Albert Mercier, né le à Sarran en Corrèze et mort le à Paris, est notamment professeur au Lycée Lavoisier et à l’École normale supérieure de Saint-Cloud.

Lors de la Libération, il est chef de Centre à Neuvic d'Ussel (Corrèze) du maquis Agat, maquis autonome qui recevait directement ses instructions de Londres. Le maquis Agat est intégré après la Libération (après le débarquement du ), dans la demi-brigade de l'Armée secrète de Haute-Corrèze (Maquis du Limousin), sous le titre de Deuxième Compagnie.

Biographie

Albert Mercier est humaniste, de parents cultivateurs. Il devient professeur chercheur en physique à l'École normale de Saint-Cloud.

Il garde toute sa vie son accent rocailleux, sa tête de savant aux cheveux fous et son attachement à sa région et à sa famille.

Il se distingue pendant la Première Guerre mondiale : Citation à l'ordre du Régiment du : . Citation à l'ordre du Régiment du : . Citation à l'ordre de la division du : . Citation à l'ordre du Régiment du : . Croix de guerre; Médaille commémorative de la Grande Guerre ; Médaille de la Victoire.

Lors de la Seconde Guerre mondiale et de l'occupation par l'Allemagne nazie, il s'engage, en , dans la Résistance.

Après la réquisition par les Allemands de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, Albert Mercier est accueilli, pour poursuivre ses recherches, au laboratoire de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm.

Réseau Vélite-Thermopyles En 1941, Albert Mercier participe avec Pierre Piganiol et Raymond Croland, deux autres enseignants de l'Ecole normale supérieure, à la création du réseau Vélite-Thermopyles (qui s'appellera d'abord Couleuvre puis Vélite en 1943 puis Thermopyles en ), un réseau de recueil de renseignement. Il est le responsable action de ce réseau.

Maquis En , Albert Mercier crée AGAT (Association des groupes d'action technique) tournée vers le sabotage après avoir pris contact avec divers groupes de résistance tournés vers l'action et avec le secrétaire du CNR (Conseil national de la résistance) nouvellement organisé, Pierre Kaan.

Son épouse Catherine, née Escure, et leurs deux enfants Pierre (étudiant) et Noël (lycéen) a eu un rôle actif à ses côtés. Son fils aîné a pour mission en 1943 de mettre en place un maquis autonome en Corrèze (Agat) pour recueillir ceux qui seraient compromis dans le réseau, pour être un relais sur la route de l’Espagne, en direction de Londres ou d’Alger (filière évasion) et pour effectuer des missions de sabotage. Ce maquis sera souvent déplacé. C'est pourquoi il est appelé parfois maquis de Sérandon ou maquis de Neuvic.

Corps franc Liberté Son plus jeune fils, Noël Mercier, anime avec Philippe Wacrenier le corps franc Liberté composé essentiellement d'étudiants et de lycéens (tout comme les Volontaires de la Liberté). Il est également entré en rapport avec une ligne d'évasion. Il a ses rendez-vous dans le métro ou à l'école de Pharmacie. Le , agent de liaison à motocyclette, porteur du brassard FFI, Noël est intercepté à Saint-Pardoux-le-Vieux par une patrouille allemande qui le fusille sur le bord de la route après avoir tenté en vain, par la menace et les coups, de lui arracher des renseignements. Son ami François Bayet, caporal-chef au corps franc Liberté, médaille de la Résistance, croix de guerre avec étoile, meurt au camp de Vaihingen (Wurtemberg) de mort lente.

Notes et références

Liens externes France Archives - Archives Nationales - Réseau Vélite Thermopyles France Archives - Archives Nationales - Réseau Vélite Thermopyles - Témoignage de Pierre Piganiol France Archives - Archives Nationales - Réseau Vélite Thermopyles - Historique du réseau France Archives - Archives Nationales - Réseau Vélite Thermopyles - Témoignage d'Albert Mercier France Archives - Archives Nationales - Réseau Vélite Thermopyles - Témoignage et rapport d'activité de Catherine Janot Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943 France Archives - Archives Nationales - Réseau Vélite Thermopyles - Récit relatif à François Bayet, mort en déportation L’association des Amis de la Fondation de la Résistance – Mémoire et Espoirs de la Résistance Avril 1945: l'insoutenable découverte du camp de Vaihingen La libération du camp de Vaihingen en Allemagne VAIHINGEN, CAMP LIBÉRÉ PAR LES FRANÇAIS L’association Mémorial du camp de concentration Vaihingen/Enz Promotion de 1947 l.

Catégorie:Résistant français Catégorie:Professeur français Catégorie:Enseignant Catégorie:Naissance en avril 1892 Catégorie:Naissance en Corrèze Catégorie:Décès en février 1976 Catégorie:Décès dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 83 ans Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette