Le réseau Garel est un réseau de résistance créé par Georges Garel avec l'aide de son épouse Lili Garel, à Lyon, de 1942 à 1944, dans le cadre de l'Œuvre de secours aux enfants (OSE), dans le but de sauver des enfants juifs de la déportation.

Histoire Le réseau Garel est créé en Joel. Résistance: sauver les enfants juifs en France. JForum.fr 25 août 2017. à Lyon. À la suite de la Nuit de Vénissieux (camp de Vénissieux) d', et le sauvetage de 108 enfants, Joseph Weill., médecin français qui a un rôle important dans la Résistance, fait appel à Georges Garel, un ingénieur français, membre de la Résistance dans le mouvement Combat, pour organiser un circuit clandestin d'enfants.

L'hôtel Victoria., 3 rue Delandine, Lyon centre Perrache, est lieu de rendez-vous donné par Joseph Weill pour la constitution du réseau Garel en .

Le domicile des Garel est le centre nerveux du réseau. Leur premier domicile est au 63-68 Boulevard de Brotteaux: c'est le lieu de rendez-vous des cadres du réseau. Puis après l'arrestation de Lili Garel avec sa belle-sœur Raya GarfinkelRaya Garfinkel est née en 1911. Voir, Hazan, 2014., le (elles sont libérées le )Le 26 novembre 1944, Madeleine Dreyfus cherche à avoir des nouvelles 'un enfant placé à l'école des sourds-muets de Villeurbanne. Elle est arrêtée par la Gestapo, venue chercher René et Marie Pellet, directeurs de l'école et responsables du réseau Marco Paulo. Lily Garel et sa belle sœur Raya, venues à son secours, sont également arrêtées. Elles sont libérées le 31 décembre 1944. Voir, la carte de Lyon, capitale de l'OSE dans la Résistance. www.ose-france.org., le nouveau domicile est au 16 rue Jeanne d'Arc à Montchat.

Il s'agit de disperser les enfants juifs dans un milieu non juif, de leur donner une identité « aryenne » et de les faire suivre par un personnel non-juif ou juif sous une fausse identitéRené Castille. Les enfants juifs en Creuse. Colloque de Limoges, 18 octobre 2004.. Georges Garel trouve le soutien de Saliège.Philippe Julie. Aide et sauvetage de la population Juive dans les départements de la Nièvre et de la Côte d'Or. 2006/2007. Voir, p. 53, note 155.Dossier Pédagogique. Le Voyage de Fanny. Un film de Lola Doillon. fondation shoah. 2016., archevêque de Toulouse, Juste parmi les nations, et de de Courrèges, son coadjuteur, Juste parmi les nations. Ce dernier permet de sauver un grand nombre d'enfants juifs dans les centres de la colonie Sainte-Germaine, en particulier à Vendine (Haute-Garonne), dans le Lauragais.

Parmi ceux qui aident le réseau Garel, on trouve La Cimade et les pasteurs protestants autour de Marc Boegner, Juste parmi les nations, et les Amitiés chrétiennes de l'abbé Alexandre Glasberg, Juste parmi les nations.

Le rabbin de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), de la Corrèze, de la Creuse et du Lot, membre de la Résistance, dans le mouvement Combat avec Edmond Michelet, David Feuerwerker organise des caches pour les enfants aidés par l'OSEGeorges Garel, Le sauvetage des enfants par l'OSE, 1938-1944. 2012. qui écrit, p. 241: La Corrèze est également un lieu de caches organisées par le bureau de Brive et le rabbin David Feuerwerker..Sur la Mère Marie Bredoux et Kraindel Dorfner et sa fille Betty, Mordecai Paldiel. Churches and the Holocaust: Unholy Teaching, Good Samaritans, and Reconciliation, 2006, p. 99..

Le réseau Garel a sauvé près de enfants ou enfants.

Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que Georges Loinger et Fanny Loinger découvrent qu'ils faisaient de la Résistance et dans le même réseau GarelPierre Assouline. Georges Loinger, Résistant: "Pendant la guerre? Oui, j'ai fait des trucs"... Actualité Juive, 28 mai 2015..

En 2015, une analyse est faite par Cindy Banse. et Laurent Beaugitte sur l'efficacité d'un réseau de sauvetage d'enfants se basant sur le circuit Garel. Les auteurs notent en particulier que les membres de ce réseau sont apparentés, ce qui assurait la cohésion.

La nuit de Vénissieux Le , l’OSE, les éclaireurs israélites de France, les Amitiés chrétiennes et plusieurs autres organisations humanitaires, participent à la commission de « criblage » des 1200 juifs de la région lyonnaise arrêtés lors des rafles de l’été 1942 et internés au camp de Vénissieux. La commission parvint à sauver momentanément 160 adultes, dont 80 sont à nouveau interpellés le lendemain, puis 108 enfants. Cet évènement tragique est connu sous le nom de « nuit de Vénissieux ». L’OSE, les Amitiés chrétiennes et l’Action catholique de Germaine Ribière, Juste parmi les nations, refusent de rendre les enfants malgré les ordres donnés par Vichy au préfet régional Angéli de « ne pas séparer les familles ». Ils sont dispersés avec de faux papiers dans des institutions catholiques, sous la surveillance de l’OSE...

L'historienne Valérie Perthuis-Portheret a réalisé un film qui relate la vie de Lili Garel, et en particulier son rôle dans la nuit de Vénissieux (28-), au cours de laquelle 108 enfants juifs ont été sortis du camp d'internement de Vénissieux (Métropole de Lyon) et sauvés de la déportation.. À noter que c'est peu après cet événement que Lili Tager et Georges Garel se marient<ref> Deborah Dwork, Children with a Star: Jewish Youth in Nazi Europe, 1993, p. 150. </ref>, en 1943. Vénissieux marque le début de l'action sur le terrain de Georges Garel avec l'OSE, jusqu'alors ingénieur à Lyon, et c'est la première implication sur le terrain de Lili Tager, qui venait à peine d'être embauchée dans le bureau de l'OSE à Lyon, comme secrétaire à temps partiel et comme assistante sociale. Elle a 20 ans. Elle n'oublie pas, des années plus tard, le "cauchemar" de Vénissieux Deborah Dwork & Robert Jan Pelt. Holocaust: A History, 2002, p. 334...Marie Quenet. Serge Klarsfeld: "Le sauvetage de Vénissieux s'est fait au nez et à la barbe de Vichy. jdd. 22 août 2017.Michel Germain, 1999, p. 21..

Parmi ceux qui œuvrent au sauvetage à Vénissieux, on trouve le père Pierre Chaillet, Juste parmi les nations, l'abbé Alexandre Glasberg et Jean-Marie Soutou.

Le lieu de transit des enfants de Vénissieux est au 10 montée des Carmélites, au service social de l'OSE.

Membres Les membres, par ordre alphabétique, sontl Liste donnée par Banse et Beaugitte, 2015, combinée avec d'autres sources citées.: René Borel André Chouraqui Jean Cremer, médecin Lucienne Clément de l’Épine, section des enfants, , Paris A. Cremieux Eva Deleage Madeleine Dreyfus née Kahn, Lyon, (sœur de Martine Kahn), convoyeuse, déportée à Bergen-Belsen et survivante, était responsable du circuit Garel au Chambon-sur-Lignon. Elle est arrêtée par la Gestapo le Madeleine Dreyfus. Avec sa photo. Dans le Dossier: Lyon, capitale de l'OSE dans la Résistance. www.ose-france.org.. Madeleine Dreyfus est née le à Paris. Elle est déportée par le convoi , en date du , du camp de Drancy vers Bergen-Belsen. Sa dernière adresse était au 64, rue Anatole France, à Villeurbanne (Rhône) Robert Epstein ou Robert EbsteinLe nom Ebstein serait plus exact., dit Evrard Survival in WWII, 1933-1944. Alfred Moritz (alias Mauricet). responsable du Centre-Est Florette Feissel, trouve des planques en Dordogne. Arrêtée à Périgueux, elle est déportée par le convoi à Auschwitz et assassinée à son arrivée avec un enfant dont elle ne voulait pas se séparer. Georges Garel Lili Garel Pauline Gaudefroy, à Limoges (Haute-Vienne), qui succède à Edith Scheftel, responsable du Centre. Pauline (son vrai prénom est Renée) est une catholique de 24 ans, qui rejoint Fanny Loinger à Valence, sous le nom de Jacqueline Estager Herta Hauben. Née le à Aschaffenbourg (Allemagne), habitant au 4, rue des 400 couverts à Grenoble (Isère) déportée par le convoi , en date du du camp de Drancy vers Auschwitz Charlotte Hellman Elisabeth Hirsch (Boegie) Robert Job Marguerite Kahn (plus tard Marguerite Cohn, épouse de Jacques (Bô) Cohn, le frère de Marcus Cohn), née en 1922 à Ingwiller et décédée à Jérusalem en 2016. Simone Kahn, sœur de Madeleine Kahn, née le à Paris, active à Grenoble, déportée par le convoi , en date du , du camp de Drancy vers AuschwitzKahn Simone. Mur des Noms. eeif.org. M. Kahn Miller H et D. Levi Fanny Loinger, dite Stéphanie Laugier, infirmière, (plus tard Fanny Loinger-Nezer (-), une sœur de Georges LoingerFanny Loinger-Nezer 29 mai 1915-13 mi 1992. Histoire de l'OSE - Les grandes figures.., responsable du Sud-Est, c'est-à-dire les départements de l'Ardèche, de l'Isère, de la Drôme, de la Savoie, des Hautes-Alpes, des Basses-AlpesGeorges Loinger. Souvenirs d'un combattant, prisonnier évadé, au service du sauvetage des enfants juifs., à Limoges (Haute-Vienne) Rina Bassist. Jewish Holocaust Heroes And Heroins Honored In Paris. The Jerusalem Post, February 14, 2017. Testimony of Fanny Nezer-Loinger on her activities in the Œuvre de Secours aux Enfants (OSE), between 1941 and 1947. CM XXI-54. in: Selected Records of Lucien Lublin related to Resistance 1940-1992. United States Holocaust Memorial Museum.. Fanny Loinger est recrutée par Andrée SalomonKathy Hazan & Georges J. Weill, 2012, p. 139.. Elle sauve 400 enfants. Georges Loinger P. Loire Germaine Masour J. Miller Joseph « Joni » Millner Eugène Minkowski Alain Mosse A.R. Mosse Rachel Pludermacher Charlotte Rosenbaum-Helman. Venant d'une famille juive orthodoxe de Metz, elle est secrétaire du rabbin Élie Bloch au camp de PoitiersGeorges Garel, 2012, p. 239. Andrée Salomon Jacques Salon, époux de Nicole Weil-Salon Julien Samuel à Limoges Vivette Samuel (ou Vivette Samuel-Hermann.), charger de placer les enfants du Limousin à partir de Philippe Julie. Aide et sauvetage de la population Juive dans les départements de la Nièvre et de la Côte d'Or. 2006/2007. Voir, p. 54. et auteur de l'ouvrage "Sauver les enfants", 1995.. En , dans la maison d'enfants Le Couret (Haute-Vienne), Julien Samuel épouse Vivette Hermann, assistante volontaire au camp de Rivesaltes Wedding portrait of OSE administrators Julien Samuel & Vivette Hermann at the Le Couret children's home. United States Holocaust Memorial Museum. Fanny Scheinmann, née le à Paris, à Chambéry, déportée par le convoi , en date du , du camp de Drancy vers AuschwitzFanny Scheinmann, 22 ans, O.S.E. Mur des Noms. eeif.org. Edith Scheftel, responsable du Centre. Son vrai nom est Édith Scheftelovitch, elle est une ancienne EI (éclaireuse israélite) Isser Seilinger. Médecin. Né le à Besorka, habitant au 18 rue Jean Jaurès à Saint-Laurent-du-Pont, (Isère), déporté par le convoi , en date du du camp de Drancy vers Auschwitz Martha Sternheim, Lyon Victor Svarc, dit Souvard, cousin germain de Charles Lederman, à Lyon, responsable pour le Centre-Est. Berthe Tanne, plus tard épouse SagalowCatherine Richet. Biographie des membres de l'Œuvre de secours aux enfants OSE-réseau Garel. Organisation Juive de Combat. Autrement, 2006. Voir, Sagalow née Tanne, Berthe.. née le . En 1943, elle fait partie du réseau Garel pour la Loire et la Haute-Loire. Elle recherche des familles d'accueil et de placement pour des enfants dans les régions du Chambon-sur-Lignon et de Devesset (Ardèche). Elle est en relation pour ce travail avec Andrée Salomon et Élisabeth Boëgy Hirsch au Chambon-sur-Lignon et en contact permanent avec le pasteur André Trocmé et sa femme Magda Trocmé (reconnus Justes parmi les nations, en 1971). Denise Vormus Huguette Wahl, dite Odile Varlet, née le , à Paris, déportée par le convoi , en date du , du camp de Drancy vers Auschwitz. Nicole Weil-Salon, née le à Lisieux, Nice, épouse de Jacques Salon, déportée par le convoi , en date du , du camp de Drancy vers AuschwitzNicole Weil-Salon, 26 ans, O.S.E. Mur des Noms. eeif.org. Simone Weil Lipman, à Châteauroux, responsable pour le Centre Solange Zitlenok, à Toulouse, responsable du Sud-Ouest Susan Zuccotti, 2007, p. 66.

Sous-réseau de la Loire (1942-1944) Les membres, par ordre alphabétique, sontLa liste est donnée par Banse et Beaugitte, 2015. : Badard A. Cremieux Thevenet C. Barwitsky M. Dreyfus A. Dumas M. Guy