Remco Evenepoel, né le à Alost (province de Flandre-Orientale), est un coureur cycliste belge, membre de l'équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe. Il pratique de 5 à 17 ans le football (principalement au RSC Anderlecht et au PSV Eindhoven), et est sélectionné plusieurs fois dans les équipes nationales belges. Reconverti dans le cyclisme en 2017, il devient dès ses débuts le grand espoir du cyclisme belge. Il remporte en 2018, dès sa seconde année sportive, les championnats du monde, d'Europe et de Belgique pour la catégorie Juniors à la fois pour le contre-la-montre et la course en ligne, soit les six titres possibles. Il fait ses débuts professionnels en 2019, à l'âge de 19 ans. Il remporte notamment la Classique de Saint-Sébastien en 2019, 2022, 2023 et 2026, le championnat d'Europe du contre-la-montre en 2019 et 2025, ainsi que plusieurs courses à étapes dont le Tour de Pologne en 2020, le Tour de Belgique en 2019 et en 2021 et le Tour du Danemark en 2021. En 2022, il gagne son premier Monument, Liège-Bastogne-Liège, puis le Tour d'Espagne avant de devenir champion du monde sur route. Il s'impose de nouveau sur Liège-Bastogne-Liège la saison suivante, avant de remporter le titre de champion du monde du contre-la-montre.
Il devient le premier double champion olympique du contre-la-montre et de la course en ligne aux Jeux olympiques d'été 2024 à Paris, puis il conserve son titre de champion du monde du contre-la-montre quelques semaines plus tard. En 2025 et 2026, il remporte à nouveau le championnat du monde du contre-la-montre.
Biographie Remco Evenepoel est le fils unique de Patrick Evenepoel, lui-même coureur cycliste professionnel de 1992 à 1994, et d'Agna Van Eeckhout.
Football Remco Evenepoel commence sa carrière de footballeur à l'âge de cinq ans au RSC Anderlecht. Entre onze et quatorze ans, il joue trois saisons au poste de milieu défensif avec le PSV Eindhoven, après quoi il revient à Anderlecht. En 2014 et 2015, Evenepoel joue un total de quatre matchs avec la sélection nationale belge U15. En 2015 et 2016, il joue cinq matches avec la sélection U16, dont il porte le brassard de capitaine. En 2016, il finit treizième du semi-marathon de Bruxelles en à 16 ans et 9 mois.
Après avoir dû rester plusieurs fois sur le banc des remplaçants à Anderlecht, il rejoint le KV Malines début 2017. Las, il arrête sa carrière de footballeur quatre mois plus tard..
Cyclisme Carrière en junior
2017, les débuts en cyclisme à 17 ans : premières victoires en juillet Le , il fait ses débuts dans le cyclisme, sport dans lequel son père Patrick Evenepoel était professionnel de 1992 à 1994 (vainqueur notamment du Grand Prix de Wallonie en 1993). Lors de sa première course avec les juniors (moins de ) à Léau (Zoutleeuw), il termine . Pour pouvoir performer en cyclisme, il commence à perdre plusieurs kilos qui le rendent plus affûté. Trois mois plus tard, le , il remporte la première victoire de sa carrière sur la course Bollebeek-Asse dans la province du Brabant flamand où il a grandi. Il gagne avec quelques dizaines de mètres d'avance sur ses poursuivants après avoir dynamité tout le final de l’épreuve avec Thibaut Ponsaerts, alors considéré comme l’un des meilleurs coureurs de la catégorie. Le , il remporte en solitaire avec une avance de 48 secondes la troisième étape de la Bizkaiko Itzulia entre Karrantza et les Cuevas de Pozolagua () au Pays basque. et se classe deuxième du classement général derrière Ben Healy et devant Oier Lazkano. Quatre semaines plus tard, le , il gagne la deuxième étape B d'Aubel-Thimister-La Gleize longue de à Thimister en solitaire avec 24 secondes d'avance sur ses premiers poursuivants. Il termine la saison 2017 avec dont La Philippe Gilbert Juniors et la Route des Géants (devant Ilan Van Wilder), deux courses vallonnées du calendrier international. À la fin de la saison, il est sélectionné pour le championnat du monde à Bergen, en Norvège, mais doit abandonner après trois chutes.
2018 : six titres : mondiaux, européens et nationaux pour les courses en ligne et contre-la-montre thumb|left|Remco Evenepoel aux championnats du monde juniors du contre-la-montre en septembre 2018. Dans sa deuxième saison avec les juniors, il commence avec une victoire dans le championnat de club à Rumst. Il remporte ensuite Kuurne-Bruxelles-Kuurne juniors et la Guido Reybrouck Classic, puis le championnat de Belgique du contre-la-montre juniors début mai. Ce jour-là, il roule huit secondes plus vite que le champion de Belgique espoirs (moins de ). Une semaine plus tard, après deux victoires d'étapes, il gagne le général de la Course de la Paix juniors, l'une des courses par étapes les plus difficiles et prestigieuses du calendrier des juniors. Fin mai, il remporte une étape et le classement final du Trophée Centre Morbihan et devient champion de Belgique sur route juniors.
En , il devient champion d'Europe du contre-la-montre juniors. Il gagne devant son compatriote Ilan Van Wilder et l'Italien Antonio Tiberi. Dans la catégorie espoirs, seul Edoardo Affini réalise un meilleur temps que lui. Dans la course en ligne, deux jours plus tard, Evenepoel attaque à 100 kilomètres de l'arrivée et gagne avec une avance de près de dix minutes sur le Suisse Alexandre Balmer. C'est également la première fois qu'un coureur réalise le doublé course en ligne et contre-la-montre dans cette catégorie. Trois jours plus tard, il signe un contrat de deux ans avec l'équipe World Tour belge Quick-Step Floors. En septembre, il devient champion du monde du contre-la-montre juniors avec une minute vingt-trois d'avance sur son dauphin Lucas Plapp. Dans la course en ligne, deux jours plus tard, après être revenu d'une chute en début de course, Evenepoel attaque à 38 kilomètres de l'arrivée et gagne avec plus d'une minute d'avance sur ses opposants. Il devient le premier coureur à obtenir le doublé course en ligne et contre-la-montre dans cette catégorie tant en championnat d'Europe qu'au championnat du monde. En octobre, il gagne le Chrono des Nations juniors, sa dernière course avant de passer professionnel avec Deceuninck-Quick-Step en 2019 dominates at junior men's Chrono des Nations. Ses résultats de 2018 en juniors sont exceptionnels : 5 classements généraux gagnés sur 5 courses à étapes courues, 9 courses d'un jour gagnées sur 12 participations et 9 victoires d'étapes sur 19 courues, soit 23 victoires sur 36 possibles selon procyclingstats.comhttps://www.procyclingstats.com/rider/remco-evenepoel/2018 dont les six maillots mondiaux, européens et nationaux aussi bien pour les courses en ligne que pour les contre-la-montre, ce qui n'avait jamais été réalisé. En 2019, il ne roulera donc pas dans la catégorie espoirs et rejoint directement le peloton des professionnels à l'âge de 19 ans.
Carrière professionnelle chez Quick-Step (2019-2025) 2019 : titre européen et médaille mondiale clm, succès sur la Classique de Saint-Sébastien vignette|284x284px|Victoire sur la Classique de Saint-Sébastien La première course professionnelle à son programme est le Tour de San Juan, où, lors du contre-la-montre, il obtient la troisième place, et termine à la neuvième place et meilleur jeuneL'analyse de Remco Evenepoel après sa première semaine chez les pros. Durant l'UAE Tour, sa première course World Tour, il chute et abandonne lors de la troisième étape, après s'être classé quinzième de l'étape reine à Jebel Hafeet. Sur le Tour de Turquie, il prend la quatrième place de l'étape reine et du général. En juin, lors de la manche des Hammer Series ayant lieu au Limbourg, il guide son équipe vers la victoire dans le Hammer Climb.
Il remporte la semaine suivante sa première victoire professionnelle le à Zottegem lors de la deuxième étape du Tour de Belgique dont il gagne le classement final devant Victor Campenaerts et Tim Wellens. Troisième du championnat de Belgique de contre-la-montre derrière Wout van Aert et Yves Lampaert, il est, le dimanche suivant, le grand animateur de la course en ligne du championnat de Belgique sur route à Gand. Il reprend la compétition lors de l'Adriatica Ionica Race. Échappé lors de l'étape reine, il s'impose le lendemain après s'être extirpé du peloton dans les vingt derniers kilomètres.
Le , il participe à sa première classique, la Classique de Saint-Sébastien. Il prend part à cette course pour aider Julian Alaphilippe, tenant du titre, mais ce dernier abandonne en course. Evenepoel peut donc jouer sa carte personnelle. Il est distancé par les favoris à 38 kilomètres de l'arrivée mais parvient à revenir quelques kilomètres plus tard. Parti en tête à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée avec le Letton Toms Skujiņš, il distance son compagnon d'échappée dans la dernière ascension et s'impose en solitaire, devançant son compatriote Greg Van Avermaet de 38 secondes et devenant à 19 ans et 7 mois le plus jeune vainqueur d'une course World Tour.
Le double champion d'Europe du contre-la-montre et tenant du titre Victor Campenaerts déclare forfait, Evenepoel le remplace et devient, le , champion d'Europe du contre-la-montre sur route élite à Alkmaar. Il dédie cette victoire à son compatriote Bjorg Lambrecht, décédé quelques jours plus tôt au Tour de Pologne, ainsi qu'à son équipier Stef Loos, mort dans une collision en mars. Le , il devient à 19 ans le plus jeune médaillé de ces championnats en étant vice-champion du monde du contre-la-montre derrière l'Australien Rohan Dennis, tenant du titre. En décembre, il est élu sportif belge de l'année.
2020 : quatre courses à étapes avant une lourde blessure Ayant gardé de bons souvenirs de son Tour de San Juan 2019, il réitère le choix d'y commencer sa saison pour sa deuxième année chez les professionnels. Pris lors de la première étape dans une chute causée par un spectateur à 3,5 kilomètres de la ligne d'arrivée, le jury des commissaires décide finalement de classer les coureurs impliqués dans le même temps que le vainqueur du jour, Rudy Barbier. Cela lui permet de revêtir le maillot de leader du classement général à la suite de la troisième étape et de son large succès lors du contre-la-montre, devançant de plus de 30 secondes Filippo Ganna, deuxième. Lors de la cinquième étape qui se termine par un col, Remco est piégé dans une bordure. Il reprend sa place dans le groupe des favoris au début du col et se classe cinquième de l'étape, conservant ainsi sa première place au classement général. Deux jours plus tard, il remporte ainsi le Tour de San Juan. Le , il remporte l'étape reine du Tour de l'Algarve devant Maximilian Schachmann et Dan Martin et prend la tête du classement général par la même occasion. Trois jours plus tard, il remporte la course grâce à une victoire lors du contre-la-montre final, avec 10 secondes d'avance sur le champion du monde en titre Rohan Dennis.
À la suite de la pandémie de Covid-19, il reprend sa saison le lors du Tour de Burgos. Grâce à une accélération à deux kilomètres de l'arrivée, laissant sur place George Bennett, Mikel Landa et Esteban Chaves, habitués des arrivées en altitude, il s'impose au sommet du Picon Blanco lors de la troisième étape et prend la tête du classement général, qu'il conserve jusqu'au bout. Le , il gagne la quatrième étape du Tour de Pologne et prend le maillot de leader de l'épreuve en surclassant ses adversaires après une échappée solitaire d'une cinquantaine de kilomètres. Il coupe la ligne d'arrivée à Bukowina Tatrzańska avec près de deux minutes d'avance sur son plus proche poursuivant, Jakob Fuglsang, en brandissant le dossard de son coéquipier Fabio Jakobsen, victime d'une lourde chute lors du sprint de la première étape. Il remporte le Tour le lendemain à l'issue de l'étape finale remportée par son coéquipier Davide Ballerini. Il comptabilise ainsi sa neuvième victoire de la saison, sa quatrième course par étapes de l'année en autant de participations et sa première course par étapes sur le World Tour.