Jean-Philippe Schmit, né le à Paris où il est mort le , est un lithographe, fonctionnaire, homme de lettres et homme politique français.

Biographie

vignette|La Muse romantique, lithographie de Schmit dédiée à Victor Hugo et exposée en 1830Bellier et Auvray, ..

Fils d'un tailleur, Jean Philippe Schmit est né le dans la paroisse parisienne de Saint-SulpiceArchives de Paris, état civil reconstitué, naissances (vue 14 sur 51).. Élève de l'école spéciale gratuite de dessinLe Constitutionnel, 2 mai 1848, ., il occupe un emploi de peintre sur porcelaine à l'âge de douze ans. Il s'établit par la suite comme lithographe et expose ses œuvres au Salon à partir de 1824. Il ne doit pas être confondu avec un artiste luxembourgeois de la génération suivante, Jean-Pierre Schmit (1817-1903).

Entré dans l'administration avant 1831, date à laquelle il est décoré de la Légion d'honneur, Jean-Philippe Schmit est maître des requêtes au conseil d’État et chef de la division du culte catholique au ministère des Cultes dans les années 1830. En 1834 et 1835, le ministre Jean-Charles Persil le charge d'inspecter plusieurs cathédralesLe Moniteur universel, 20 septembre 1835, .. En , après l'incendie de la charpente de la cathédrale de Chartres, il se rend sur place aux côtés du nouveau ministre, SauzetLe Moniteur universel, 7 juin 1836, .. Membre du Comité historique des arts et monuments, Schmit est nommé inspecteur des monuments religieux le Le Moniteur universel, 16 juillet 1840, . et admis à faire valoir ses droits à la retraite, trois jours après la suppression de la division du culte catholiqueLa Presse, 20 juin 1840, .. Il peut désormais se consacrer aux lettres et signe plusieurs ouvrages.

Au lendemain de la Révolution de février 1848, il rédige deux brochures à l'adresse des classes laborieuses dans lesquelles il se présente comme « fils d'ouvrier, longtemps ouvrier [lui]-même » en omettant de mentionner son passé de fonctionnaire du régime déchu. Choisi comme candidat à l'Assemblée nationale constituante par plusieurs clubs et comités électoraux, il rédige un manifeste républicain modéré qui est publié dans Le ConstitutionnelLe Constitutionnel, 19 avril 1848, .. Lors du scrutin du mois d'avril, voix se portent sur son nom dans la Seine, faisant ainsi de lui l'un des 34 représentants du peuple de ce départementLa Presse, 2 mai 1848, .. La polémique sur la situation réelle de Schmit ne se fait pas attendre : dès le , Auguste Portalis adresse au National une lettre révélant que le nouvel élu n'est pas un ouvrierLe Siècle, 1 mai 1848, . et qu'il a peut-être été confondu avec un ouvrier cordonnier homonyme. Schmit se justifie alors dans une lettre publiée par Le Constitutionnel. Une enquête ayant révélé que seuls bulletins de vote étaient imputables sans ambiguïté à l'« écrivain » Schmit, son élection est finalement annulée le Journal des débats, 7 mai 1848, ..

Jean-Philippe Schmit meurt le , à son domicile du de la rue de VaugirardArchives de Paris, état civil du 6 arrondissement, registre des décès de 1865, acte (vue 21 sur 31)..

Notes et références

Annexes Bibliographie Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, t. II, Paris, Renouard, 1885, .

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