Léglise Saint-Pierre est une église localisée dans la commune de Parçay-Meslay, en Indre-et-Loire. Elle a été précédée d'une église conçue en bois et construite vers la fin du . L'actuelle édifice parcillon, placé sous le vocable de Saint Pierre, a été bâtie durant la seconde moitié du . L'église de Saint Pierre était du ressort de l'abbaye de Marmoutier.
Les structures de l'édifice dédié à Saint Pierre sont, sous leur forme actuelle, appareillés de pierres de taille et de moellons. D'une conception architecturale relativement sobre et épurée, l'église de Parçay-Meslay est de style roman.
En 1906, durant la crise des inventaires le curé et les paroissiens de Parçay-Meslay font montre d'une forte opposition et barricadent l'église Saint Pierre. L'inventaire de la fabrique d'église est cependant établi.
Une fresque, datée du et représentant un Christ en gloire entouré des quatre évangélistes, est mise en évidence dans les années 1920, sur la voûte du chœur.
La fresque du Christ en majesté bénéficie d'un classement en 1928 et l'église est inscrite en 1994. L'abside de l'édifice fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire du patrimoine culturel en 1928 et d'un classement au titre de monument historique en 1996..
Contexte géographique
vignette|upright=1.2|Place de l'église, à Parçay-Meslay. L'église, sa sacristie et le presbytère.
L'église Saint-Pierre est située sur la commune de Parçay-Meslay, ville faisant partie du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Plus précisément, l'édifice religieux trouve son emplacement au cœur du centre-bourg de Parçay.
Le bâtiment est encadré par la « rue de la Mairie » au sud-ouest, par l« allée du Bourg » au nord-est, par la « rue Saint-Joseph » au sud-ouest et par l'« allée de l'Orangerie », au sud...
En outre, l'église est implantée sur une place publique (la « place de l'Église »). Cette place est attenante au porche-portail du côté sud et au second portail, disposé sur le côté ouest. Le presbytère rattaché à l'église est disposé parallèlement au sud de l'édifice religieux.
Du côté opposé, au nord, l'édifice dédié à Saint Pierre fait face aux bâtiments de la « Commanderie », un ancien logis seigneurial érigé au cours du ..
L'église Saint-Pierre de Parçay-Meslay est rattachée à la paroisse de « Saint Martin - Saint Vincent en Vouvrillon » , subdivision faisant partie du doyenné de Tours-Nord, circonscription relevant du diocèse de Tours...
Histoire Moyen Âge Une église, antérieure à celle qui se tient actuellement dans le centre-bourg, est érigée à Parçay-Meslay. L'abbatiat de Marmoutier en est le propriétaire. Cette église primitive, une , construit en bois, est pour la première fois mentionné dans un charte datée d', document émis par l'évêque de Tours, d'Archambault de Sully.. L'actuel bâtiment dédié à Saint Pierre est bâti au cours de la seconde moitié du , probablement en lieu et place de l'église primitive. À cette époque, seules une nef et son abside, appareillées de pierre, sont érigées. L'église Saint-Pierre est toujours du ressort de l'abbaye de Marmoutier..
Au cours du , le mur nord de l'église est endommagé par un incendie. Il s'ensuit des travaux de reconstruction de la section incendiée et un nouveau mur est érigé en avant des maçonneries d'origine.
À partir du milieu du , avec la peste noire et la guerre de Cent Ans, qui perdure jusqu'au milieu du , l'église est laissée à l'abandon et n'est plus entretenue. Cette période de délaissement de l'édifice s'étend jusqu'au début du .
Époque moderne Au terme de la période de non-entretien, les moines de abbaye de Marmoutier, le seigneur et les habitants de Parçay-Meslay s'unissent pour réparer et réhabiliter les structures de l'église Saint-Pierre. Les moines de Marmoutier, qui devaient s'occuper de faire réparer le chœur, n'investirent que peu de fonds et cette partie du bâtiment fut dès lors restaurée à minima. Les habitants de Parçay, quant à eux, avaient la charge de réaliser le remaniement la nef. Ils diminuèrent la charpente, rebâtirent le pignon situé du côté ouest et opérèrent un réaménagement complet du mur nord : cette portion de maçonnerie fut démantelée et un nouveau mur fut dressé plus au sud. La façade orientée vers le midi est aménagée d'une nouvelle baie durant le .
Durant la première moitié du , une flèche est érigée à proximité du chœur. Une cloche, placée sous le vocable de saint Anne, y est incorporée et reçoit la bénédiction en date du . L'installation et la bénédiction de la cloche se font sous l'accord préalable de l'archevêque de Tours Louis de Rastignac. Au cours , l'abside est cloisonnée, cette partie du bâtiment devenant ainsi isolée du reste de l'église..
L'année 1769 voit l'érection d'un presbytère. L'année suivante, Montaugé de Villeseptier fait don d'un tableau, lequel est placé au niveau du maître-autel. En 1780, plusieurs travaux sont exécutés au sein de l'église. Ces travaux ont pour objectif de restaurer le carrelage recouvrant le sol du chœur et de remplacer les anciens lambris surplombant la nef. En 1784, le beffroi est adjoint de deux nouvelles cloches : l'une est placée sous l'invocation de saint Pierre et la seconde sous celle de sainte Marie. L'une de ces deux cloches installées en 1784 fait l'objet d'une fonte lors des événements de la Révolution française, en 1793.
Époque contemporaine Guerre franco-prussienne, réfection et aménagement
En 1813, le logis du curé, le presbytère, fait l'objet d'un rachat. Le bâtiment destiné à loger le curé sera ultérieurement restauré dans la seconde moitié du (en 1869 et 1873).
Au cours du , l'architecte en chef des monuments historiques Aymar Pierre Verdier réalise une série de plans et de relevés de mesures de l'église.....
Lors de la guerre franco-allemande de 1870, vers la fin du mois de , des troupes prussiennes, après avoir envahi la ville de Château-Renault le , opèrent une incursion dans la commune de Parçay. Les habitants de Parçay résistent et plusieurs soldats français meurent. Le , une cérémonie commémorant la mort des soldats a lieu au sein de l'église et dans le cimetière.
Crise des inventaires vignette|gauche|Note du commissaire spécial datée du .
Entre 1900 et 1950, six curés se succèdent à Parçay-Meslay : l'abbé Métivier, puis l'abbé Domval, l'abbé Roy, le chanoine Vivien, l'abbé Léon et enfin le chanoine Georges.
En , un inventaire générale du mobilier de l'église est établi par le commissaire spécial chargé de recenser et d'évaluer les biens se trouvant dans l'enceinte de Saint Pierre. L'acte d'inventaire, qui est effectué en application de la loi de séparation des Églises et de l'État adoptée au suscite une forte mobilisation du curé et des paroissiens de Parçay-Meslay.
Métivier, alors curé de la paroisse tourangelle, s'oppose au recensement des biens de l'église, il fait sonner le tocsin et, avec l'aide des habitants, dresse des barricades derrière les entrées de l'édifice. Une première tentative d'inventaire est réalisé le , mais celle-ci échoue. Une deuxième est faite cinq jours après, le . Le préfet d'Indre-et-Loire fait intervenir les gendarmes ainsi qu'un serrurier. Les portes demeurent bloquées. La police intervient à son tour et essaye d'incendier les battants de porte. Au bout de quelques heures les obstacles sont ôtés et le commissaire procède au recensement et à l'estimation des biens immobiliers , mobiliers et les revenus de la fabrique d'église. Métivier se déclare alors propriétaire des statues de saints ornant les murs de la nef. Le curé revendique également la propriété du tabernacle.
Découverte de la fresque médiévale
Dans la première moitié des années 1920, une nouvelle sacristie est construite à l'extérieur du chœur. Pour ce faire, le mur fermant l'abside est détruit. Cette campagne de travaux est conduite sous la houlette de l'abbé Guignard. En 1923 ou 1924, le chanoine Vivien, alors curé de la paroisse de Parçay-Meslay, met en évidence, lors de la reprise des maçonneries et le décapage du badigeon recouvrant la voûte en cul-de-four du chœur, une ancienne fresque romane dont l'exécution est datée du ..
Guignard communique ensuite les résultats de la mise au jour à la Société archéologique de Touraine. Louis-Joseph Yperman, peintre attaché aux monuments historiques. opère quelques travaux visant à conserver l'œuvre médiévale.
En date du de nouvelles cloches reçoivent la bénédiction. Ces pièces ont été données par deux familles originaires de la commune.
Trois ans plus tard, en 1928, l'abside de l'église fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et le , la peinture murale bénéficie d'un classement au titre d'objet des monuments historiques.. La même année, une campagne ayant pour objectif de restaurer la charpente de couverture est entamée.. Durant cette même période, trois vitraux sont incorporés aux murs du chœur.
Dommages de la Seconde Guerre mondiale et mise en valeur de l'édifice
Jusqu'au début des années 1930, un sacristain a tenu l'office des Heures et organisé les célébrations religieuses. L'employé du diocèse de Tours avait également pour tâche de coordonner et d'acheminer les paroissiens jusqu'à leurs places durant les jours de foule.
Au cours de la guerre de 39-45, après l'explosion d'un dépôt de munitions huit des vitraux installés dans la nef sont partiellement détruits. Après la guerre, le , le conseil municipal de Parçay-Melsay décide, par vote à la majorité, de renouveler les vitraux endommagés. En 1951, une partie des verreries sont remplacées par de nouveaux vitraux. Les nouvelles compositions de verre sont conçues dans les ateliers de Villette Monsaingeon, vitrailliste établi à Paris.
À partir de 1978, les femmes cessent d'être séparées des hommes sur les bancs de l'église. La même année, la façade ouest de l'église est aménagée d'un nouveau portail.
Par arrêté ministériel du , l'église est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Deux ans plus tard, le , l'abside bénéficie d'un classement au titre de monument historique. Une campagne de restauration de la fresque, assurée par Élisabeth Evangelisti, une conservatrice et restauratrice de peintures murales, est réalisée en 1996 et 1997.
Liste des curés La liste suivante, non exhaustive, a pour objectif de recenser les curés qui se sont succédé à la tête de la paroisse parcillonne entre 1672 et 1882 :
11672-Henri Serré21749-Robert31750-François Hardouin41768-Joachim Mermier51786-François-Louis Petit 71790-Gatien Balléchoux (curé constitutionnel à partir de 1793)81824-Morisseau 91836-Leroy 1018701875Philibert111875-Paul Choisnard
Architecture et description vignette|upright=1.3|Vue de l'église du côté sud-est avec son abside et sa sacristie, le presbytère sur la gauche. vignette|gauche|upright=0.8|Façade à pignon et portail ouest. Initialement, après sa construction, au , l'église se développait sur une longueur totale d'environ . Avec les travaux de reprise du mur nord et l'élévation, en retrait, d'une nouvelle maçonnerie, au , la longueur du bâtiment a été diminuée d', tandis que sa hauteur a perdu . Le mur de la face nord, repris lors de travaux de reconstruction, confère à l'ensemble une sensible asymétrie. Dans sa première phase, aux , l'église était éclairée par trois baies sur le côté nord, trois sur le côté sud et une sur le côté sud. Avant la construction de la sacristie, au début du , l'édifice s'étendait sur une surface totale de trois ares et quinze centiares, autrement dit, .
L'ensemble des charges l'édifice sont contenues par dix contreforts, dont quatre répartis à chaque angle, trois disposés du côté nord et trois placés sur le côté sud. La contreforts angulaires affectent la forme d'un éperon, tandis que les contreforts latéraux présentent un plan carrée.