Divers La chaire de médecine de l'université d'Uppsala en Suède, vacante depuis sa fondation en 1595, est attribuée à (-). Robert Killigrew, homme politique anglais, célèbre pour ses préparations de drogues et de cordiaux, est soupçonné d'avoir fourni le poison dont Robert Carr s'est servi pour assassiner son secrétaire et confident, le poète Thomas Overbury. Dans son « Rapport sur certaines coutumes de la nation indienne », le missionnaire jésuite Roberto de Nobili qualifie la médecine ayurveda de . Échec d'une tentative de rapprochement entre la corporation des « barbiers chirurgiens » et la confrérie des « chirurgiens de robe longue ». (-), anatomiste et médecin de Gdańsk, pratique la première autopsie publique en Pologne et en Europe centrale. -1613 : . 1613- : la parution de la Gygantostéologie., de Nicolas Habicot (-), et à laquelle la Gigantologie. de Jean Riolan le Jeune mettra fin en concluant à l'imposture..
Publications Réédition, sous le titre de Phœbus medicorum (« l'Apollon des médecins »), de la pharmacopée de Francesco degli Alessandri ( – ), médecin italien au service du duc de Savoie, ouvrage publié une première fois en . Gaspard Bauhin (-), naturaliste suisse, publie son traité sur les bézoards (De lapidis bezaar). Gabriel Bertrand, maître chirurgien juré à Paris, publie une Réfutation des erreurs contenues dans l'Histoire de tous les muscles du corps humain, de Charles Guillemeau. Parution de lHortus Eystettensis, catalogue des plantes du jardin d'Eichstätt, dressé par Basil Besler (-), illustré en partie par Wolfgang Kilian et édité par le prince-évêque Johann Konrad von Gemmingen. Jean Bonard, originaire d'Amiens, fait imprimer sous le titre de Lauretum Apollinare les thèses qu'il soutient pour obtenir le doctorat en médecine de Montpellier. Parution, à Brescia, chez Bartolomeo Fontana, des Secreti universali de Florian Canale ( – ap. ). Parution d'un ouvrage sur la gangrène et le sphacelium, de Giovanni Castellini, Antonio Baldesi et Giuliano Segni. Antoine Constantin (), docteur en médecine à Aix-en-Provence, publie son « traité du pronostic médical » (Opus medicae prognoseos). François Du Port, doyen de la faculté de médecine de Paris, publie ses « Décades médicales » (Medica decas). Sous le titre de « Méthode mathématique pour guérir les maladies » (Methodus curandorum morborum mathematica), parution d'un traité d'astrologie médicale de Wolff Geuss. Avec son Tractatus novus de magnetica vulnerum curatione (« Nouveau traité sur le traitement magnétique des blessures »), Rudolf Goclenius (-) consacre un quatrième ouvrage à la défense de l'onguent des armes. Cipriano Mantegarrio édite à titre posthume les Responsa varia ad varias aegritudines (« Traitements divers à diverses maladies »), d', médecin et homme de lettres italien (-. Nicolas Habicot (-) donne sa Gygantosteologie, ou Discours des os d'un géant, qui inaugure une querelle sur l'existence des géants à laquelle la Gigantologie, de Jean Riolan, ne mettra fin qu'en . Parution du Dongui bogam (« Miroir précieux de la médecine orientale »), grande encyclopédie médicale compilée par Heo Jun (-), médecin de Seonjo, roi de Corée. Parution des « Thèses sur la fonction de la rate selon Aristote » (Theses de usu lienis secundum Aristotelem), de Caspar Hofmann (-), qui seront soutenues par Johann Oberndorffer (-) à l'académie d'Altdorf. Nicolas Abraham de La Framboisière (-) publie le premier volume de ses Œuvres. Traduction française de « toutes les œuvres » d’André du Laurens (-), Premier médecin du roi , par le médecin dieppois Théophile Gelée (-). Sous le titre de Doctrina Hippocratis, Rodolphe Le Maistre ( – apr. ), poète, et médecin de Gaston d'Orléans, publie sa traduction des Aphorismes d'Hippocrate. Le théologien jésuite Lenaert Leys (-) fait paraître son Hygiasticon, ouvrage « pour la conservation de la santé jusqu’à l’extrême vieillesse » dont les principes de diététique sont très proches de ceux de l’ascèse, et qui sera traduit en français en par Sébastien Hardy sous le titre de Régime de vivre pour la conservation de la santé du corps. Parution d'un recueil attribué à Jan van Meurs, dit « Joannes », philosophe et historien hollandais, compilation de « portraits, éloges et vies des hommes illustres qui ont illuminé de leurs écrits la célèbre académie de Leyde », parmi lesquels figurent les médecins Adriaen de Jonghe (), Rembert Dodoens (), Pieter van Foreest (), Johan Van Heurne () et Everhard Vorst (). Cristóbal de Montemayor, chirurgien des rois d'Espagne et III, publie son ouvrage sur « la médecine et la chirurgie des plaies de la tête » (Medicina y cirugia « de vulneribus capitis »). Heinrich Noll (-), médecin allemand, publie son « Système général de médecine hermétique » (Systema medicinae hermeticae generale). Parution de la Declamatio adversus contagionem morborum (« Déclamation contre la contagion des maladies ») et les Praelectiones urbanae Prorrheticorum Hippocratis (« Conférences urbaines sur les Prorrhétiques d'Hippocrate »), de Hieronymus Perlin (1610 – 1612). Parution de la sixième édition de la Pharmacopoeia Augustana (« Pharmacopée d'Augsbourg »), première du genre à donner une liste de médicaments chimiques à usage interne. Jean Riolan le Jeune fait paraître son Osteologia, ainsi qu'une Gigantomachie de Nicolas Habicot. Godefroy Roussel, apothicaire parisien, publie ses Secrets découverts des arts, tant de pharmacie que de celui de distiller. Angelo Sala (-), médecin et chimiste italien, fait paraître son Anatomia vitrioli (« Anatomie du vitriol »), traduite de l'italien, et, en français, une Énarration du naturel et usage des vomitoires. Édition posthume, par Balthasar Kiswetter (-), du Dialogus de peste (« Dialogue de peste ») rédigé à Zerbst par -) pendant l'épidémie de . Polidorus Seraphinus fait paraître son ouvrage « sur certaines erreurs médicales » (Collectio de manifestis quibusdam erroribus in usu medendi). Parution posthume de l'« Herbier » (Zielnik) du botaniste polonais (-), ouvrage qui, en quinze cents pages et cinq volumes, décrit 765 plantes, principalement médicinales. Parution, chez Zacharias Schürer, à Wittenberg, d'un recueil de « Dissertations physico-médicales » (Dissertationes physicae-medicae), de (-), médecin et mathématicien allemand, suivies de deux autres, rééditées à titre posthume, de (-) et (-). Publication des « Questions cardinalices » proposées à Jean Bonard, candidat au doctorat en médecine de Montpellier, par Jean de Varanda (-) et Jacques Pradillée, Angelo Vettori publie un ouvrage sur le caractère surnaturel des maladies de Philippe Néri. Ercole Zecchi (), docteur en médecine de l'université de Bologne, édite à titre posthume le traité des urines (De urinis brevis et pulcherrima methodus) rédigé par son oncle Giovanni Zecchi (1533-1601).
Personnalité Fl. Georges Küss, médecin, ancêtre d'une longue lignée de médecins, parmi lesquels se comptent le physiologue Émile Küss (), le phtisiologue Georges Küss (), le chirurgien Georges Küss () et le fils de ce dernier, l'urologue René Küss().
Naissances : (mort en ), médecin, chirurgien et anatomiste anglais. : Eusèbe Renaudot (mort en ), troisième fils de Théophraste, médecin ordinaire de Richelieu, Premier médecin du dauphin en 1671. : Claude Perrault (mort en ), médecin et architecte français.
Décès : Jacques Guillemeau (né en ), chirurgien et obstétricien français, auteur en d'un Traité des maladies de l’œil, premier du genre en langue française. : Pierre Pigray (né vers ), médecin des rois et ... : Jean Bauhin (né en ), médecin et botaniste suisse. : Arnoult de Lisle (né en ), médecin, diplomate et orientaliste français. : (né en ), médecin, astronome et mathématicien anglais.
Bibliographie Jean-Claude Diedler, « Se soigner en Lorraine méridionale : Une prescription d'apothicaire en 1613 », Annales de l'Est, 1997.
Références
Catégorie:Histoire de la médecine Catégorie:1613