défense et de la Sécurité civile, puis préfet de Guyane (1986-1988), de Saône-et-Loire (1988-1991), de La Réunion (1991-1992), et des Yvelines (1992-1993).

DGSE Il est DGSE du au , ce qui en fait le responsable resté le plus longtemps à ce poste. Il y sert deux présidents de la République et trois Premiers ministres, en traversant deux périodes de cohabitation.

Outre son temps au 11éme Choc, au retour de la guerre d’Algérie, Jacques Dewatre avait appartenu aux réserves du 89e Bataillon des Services (SDECE puis DGSE) à partir de . Il avait ainsi été promu lieutenant-colonel de réserve la même année et colonel en 1984Mémoire de proposition pour le grade de commandeur de légion d’honneur concernant le préfet Jacques Dewatre, ministère de la Défense, 1995..

Son oncle et parrain, le général René Dewatre, avait également un passé dans les services secrets..

Ambassadeur En sortant de la DGSE, il est nommé ambassadeur de France en Éthiopie le . Poste qu'il quitte le , ayant atteint la limite d'âge.

Décès Jacques Dewatre meurt en à l'hôpital d'instruction des armées Percy des suites d'une longue maladie.

Informations complémentaires Il est l’époux de Chantal Rostan d’Ancezune, dont il a eu 6 enfantsAnnonce de décès parue dans le carnet du jour du Figaro du 18 décembre 2021..

Il est le beau-frère de l'amiral Jacques Lanxade, chef d'état-major particulier du président de la République (1989-1991), puis chef d'état-major des armées (1991-1995).

Récompenses et distinctions Décorations Décret du 19 avril 2000. Décret du 14 mai 2010. 55px Croix de la Valeur militaire avec deux citations Cité à l’ordre de la Brigade OG n°143 du 07.04.1961. Cité à l’ordre du Corps d’Armée OG n°326 du 23.04.1962. Décision du juillet 1961. Blessé lors d’une embuscade avec sa section. Arrêté du 10 février 1987. Arrêté du 18 septembre 1989. Arrêté du 21 juillet 1987. Arrêté du 14 novembre 1995. 1962. Décret du 9 septembre 1986. Décision août 1998. 55px Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre avec agrafes Algérie et Sahara Décret du 11 janvier 1993. Arrêté du janvier 1992. Nombreuses décorations étrangèresJacques Dewatre, Cap sur d’autres mondes, 2020, pp. 54-55..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des préfets de la Guyane Liste des préfets de Saône-et-Loire Liste des préfets de La Réunion Liste des préfets des Yvelines

Liens externes

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