François Favre, né le à Lyon et mort le à Paris, est un journaliste, homme politique puis bibliothécaire français.

Biographie Né à Lyon le , Jean-François Favre est le fils de Joséphine Glénard et de Claude Favre (vers 1780-1872), un marchand de vin établi au du quai Saint-VincentArchives municipales de Lyon, état civil de la commune, registre des naissances de 1819, acte (vue 118 sur 230).. François est le frère aîné de Louis Favre (1824-1914), qui sera le secrétaire de l'ex-chancelier Pasquier puis le chef de cabinet du président du Sénat, Gaston d'Audiffret-Pasquier, avant de devenir archiviste à la chambre hauteVapereau, ..

Employé dans l'administration des hospices de Paris depuis 1845, François Favre démissionne au lendemain de la Révolution de 1848 afin de se consacrer au journalisme républicain. Il devient ainsi rédacteur au Peuple de Proudhon. L'un de ses articles, publié le , exprime des idées violemment révolutionnaires et anticléricales, ce qui lui vaut d'être condamné à trois ans de réclusion et 6000 francs d'amende, peine réduite en appel à quinze mois de prison et 3000 francs d'amendeLa Presse, 12 octobre 1850, .. Réfugié en Belgique, il écrit pour le journal La Nation.

De retour en France en 1854, Favre collabore à la Revue de Paris puis, en 1858, fonde le Monde maçonnique avec Louis Ulbach. Il écrit aussi pour l’Avenir national, la Réforme littéraire, la Morale indépendante ainsi que plusieurs feuilles de province telles que le Phare de la Loire et le Progrès de la SommeLarousse, .. Entré au Réveil dès sa fondation, en 1868, il en devient l'un des principaux rédacteurs.

Après la proclamation de la République (4 septembre 1870), Favre est nommé maire du 17 arrondissement de Paris par Étienne AragoJournal officiel de la République française, 6 septembre 1870, .. Reconduit à cette fonction dès le premier tour des élections municipales du mois de novembre, il est en revanche contesté par les communards après le soulèvement du 18 mars 1871. Par conséquent, Favre annonce sa démission à la fin du mois La Gazette de France, 31 mars 1871, .. Pour autant, il n'inspire pas confiance à Thiers, qui le remplace à la mi-juin par l'ancien notaire Vincent Blanché de PauniatJournal des débats, 21 juin 1871, ..

Favre est candidat à un mandat de député à l'occasion du scrutin complémentaire du 2 juillet, mais son nom est finalement écarté de la liste établie par le comité républicain de la rue Turbigo. Loyal, Favre se désiste tout en annonçant son intention de concourir aux élections municipales du 23 juilletLe Siècle, 30 juin 1871, .. Candidat dans le quartier des Batignolles, il bénéficie cette fois-ci de l'investiture du comité de la rue Turbigo et du comité républicain du arrondissementLe Temps, 23 juillet 1871, .. Il n'obtient cependant que 787 voix, loin derrière le candidat de l'Union parisienne de la presse, Lucien Puteaux, qui est élu dès le premier tour par suffragesJournal des débats, 25 juillet 1871, ..

Républicain modéré, Favre soutient Joseph Vautrain contre Victor HugoLe Siècle, 6 janvier 1872, . puis Charles de Rémusat contre Désiré BarodetLa République française, 18 avril 1873, . lors des élections législatives partielles de 1872 et 1873.

Revenu au journalisme après son échec électoral de 1871, Favre entre le au XIX siècle d'Edmond About et collabore au Bien public jusqu'en 1876Le Bien public, 7 janvier 1876, . ainsi qu'à la Nation souveraine et à la Presse. Il écrit également des articles sur la céramique et les arts décoratifs dans la Gazette des architectes et l’Encyclopédie d'architecture, qu'il signe de son nom ou du pseudonyme de G. Frantz.

En , il est attaché au ministère du Commerce en tant que commissaire du gouvernement auprès des compagnies industrielles. Le , il obtient un poste de bibliothécaire au Conservatoire des arts et métiers qu'il occupera jusqu'à la fin de sa vieLa République française, 26 décembre 1892, ..

Malade du cœur, il meurt le en son domicile du de la rue Saint-MartinArchives de Paris, état civil du 3 arrondissement, registre des décès de 1892, acte (vue 16 sur 19)..

Œuvres Hautes œuvres de Louis Bonaparte, Bruxelles, 1852. Bonnes paroles d'un proscrit français à ses concitoyens, Bruxelles, 1852, 31 p. Documents maçonniques, Paris, Teissier, 1866, 508 p. La Politique nouvelle, Paris, Dentu, 1871, 69 p.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIX siècle, t. 17, supplément, Paris, 1890, . Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, édition, Paris, Hachette, 1893, .

Liens externes

Catégorie:Naissance en octobre 1819 Catégorie:Naissance à Lyon Catégorie:Opposant au Second Empire Catégorie:Républicain français du XIXe siècle Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Maire du 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en décembre 1892 Catégorie:Décès dans le 3e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans