L’Atelier des Lumières est un centre d’art numérique situé au 38 rue Saint-Maur dans le arrondissement de Paris. Créé par Culturespaces, il a ouvert ses portes le .
Historique Fonderie du Chemin-Vert Avant de devenir un centre d’art numérique, l’Atelier des Lumières était une fonderie d’acier dite « Fonderie du Chemin-Vert » ouverte en 1835 par les frères Plichon. Cette fonderie, qui sera propriété de 4 générations de Plichon, est une affaire florissante pendant plus de 100 ans.
La crise économique de 1929 provoque la fermeture de la fonderie. Elle est vendue à la famille Martin, les actuels propriétaires, en 1935.
Achat et travaux Culturespaces cherchait un lieu pouvant accueillir un centre d'art numérique présentant des expositions immersives ; le choix s'est porté, après deux ans de recherche d'un lieu qui soit à la fois porteur d'une identité et disposant de vastes espaces, sur la fonderie du Chemin-Vert en 2017Connaissance des arts, hors-série : Atelier des Lumières, Centre d'Art Numérique - Paris, deuxième trimestre 2018. Deux ans de travaux sont nécessaires avant l'ouverture au public, le . Cette réhabilitation s'inscrit dans la tendance de la revalorisation et la transformation du patrimoine industriel parisien, dans la lignée de la Société des cendres, des Grands Moulins de Paris, la gare frigorifique de Paris-Ivry, ou la Station F de la Halle Freyssinet.
Près de 80 ans plus tard, Bruno Monnier, président de Culturespaces redécouvre ce patrimoine industriel oublié et décide d’en faire un centre d’art numérique où seront projetés des expositions immersives consacrées aux plus grands artistes de l’histoire de l’art et des créations plus contemporaines, Europe 1, 12 avril 2018..
L’Atelier des Lumières a ouvert ses portes le .
Historique des expositions
Salle principale « Gustav Klimt » ( - ), programme long réalisé par Gianfranco Iannuzzi, Massimiliano Siccardi et Renato Gatto. Cette exposition présente les œuvres du peintre Gustav Klimt, figure majeure de la Sécession viennoise, BFM TV, 12 avril 2018. « Hundertwasser, sur les pas de la Sécession viennoise » ( - ), programme court réalisé par Gianfranco Iannuzzi, Massimiliano Siccardi et Renato Gatto. Cette exposition invite à voyager dans le monde coloré d’Hundertwasser, héritier de Klimt. Terra Magnifica, Yann Arthus-Bertrand ( - ) « Van Gogh, La nuit étoilée » ( - ), par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi. « Monet, Renoir... Chagall. Voyages en Méditerranée » (du au ) par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto, et Massimiliano Siccardi « Dalí, l’énigme sans fin » ( - ) par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi « Cézanne, Lumières de Provence » ( - ) par Gianfranco Iannuzzi. «Océans, L'Odyssée immersive » ( au ) «L'Égypte des Pharaons. De Khéops à Ramsès II » ( au ). Une exposition événement qui propose une immersion dans les chefs d'oeuvre égyptiens.
Salle secondaire
Verse, Thomas Vanz et Jonathan Fitas, du 22 Février au
Colours X Colours, Thomas Blanchard et Oilhack, du au « POETIC_AI » (du au ), création contemporaine réalisée par le collectif Ouchhh.
Lieu d'exposition
Installation technique Développées par Culturespaces, les expositions numériques immersives sont conçues à partir de milliers d’images d’œuvres d’art numérisées, diffusées en très haute résolution via la fibre optique et mises en mouvement au rythme de la musique. Elles sont rendues possibles par une installation vidéo de 140 projecteurs et un son spatialisé grâce à 50 enceintes , adapté aux contraintes du lieu et conçu sur mesure, La Matinale LCI, 12 avril 2018.
Ces expositions numériques sont développées à l'aide de la technologie AMIEX (Art and Music Immersive Experience), développée par Culturespaces depuis 2012. Cette technologie utilise des projecteurs Barco. Cet ensemble de projecteurs spécialement calibrés permet aux images d'épouser toutes les formes de l'ancienne fonderie.
Le site propose deux salles de projection : la salle principale appelée « la Halle » et une salle secondaire, « le studio ». Le Studio est un bar, totalement insonorisé par rapport à l’espace principal. C'est un espace consacré à des œuvres multimédias de jeunes créateurs et réalisateurs.
Les expositions numériques L'Atelier des Lumières propose des expositions dites « immersives » : le visiteur est invité à déambuler dans l'espace où il peut découvrir des milliers d'images numérisées d’œuvres d'art au son d'une composition musicale. Ce qui donne l'impression d'être plongé dans les tableaux.
Ces expositions, produites par Culturespaces, sont réalisées par le directeur artistique Gianfranco Iannuzzi, concepteur d’espaces et d’expositions immersives qui réaménage artistiquement des lieux atypiques.
La musique de l'exposition Klimt reprend des œuvres symphoniques classiques (Symphonie n°9 de Ludwig van Beethoven) ou plus contemporaines (l'Etude n°2 de Philip Glass et Glass Recomposed de Luca Longobardi).
Art en immersion Depuis la création de l'Atelier des Lumières, la Fondation Culturespaces a créé « Art en immersion » : un programme d'activités destinées aux enfants en difficulté, éloignés de l'offre culturelle. Ce programme est destiné aux enfants de 6 à 10 ans. Il se divise en quatre étapes : un atelier pédagogique, une visite libre de l’Atelier des Lumières, un atelier créatif et une mini exposition dans l’école ou la structure d’accueil. 70 structures sociales participent à ce projet avec environ 2 300 enfants.
Rapport à l'art Le Journal des Arts explique que le public visé n'est pas avant tout celui des connaisseurs du monde de l'art et de la culture mais plutôt les familles et les jeunes qui n'ont pas l'habitude de visiter les musées. L'Atelier des Lumières vise à la fois un public familial, qui n'oserait pas franchir la porte des musées, et un public de spécialiste, curieux de découvrir un artiste d'une manière inédite. Télérama note d'ailleurs la légèreté de l'aspect pédagogique proposé. Adrien Goetz, du Figaro, trouve qu'il s'agit d'une démarche visant uniquement à engranger des entrées, détruisant la subtilité des œuvres au profit d'une expérience plaisante et sans subtilité. Cécile Guilbert, dans La Croix, abonde dans ce sens, y voyant une création cherchant à empêcher de penser, un étouffement de l'art par la culture. Mathilde Serrell de France Culture nuance ces propos, y voyant un moyen de toucher les 25 % de personnes n'allant jamais au musée, tant que le type d'exposition proposé par l'atelier des lumières vient compléter l'offre culturelle classique plutôt que de s'y substituer. Bruno Monnier, Président de Culturespaces, explique dans une interview des Échos qu'il souhaite mêler plaisir et culture tandis que les musées de l'Hexagone opposent encore trop souvent les dimensions scientifique et ludique.
. Jérôme Glicenstein abonde dans ce sens, y voyant une . Il rapproche les expositions immersives d'autres dispositifs artistiques comme les carrousels ou les spectacles son et lumière.
Fréquentation Pour sa première année d'ouverture, l'Atelier des Lumières a accueilli plus d'un million de visiteurs, dont 12 % ont moins de 25 ans. Le lieu d'exposition annonce la même fréquentation pour 2022.
Lien avec le quartier Les restaurateurs du arrondissement ont vu leur chiffre d'affaires significativement augmenter à la suite de l'ouverture de l'Atelier des lumières. L'afflux touristique nouveau est célébré par ceux qui trouvent que le quartier en devient plus vivant, regretté par d'autres pour qui il perd son charme.
Références
Voir aussi
Bibliographie Connaissance des arts, hors-série : Atelier des Lumières, Centre d'Art Numérique - Paris, deuxième trimestre 2018
Articles connexes Culturespaces, Carrières de Lumières (Les-Baux-de-Provence), Bassins de Lumières (Bordeaux) Art numérique Art immersif
Liens externes
Catégorie:Musée dans le 11e arrondissement de Paris Catégorie:Fondation en 2018