Le ST Aerospace était une évolution majeure de l'avion d'attaque au sol américain Skyhawk, initialement conçu par la au début des années 1950. Cette modernisation fut entreprise par (SAI) au cours des années 1980.

L'appareil fut utilisé exclusivement par la Force aérienne de la république de Singapour (en , RSAF), servant dans le rôle de chasseur-bombardier de 1989 à 2005, lors de son retrait du service en première ligne. Depuis le milieu de l'année 1999, l' endossa le rôle supplémentaire d'être l'avion d'entraînement avancé officiel de la RASF, au sein du programme d'entraînement avancé AJT (), qui fut effectué par un détachement installé sur la base aérienne de Cazaux, en France..

Conception et développement

et vignette|redresse=1.25|alt=Photographie de l'avant d'un TA-4SU Skyhawk.|Double cockpit d'un . La rangée de générateurs de vortex sur les becs de bord d'attaque et l'entrée d'air dynamique montée sur le côté gauche pour le refroidissement du moteur sont uniques au . Le frein de bouche couleur chrome du est également visible. Dès l'année 1973, la Force aérienne de la république de Singapour (RSAF) commença à acquérir des Skyhawks. Le premier lot de plus de cinquante appareils fut commandé puis subséquemment réquisitionné dans les stocks du (MASDC, actuellement AMARG), situé sur la base aérienne Davis-Monthan, en Arizona, puis envoyé à (LAS) à Ontario, en Californie, et sa subsidiaire (LASS), à Singapour. Ils y subirent une révision et une rénovation majeures.

Ces avions resurgirent ensuite en tant qu' monoplaces () et biplaces (), tous ayant reçu plus de cent modifications. Celles-ci incluaient un nez légèrement plus long, pour recevoir un équipement avionique nouveau, cinq points d'emports au lieu des trois habituels, une antenne ADF en forme de selle sur le dos du fuselage, des plaques de blindage pour le cockpit, des destructeurs de portance (), une perche de ravitaillement coudée, la capacité à tirer des missiles air-air Sidewinder et un logement pour un parachute de freinage sous la tuyère moteur de l' d'origine. Comme pour les israéliens, qui furent armés d'une paire de canons DEFA de , les avions singapouriens furent armés de canons ADEN de calibre à la place des canons de calibre originaux. Une commande ultérieure pour quatre cellules d'entraînement biplaces fut placée en 1976, ces appareils rejoignant la RSAF en 1977 ..

Les appareils d'entraînement n'étaient pas des standards, avec un cockpit commun pour l'instructeur et l'élève, mais furent à la place reconstruits par Lockheed avec un insert de dans le fuselage avant et une verrière en bulle séparée pour l'instructeur derrière le cockpit de l'élève, lui offrant ainsi une bien meilleure vision périphérique. Cette modification était unique pour la RSAF mais pas pour Lockheed, qui avait déjà réalisé de tels agencements de cockpits avec les avions et , versions d'entraînement des et qui possédaient également des cockpits décalés. Après leur conversion, ces avions d'entraînement furent équipés du turboréacteur d'origine Wright J65, comme sur les , au lieu des Pratt & Whitney J52 utilisés par les biplaces d'entraînement construits spécifiquement pour ce rôle par Douglas. Ce fut la raison principale pour laquelle la RSAF décida de ne pas se procurer de (si à la place une commande avait été placée), qui aurait obligé la force aérienne à effectuer la maintenance de deux moteurs différents pour des appareils essentiellement similaires.

Tous les monoplaces furent ensuite retirés du service, lorsque la version améliorée commença à entrer en service. Les biplaces par contre furent améliorés et maintenus en service.

et Un second lot de fut commandé en 1980. Ces appareils furent directement livrés à Singapour pour être reconstruits, les devenant les , tandis que les devaient rester en stockage pour servir de sources de pièces détachées. En parallèle avec un petit nombre de , ces nouveaux Skyhawks rejoignirent la RSAF en tant que remplaçants des appareils usés, dès 1982. Toutefois, ces cellules conservèrent les canons de Colt Mk.12 originaux des .

En 1983, une troisième commande de huit vit seize de l (AMARC, actuellement AMARG) être convertis et reconstruits en tant que huit avions d'entraînement .

et Super Skyhawk vignette|redresse=1.25|Une maquette à échelle 1 du , exposée sur le stand de (SAI), lors de l'exhibition de 1988. En 1985, constatant que quatre avaient été retirés du service dans des accidents séparés, associé aux faibles taux de disponibilité de la flotte originale d', la RSAF mena une enquête, qui révéla que malgré un potentiel restant encore élevé pour les cellules, les moteurs Wright J65 utilisés par les Skyhawks étaient trop vieux, et les pièces détachées qui étaient associées devenaient difficiles et chères à obtenir. Par conséquent, la RSAF décida de faire évoluer les et plutôt que de les remplacer.

SAI reçut le contrat comme entreprise principale liée au projet d'évolution et le turbofan sans postcombustion General Electric fut sélectionné comme nouveau groupe propulseur. Le projet de mise à jour s'étendit plus tard pour couvrir l'intégralité de la flotte des plus récents , ainsi que pour profiter de l'opportunité de complètement moderniser l'installation avionique de l'appareil : L'avion allait désormais disposer d'un chercheur/désignateur laser dans le nez, un système de navigation inertielle (INS), un système de navigation TACAN, des récepteurs d'alerte radar (RWR) avant et arrière et des éjecteurs de leurres radar (bandelettes) et infrarouges (fusées).

Les versions modernisées et , avec leur nouveau moteur General Electric F404, disposaient de 29 % de poussée supplémentaire, qui résultat en une réduction du temps de décollage de 30 % ainsi qu'une augmentation de charge utile, de distance franchissable et de vitesse maximale. La vitesse maximale au niveau de la mer était désormais de , et la vitesse de croisière maximale à () était de ..

Carrière opérationnelle

En service vignette|redresse=1.25|Photo de face d'un Super Skyhawk. Notez la perche de ravitaillement coudée, les becs de bord d'attaque en position basse et la prise d'air dynamique. Des AIM-9 Sidewinder inertes (peints en bleu) sont également accrochés sous les pylônes extérieurs de l'appareil. En 1974, le RSAF reçut suffisamment d' rénovés pour former les escadrons et , qui furent basés respectivement sur les bases aériennes de Tengah et . Au sein de la Force aérienne de la république de Singapour (RSAF), les et reçurent des numéros de série à trois digits commençant par un 6 (ex : 600, 651…)..

À partir de 1982, les et rejoignirent progressivement la RSAF comme remplaçants des appareils usés, un équilibre étant atteint en 1984 pour permettre la création d'une nouvelle unité, l, qui fut également basé sur la base aérienne de Tengah. Ces appareils reçurent des numéros de série à trois digits commençant par un 9 (ex : 900, 929…).

En tout, environ furent acquis par Singapour.

Les Super Skyhawks modernisés furent d'abord reçus par le , puis le et le , à partir de l'année 1989. L'avion fut aussi utilisé par l'équipe d'acrobatie aérienne , pour les manœuvres aériennes de précision, de 1990 à 2000...

Fin du service dans les unités de première ligne vignette|redresse=1.25|Un en position de leader devant deux , sur la base aérienne de Korat, en Thaïlande, pendant l'exercice Cope Tiger '02. Après d'opérations, la RSAF retira officiellement sa flotte de Super Skyhawks des unités de combat opérationnelles à Singapour, le . Les réalisations des incluaient un vol direct de Singapour vers les Philippines, incluant la toute première mission de ravitaillement en vol de la RSAF, en 1986., ainsi que la démonstration acrobatique des Super Skyhawks rouges et blancs des pendant les expositions des années 1990, 1994 et 2000. Il fut utilisé une dernière fois par les à l'occasion de la , le . Un mois avant son retrait des unités de première ligne, l'escadron de Skyhawks remporta les honneurs dans un exercice d'attaque mené contre ses rivals plus modernes et , et émergea comme l'escadron hissé au plus haut niveau au cours de la compétition inter-unités des forces armées singapouriennes, un titre qu'il détenait depuis l'année 2000..

Le , un fut donné à l' pour servir de plateforme technique d'étude aux élèves.. Dans la foulée, l'., l'. et l'université de technologie de Nanyang reçurent chacune un Skyhawk.

Deux des mis à la retraite furent également donnés au Musée de l'Air et de l'Espace, en France, pour y être exposés en statique. Le , une cérémonie pour la signature d'un certificat de transfert et d'acceptation (en ) eut lieu entre des représentants de la RSAF et du musée français, sur la base aérienne de Cazaux, en France.. Depuis, seul le 928 est exposé dans le hall « Rosette » du musée, tandis que le 941 reste en stockage...

Rôle secondaire

En 1998, le Gouvernement français proposa à la RSAF d'utiliser les installations de la base aérienne 120 Cazaux. Un contrat de location de pour l'entreposage de et environ de la RSAF et leurs familles fut signé plus tard dans la même année. De retour à Singapour, le fut désactivé en 1997, et ses avions furent transférés à l'escadron , qui avait abandonné ses avions d'entraînement de base SIAI Marchetti SF.260. Le nouvel escadron reprit ensuite le rôle de l'entraînement avancé sur avions à réaction, utilisant ses avions comme avions d'entraînement de pointe pour les pilotes de la RSAF. Cette réorganisation en fit le candidat tout désigné pour aller en France, et les premiers des furent « emballés » et envoyés en France par bateau au milieu de l'année 1999, dans le cadre du programme d'entraînement avancé AJTP () de la RSAF..

Les onze appareils d'entraînement restants devaient initialement être retirés du service en 2007., mais ils restèrent en service jusqu'à la livraison de leurs remplaçants, douze Aermacchi M-346, qui eut lieu entre 2012... et 2014..

Versions Super Skyhawk : Version évoluée de l' ; Super Skyhawk : Version évoluée des avions d'entraînement et .

Utilisateurs vignette|redresse=1.25|Un de l'escadron , photographié à RAF Waddington pendant le de 2000.

(RSAF, Force aérienne de la république de Singapour) : : Désactivé le , il a été le dernier escadron opérationnel à utiliser les . Il a été réactivé en 2015 pour recevoir des , version du conçue pour Singapour ; : Désactivé en 1997, après avoir transféré ses à l'escadron , il a été réactivé en 2003 lors de son passage sur ; : Passé sur le ; Escadron : Passé sur en 2012.. L'équipe acrobatique des utilisa l' de 1990 à 2000. Ils passèrent ensuite sur une formation « tout F-16 » à six avions pour leurs démonstrations pendant le meeting aérien de Singapour en 2008.

Exemplaires en exposition De nombreux exemplaires sont actuellement en exposition dans divers lieux : (600) BuNo 142850, en exposition statique au . ; (690) BuNo 144979, en exposition statique à l' ; (607) BuNo 145013, en exposition statique au musée de la Force aérienne de la république de Singapour ; (651) BuNo 145047, fuselage avant et cockpit en exposition statique au musée de la Force aérienne de la république de Singapour ; (928) BuNo 147797, en exposition statique au musée de l'Air et de l'Espace à Paris, tandis qu'un autre (941, BuNo 145071) est en stockage ; (929) BuNo 145073, au musée de la Force aérienne de la république de Singapour. ; (900) BuNo 147742, en exposition statique au musée de la Force aérienne de la république de Singapour.

Spécifications techniques ()

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Douglas A-4 Skyhawk Lockheed Martin A-4AR Fightinghawk Projet Kahu LTV A-7 Corsair II McDonnell Douglas AV-8B Harrier II Dassault Super-Étendard Blackburn Buccaneer Soukhoï Su-17 Nanchang Q-5

Bibliographie

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Catégorie:Douglas A-4 Skyhawk Catégorie:Avion de chasse Catégorie:Avion d'entraînement militaire Catégorie:Avion militaire singapourien Catégorie:Avion des années 1980