Le Jeu comme symbole du monde est un ouvrage du philosophe allemand Eugen Fink édité en 1960 traduit et publié, pour la première fois en France en 1966. . C'est ainsi qu'il pense établir une parenté entre jeu cosmique et jeu humain lire en ligne.

La finalité de la recherche

Eugen Fink constate : que dans tous les modes fondamentaux de l'expérience humaine (je perçois, je me souviens, j'ai rêvé, je pensais), l'intelligibilité première du concept de « monde » prend appui sur une compréhension de l'être-homme comme praxis, agir et liberté, note Raphaël Célis lire en ligne dans la Revue philosophique de LouvainCela serait particulièrement vrai chez Heidegger lire en ligne. Toute la « dimension » du monde est affectée par cette conception lire en ligne.

Fink s'est progressivement éloigné des conceptions de Husserl et de Heidegger en cherchant une autre forme de «mondanisation » différente de celle que nous mettons en œuvre lorsque nous sommes seulement guidés par un intérêt pratique ou théorique. Fink pense la trouver en revenant à la pensée primitive qui parle du mouvement du monde comme d'une course et du processus d'individuation selon l'« image du jeu » (p.62). Fink se demande si le jeu ne permet pas d'aborder autrement et d'offrir un nouvel éclairage au phénomène du monde note Raphaël Célis .

écrit David Chaberty lire en ligne.

écrit Boris Solinski lire en ligne(p.137-138).

Pour introduire à cette pensée Fink , dans un large détour, consacre le premier chapitre de l'ouvrage à des considérations générales sur la conception métaphysique du monde et de l'homme, à l'évaluation problématique des choses selon leur rang ontologique, à quelques sentences obscures d'un penseur présocratique à savoir HéracliteLa pensée d'Héraclite a été le sujet d'un séminaire tenu le semestre d'hiver 1966-1967 conjointement par Eugen Fink et Martin Heidegger et publié en français par Gallimard sous le titre Héraclite et à la position mondaine de l'homme, être intermédiaire entre l'animal et Dieu, pour, après la notion d'« être-dans-le-monde », reprendre et terminer sur le concept d'« être-au-monde» de la phénoménologie heideggérienne (p.54). Les chapitres 2 et 3 sont plus spécialement orientés sur la question du jeu en procédant à son examen sous l'angle de son interprétation métaphysique et sous l'angle de son interprétation mythique. Le dernier chapitre (4) s'interroge sur la mondanité du jeu humain autrement dit le mode propre de mondanisation auquel nous fait accéder le jeu qui n'est ni celui de la praxis ni celui de la raison théorique.

Le monde comme jeu Parce que le jeu est d'abord un mode d'être de l'homme c'est à partir de l'étude de la position singulière de cet être dans le « Cosmos » (au sens Grec) que Fink entend aborder cette question. Au §5 du premier chapitre, Fink recense tout ce qui différencie ce qu'il appelle l'« être-dans-le-monde » de la pierre ou de l'animal avec l'« être-dans-le- monde » de l'homme (p.55). Bien que caractérisé par sa compréhension cosmique, l'homme reste comme tous les êtres, un être fini qui comme (p.56-57).Notamment (p.58)- lire en ligne. , écrit David Chaberty. Dans Les Lois, (p.93). Fink reprend la métaphore de l'enfant qui joue : , cité par Boris Solinski lire en ligne. Fink qualifie le mouvement du monde de course, la « course du monde », que la pensée primitive décrit comme (p.62)

Les choses n'apparaissent individuellement que dans un rapport de choses qui se tiennent et l'ensemble dans un universel rapport global (p.60). Dans la perspective classique l'être est interprété comme chose individuelle, comme être de l'étant fini, (p.61) (p.128). (p.129).

Fink procède à une autre inversion quant à l'« ouverture » de l'homme au monde qui n'est plus le fait de sa propre nature mais le fait du monde lui-même (p.62).

L'essence du jeu Le propos de Fink dans cet ouvrage est de tenter de gagner la signification philosophique du jeu. lire en ligne. . Interprétation métaphysique du jeu

Du point de vue de la métaphysique le jeu qui privilégie l'apparence et n'a donc pas la dignité du vrai, est dévalué. Raphaël Célis remarque : s'agissant du . Fink part du caractère le plus immédiat du jeu. Comparé à l'approche métaphysique privilégiée des choses scientifiques ou pré-scientifiques, le jeu se caractérise par son « irréalité  » (p.67). Fink qui fait de la relation de l'homme et du monde un problème philosophique fondamental s'interroge expressément : (p.70) remarque .

En principe l'« imaginé » est nul, pourtant ce qui est simplement imaginé n'est pas rien du tout même pour la métaphysique. Si le contenu imaginé n'est pas réel il l'est tout de même un petit peu en tant que moment intentionnel de l'acte d'imaginer ce qui conduit à considérer qu'un acte réel contient en lui une irréalité (p.73). Fink s'interroge (p.73) L'être réel ne s'attribue pas à l'homme selon les mêmes modalités qu'aux choses L'homme est d'autant plus réel qu'il est libre, dès lors pris comme accomplissement spontané de la vie, le jeu, (la représentation, le mime, le culte) apparaît comme une sorte d'auto-réalisation de l'homme (p.74).,

Sur le fond de l'histoire de la métaphysique occidentale depuis Platon, Fink s'interroge sur la part d'« irréalité » caractérisant le jeu. (p.95).

Alors que la critique platonicienne (p.127) interprète le jeu comme copie, Fink se demande, quand bien même le jeu aurait un caractère mimétique, (p.102). , écrit David Chaberty lire en ligne. Ce serait d'abord nier le travail créateur du poète; (p.100). lire en ligne.

Plus profondément comme le souligne Raphaël Célis lire en ligne, .

Interprétation mythique du jeu

Selon Fink le jeu serait une forme particulière de la relation de l'homme avec le monde. (p.130). Le culte est le souvenir de cet âge d'or (p.143). Maintenant, lire en ligne. (p.130-131). Fink explique .

L'analyse des temps archaïques pousse Fink à renverser . Si bien qu'au lieu d'être une pratique dévaluée une fabulation, le jeu se définit , au contraire, plutôt par la position de quelque chose de « sur-vrai » (quelque chose de plus fort en être que la simple chose), pour l'homme qui pressent par delà les choses lire en ligne.

La mondanité du jeu humain En guise de conclusion, lire en ligne. Fink résume sous forme de thèse la réponse à la question de l'essence du jeu (p.227)-.

L'intramondanité n'a pas le sens d'une appartenance statique mais d'un « procès » qui englobe : écrit Fink. Le monde devient , écrit Natalie Depraz.

lire en ligne. . Références

Notes

Liens externes . . .

Bibliographie .

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